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Yasmina Khadra – L’olympe des infortunes

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Yasmina Khadra - L'olympe des infortunes dans Politique olympe

Il m’a fallu attendre que les « critiques littéraires professionnels et amateurs » aient déversé qui leur fiel, qui leurs louanges sur le dernier livre de Yasmina Khadra – L’Olympe des Infortunes – pour vous en donner mon modeste avis.

En effet, on attendait de Khadra qu’il nous raconte une histoire d’arabes, puisqu’il est arabe, on l’a catégorisé, à chacun sa boite, à chacun sa spécialité … en dehors de tout préjugé bien sûr ! Hors Khadra est un écrivain-vrai, et rompant avec les clivages xénophobes à la mode il nous parle de nous, tous, de nos miséreux, nos clodos, nos réprouvés, ces fracassés de la vie que la société rejette et qui ont « le front » de renier cette même société. Ils n’ont pas de race, pas de pays, pas de drapeau, pas d’hymne. ILS SONT LES HORR ! Voyez cette similitude phonique : HORR et ROM ? – des HOMMES LIBRES !

Dire qu’ils n’ont pas de pays ? C’est faux, ils sont là où la ville les a rejetés, entre un dépôt d’ordures, un terrain vague et une plage sur la mer ! . « Acheter ? c’est pas dans nos habitudes. C’est une hérésie, un acte contre nature … »(…) « C’est quoi la vraie liberté Junior ? » demande Ach le Borgne, « La vraie liberté est de ne rien devoir à personne », « Et la vraie richesse ? », « La vraie richesse est de ne rien attendre des autres » répond Junior. Toute leur philosophie est là.

Ils sont toute une bande, une femme, Mamma qui trimballe dans une brouette son fils ( ou son frère, ou son mari, on ne sait plus) qui est tout le temps soûl, la bande du Pacha et son giton Pipo, Dib le jaloux de Pipo, Négus qui a la fibre militaire et passe sont temps à faire défiler au pas le moindre quidam ou chien galeux qui passe, Junior le simplet et son mentor Ach le Borgne qui joue du banjo et fait chanter la lune. Drôles, cocasses, tendres, libidineux lorsqu’ils « matent » Mamma à sa toilette…

Tout ce monde vit sur et par la décharge et vilipende « la ville sans âme et sans fraternité » alors qu’ici « lorsque la mer est agitée, pour les gens de la ville il fait mauvais temps, pour un Horr, la mer est en fête. Et pendant que les gens de la ville s’enferment chez eux, nous surplombons la falaise et nous assistons aux noces des flots en nous taisant (…) un Horr décèle de la musique dans chaque fracas. C’est çà notre privilège ! Dans ce lieu de non-sens la vie s’écoule lentement au cœur de cette cour des miracles ou chacun cherche à donner raison à sa vie. De temps à autre des gens venus d’ailleurs apparaissent et s’en repartent, vagues de chiffonniers en quête de « trouvailles », d’autres disparaissent ou meurent. Monde toujours en discussion, toujours en mouvement.

Mais ce ne peut rester statique avec Khadra, il est conteur, poète, écrivain et il rompt avec le scénario sans changer de style, il fait arriver un certain Ben Adam, homme de grande stature à la robe immaculée et au verbe de miel qui vient tenter de sauver de la déchéance toute cette petite bande « je ne suis pas venu en ennemi, je suis venu vous dire que l’échec relève de la mort et que tant que l’on est en vie on a le droit de rebondir ». Junior est subjugué, Ach furieux « charlatan, semeur de zizanie, gourou, charmeur de nigauds, détrousseur de simplets, détourneur d’amis ! », c’est la suprême injure dans la bouche de Ach, qui, malgré tout, écoute et réfléchit, change d’opinion sur ses voisins… Comment ? Pourquoi ?

S’en suivent toute une série d’évènements, de dialogues savoureux et saugrenus, sur tout , la vie quoi ! Junior partira, Ach ira au bout de son désespoir, Junior l’attend…

Concernant les réprouvés, les exilés de la civilisation, Khadra dit que « les lois relèvent plus de la répression que de l’intelligence , c’est parce que les clochards ont été blessés qu’ils renoncent et tournent le dos à la société, devant l’hypocrisie humaine ils rejettent la ville et vivent de ses détritus ». Son héros est Steinbeck, le débat d’identité n’a plus de place dans une nation mais la citoyenneté, oui. Pour lui, la liberté n’a jamais existé, ce n’est qu’un phantasme. On peut s’en poser la question.

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25 Commentaires

  1. remi begouen

    9 septembre, 2010 à 3:36

    Compte rendu brillant d’un livre qui semble fascinant de force vitale, de poésie. Je vais le lire, merci de l’invite… en attendant, je vais essayer de retourner dormir, de me rêver Horr…

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  2. babelouest

    9 septembre, 2010 à 5:41

    Intéressant, ce concept des réprouvés que le sort a rendus libres, et que subjuguent d’autres humains. Belle description, La Pecnaude !

