( 21 août, 2010 )

L’amour sous les étoiles

souslestoiles.jpgAvant la fin de la belle saison, je vous propose une page rafraîchissante, qui
est extraite d’un essai ‘Traces d’Avenir’, auto-publié en 2009 et presqu’épuisé

A la belle saison, je recommande à chacune et chacun d’oser faire l’amour en plein air, ‘sous les étoiles’… ou plus chaudement sous l’étoile soleil. C’est beau.

Je dédie cette page au souvenir que j’ai d’une certaine Johanna, poète. Elle sortait de prison et nous ne nous étions jamais vu : simplement échangé une belle correspondance pendant ses quelques pénibles mois ‘à l’ombre’. Enfin libre, elle vint me voir et, puisque nous nous plaisions beaucoup, elle voulu rompre sa solitude sexuelle avec moi, ‘à condition que ce soit sous les étoiles dont j’ai tant rêvé entre mes quatre murs’ dit-elle. Ce fut fait, mais plutôt mal que bien pour ma part : Johanna préférait le spectacle céleste à mon sexe. On en resta là, amis…

Bien avant, c’est sous les étoiles – cachées par les feuillages, car c’était en forêt – que j’ai ‘perdu mon pucelage’ : nous sortions d’une ‘boîte de nuit’. La très belle inconnue – de dix ans mon aînée, et j’avais 18 ans – s’avisa que mon grand foulard ferait office de drap à étendre sur la mousse. Cela se passa vite et bien, mais sans lendemain, sinon que mon foulard était perdu… ainsi que la belle très volage !

C’est sous ‘la bonne étoile’ du grand soleil, cette fois, que se placent d’autres anecdotes bizarres. La dernière en date se passe sur une plage de nudistes. Je réchauffais de mon corps sec celui de ma compagne après son bain : quoi de plus gentil ? Mais cela nous donna vite désirs d’amour. Et, en plein acte sexuel, nous fûmes interrompus par d’autres nudistes… ‘choqués’ ! Ma compagne fut la plus virulente à les injurier ‘d’aller se rhabiller chez les hypocrites curés’…

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( 20 août, 2010 )

La liberté dans la misère

libertmisre.jpg« Je continue de croire que ce monde n’a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c’est l’homme, parce qu’il est le seul être à exiger d’en avoir. »
Albert Camus – Lettres à un ami allemand

Sur un plan politique, Nicolas Sarkozy est en passe de réussir l’impensable : faire de la France, terre d’accueil, une contrée hostile pour qui aurait envie d’y vivre. Y compris pour les habitants de « souche ». Quel joli terme que voilà. De souche !

En se moment, niveau souche, ça déracine à tour de bras. Les bons d’un côté, les mauvais plus loin. Beaucoup plus loin !

Incapable de régler les problèmes économiques du pays – n’ayons pas peur des redondances ! -, incapable d’être le président digne de sa fonction, cherchant à se maintenir au pouvoir au-delà de 2012, il sombre dans une stratégie de bas étage avec le cynisme d’un vulgaire et dangereux opportuniste.

Rastignac au rabais, c’est avec bassesse qu’il instaure dans le pays un climat qui rappelle à certains égards la tactique chère aux factions extrémistes d’avant la Seconde guerre mondiale. Que cela heurte ou non les esprits pusillanimes, nous sommes bel et bien en train de plonger dans le chaos idéologique le plus absolu. La République est menacée. Les citoyens sont pris en otage.

La France perd son âme. Nombreux sont les amis qui, écœurés, ont envie de la quitter. De déserter ce désert dans lequel la pensée libre n’a de libre que le nom. Celui qui l’exprime ne palpe plus que l’illusion qu’il s’est fabriquée.

Une France qu’on a envie de quitter parce que l’air qu’on y respire est insalubre et que celui qu’on nous propose on va le chercher au milieu des égouts. Notre société est malade et comme remède, on lui propose l’asservissement à sa pathologie en augmentant la dose d’antidépresseurs !

- Tenez, prenez ça, cela vous aidera à tenir. Nous avons là un cas de maladie dégénérative ! Faut être patient.

Plus on s’apitoie sur la pathologie, moins on se concentre sur ce qui est essentiel pour tous : vivre sainement. Sans continuellement suspecter son semblable d’être un délinquant, un criminel.

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( 19 août, 2010 )

Une ruminance citadine

courbet.jpgJe ne suis pas paysan et j’ignore s’il en existe un seul parmi les rédacteurs et lecteurs de Ruminances, au nom si bovin. Mais, citadin, je suis bien sûr et comme nous tous en contact avec le monde paysan. Au moins en tant que poète et photographe (ah le tournesol érotiquement ouvert, ah le petit piaf qui de son minuscule poids fait fléchir la tige de blé, pour pouvoir y piquer du grain !). Plus encore par quelque vécu à la campagne, dès l’enfance, avec tuerie du cochon et autres joyeusetés : les meilleures étaient, disons, bergères…

Je viens d’entendre (plus qu’écouter) une émission radio, dont José Bové était intervenant. A la réponse d’un auditeur, il rappelait (je ne sais plus les chiffres exacts) qu’une infime minorité de paysans du monde (du Texas à l’Ukraine en passant par la Beauce, etc.) pratiquait une agriculture ‘industrielle’ super-intensive (blé, maïs, soja, etc.), avec une étroite dépendance au pétrole (des engrais aux machines) et aux bourses : bref des hommes d’affaire. A l’autre bout, l’énorme majorité des (vrais) paysans travaillent depuis des dizaines de siècles le sol avec des outils à main (houx, etc.) ou, pour les plus ‘chics’, avec traction animale de charrues (etc.) par ânes, bœufs, chevaux, chameaux… et – dans le pire des cas – esclaves.

Le débat était censé être centré sur nos petits sous de consommateurs, entre producteurs et distributeurs : lait, viande, céréales, légumes… on en veut au moindre coût et à la meilleure qualité, nous les citadins, bien sûr. Et on veut bien – on est gentils ! – que les (vrais) paysans soient heureux de bien vivre de leurs efforts (notamment vers l’agriculture bio) alors que les gros industriels et distributeurs, ces vilains, raflent la mise, en bons capitalistes qu’ils sont…

Ce n’était donc qu’une énième émission sur ce thème récurrent. Mais il y eut l’échappée de José Bové, vers ‘le vrai monde’. En très gros (j’ai pas noté), sur 6 milliards d’humains, moins de la moitié sont campagnards (paysans et artisans) pour nourrir plus que l’autre moitié, citadine. Ce qui était impensable il y a à peine 50 ans…

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( 19 août, 2010 )

La dernière drague

martineprudhomder.jpgC’est pas pour dire, il y a quand même des touristes plus cons que nature dans nos parages ! J’espère que cette histoire va vous faire sourire en ces temps pénibles.

Fin d’après-midi. Jour morose en dedans. Ensoleillé au dehors . Je sors  les chiennes, la corvée quand on se sent lamentable. Encore une journée à guetter une étincelle de joie dans le charabia médiatique – à faire et refaire le monde dans sa tête.

Sortir les chiennes, fermer la maison, attendre le bon vouloir de Peï pour la faire monter dans la voiture – sortir du qeureu sans égratigner les voitures des voisins. Attendre un trou dans les files de véhicules  et enquiller la route de l’étang :  calcule ma vieille, çà doit passer !

Mais quelle idée m’a prise de descendre derrière cette foutue église (pas mal en fait l’église XII° à première vue, aux abords fleuris et bien entretenus. Mais elle est tout en pente, avec des marches  – il me faudra remonter. Dur de remonter avec une seule nageoire, je rame (j’ai oublié l’autre quelque part la semaine dernière).

J’ai l’impression d’être une petite baleine tentant de regagner le large. Je souffle autant.

Peu ou prou de pékins à l’horizon, les « filles » vaquent à leurs affaires et je vise le couvercle du sarcophage qui va me servir de siège. Loupé ! Un couillon apparu sur ma droite (côté nul de ma vision) veut caresser la grande et m’engage derechef en conversation sur les canidés.

Polie, j’opine du bonnet et de la voix : hum ! hum ! … ouiiii … Avec force hochements de tête et sourire en coin. L’est grand, cet apôtre, il se drape les épaules avec un grand truc en velours blanc – en velours !

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( 18 août, 2010 )

Insurrection

insurr10.jpgCitoyennes, citoyens,

Au nom du non-comité du salut Public, devant les turpitudes du Pouvoir, devant le mépris en lequel il tient l’expression de la volonté du Peuple par les urnes, devant les options catastrophiques pour l’égalité entre tous devant la loi, l’éducation, le travail, la santé, pour la liberté, et toutes les libertés qui en découlent, d’expression, de réunion, de pensée même, devant sa volonté de détruire toute solidarité au niveau des retraites ou de la Sécurité Sociale, devant les choix ignobles de politique étrangère qui l’ont caractérisé, le peuple n’a plus pour solution que de faire entendre sa voix dans la rue.

Les centrales syndicales n’étant que des moyens de canaliser le peuple au bénéfice du Pouvoir, il sera nécessaire de se mobiliser spontanément, et de coordonner nationalement les actions hors tout cadre officiel.

Le Pouvoir tente de préparer dès à présent l’opinion publique, par des manipulations au niveau des sondages, et de tous les médias, afin de gagner à nouveau les élections de 2012. Il va falloir le contrer, en allant imposer la volonté du Peuple dans la rue avant cette échéance-là. Le plus tôt sera le mieux, tant il va se préparer et s’arc-bouter de plus en plus en vue de l’échéance.

Partout, dès à présent, les citoyens sont invités à se concerter, afin de prendre en main leur destin. Les cafés de discussion seront un moyen parmi d’autres susceptibles d’initier le mouvement. Les blogs pourront utilement apporter un élément de coordination de ces initiatives locales, le plus nombreuses possibles. Le peuple souverain doit, veut, reprendre la main sur son destin : c’est vital pour nous tous, c’est vital pour les pays qui, jusqu’à une période proche, ont pris exemple sur notre détermination et nos idées.

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