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  3. b.mode

    9 septembre, 2010 à 6:15

    La liberté, c’est toujours la liberté de l’autre.disait Rosa Luxembourg. Joli récit la meuf ;)

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  4. Laetsgo

    9 septembre, 2010 à 7:47

    Joli, Lapecaude ! Bel exemple de la société qu’on a construite : ne rien devoir, ne rien attendre…individualisme triomphant mais pas celui de la petite bande dont tu relates le récit, celui de notre monde qui les a rejetés…

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  5. lediazec

    9 septembre, 2010 à 7:49

    Décidément, j’adore tes chroniques littéraires lapecnaude. Comme Rémi, moi aussi, je vais me procurer le bouquin.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  6. Anne de Mars

    9 septembre, 2010 à 8:52

    Vive Yasmina KHADRA ! Courageux et rage au coeur, il nous trimballe à travers son oeuvre dans une humanité confrontée à sa propre violence et met en lumière les refuznik de tout poil, j’adoooore !

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  7. clomani

    9 septembre, 2010 à 8:57

    Ca donne envie, en effet… je vais le noter sur ma prochaine liste ;o).
    Et je voudrais enchaîner sur ce qu’écrit Babel : « ce concept des réprouvés que le sort a rendus libres » : je crois que les êtres libres sont justement ceux qui ne possèdent rien, dans le sens « décroissance ».
    Et lorsqu’on a cette liberté, on peut en profiter pour inverser la vapeur et se débarrasser de ceux qui écrasent, tout en haut de la pyramide.

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  8. lapecnaude

    9 septembre, 2010 à 10:40

    Contente de vous avoir vanté « enfin » un livre que vous n’avez pas lu, mes Maîtres ! Je n’oublie pas que Khadra est un bédouin de tradition orale, et c’est ainsi qu’il poétise et philosophe, je n’oublie pas non plus par où il est passé (36 ans d’armée et à un poste très très difficile), il lui a fallu une force d’âme énorme pour s’en sortir intact tout en protégeant sa famille, mais il avait cette envie d’écrire, comme un bédouin de s’arrêter et de conter …
    Dans tous ses livres on retrouve l’amour, non pas de son pays en tant que nation, mais de sa terre, autant des déserts que des vergers d’amandiers ou d’orangers. Un Horr …

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  9. Fifi d'Ardèche

    9 septembre, 2010 à 13:54

    Bravo! Après ton récit, j’ai très envie de le lire!
    J’ai l’impression qu’ici, nous sommes tous des « HORR »…

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  10. Nour

    13 septembre, 2010 à 1:37

    bizarre que vous avez aimé ce roman. Il est le plus mauvais de Yasmina depuis le tout premier (j’ai tout lu de lui) j’aime moins Ce que le jour doit à la nuit ». Après Le seigneur des agneaux, Les Hirondelles de Kaboul, c’est la dégringolade pour moi, après les plagiats avérés aussi.

    Les deux derniers romans de Yasmina sont techniquement bien écrits, pas plus, il manque la romance, les mots qui vous traversent, pas d’émotions, ni de frémissement. C’est raté pour moi.

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  11. Nour

    13 septembre, 2010 à 1:45

    truc à corriger

    que vous ayez aimé ce livre (et non pas que vous avez)

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  12. lapecnaude

    13 septembre, 2010 à 2:41

    Voilà ce que j’avais dit, Khadra est arabe et on attend de lui qu’il écrive des histoires d’arabes, on le « classe » … Dans ce roman il a voulu parler des hommes qui malgré le rejet de la société dont ils sont victimes se sentent « libres », ils existent. D’accord le passage de « ben Adam » ne colle pas vraiment, mais peut s’expliquer par son sentiment intime que rien n’est perdu dans l’homme, qu’il reste pecfectible. Pourquoi y mèler une phantasmagorie ? C’est un poête, un peu dans la tradition des conteurs d’autrefois, il ne faut pas oublier qu’il est issu d’un peuple de tradition orale.
    Le seigneur des anneaux n’est pas de lui, mais les agneaux du seigneur oui.

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  13. Nour

    13 septembre, 2010 à 23:23

    le problème n’est pas dans la tradition orale plutôt dans les techniques d’écriture, les agneaux du seigneur (rectif donc) se passent en Algérie, certes, les Hirondelles de Kaboul en Afghanistan, ce pays n’est pas un pays arabe, donc, dire que l’on attend qu’il écrive des trucs d’arabe, ne colle pas. l’universalité n’est pas dans le thème choisi, Amin Maalouf a fait la démonstration qu’un arabe peut s’amuser avec l’histoire, les personnages à sa guise, tout en restant dans une même thématique et traverser les frontières.
    Ce n’est pas le thème lui même qui interpelle, plutôt l’écriture, et on aime ou on aime pas Yasmina Khadra, c’est au choix. Pour moi, son style est froid, sans aucune fébrilité émotionnelle. Je lui préfère de loin son compatriote Anouar Benmalek qui a su aussi traverser les frontières sans pour autant rester dans des trucs arabes.

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  14. lapecnaude

    14 septembre, 2010 à 18:31

    @Nour – je ne connais pas Anouar Benmalek, je rectifie mon propos en le nuançant parce que pour la plupart des gens arabe = musulman, la méconnaissance est commune.
    L’éciture de Khadra manque d’émotion dites vous, je ne le pense pas ou alors je pense comme lui, il a été contraint toute sa vie par un « devoir de réserve » tant dans dans son activité ordinaire que dans sa répercussion sur ses écrits. Difficile de dire TOUT dans ce cas. Dans ce roman Khadra parle aussi bien pour les plus pauvres de son pays (et il y en a) que d’ailleurs. Quand on est au fond des fonds de la msère quelle romance, quelle émotion doit vous saisir hormi une immense colère qu’il s’est interdite ?
    C’est un constat, une image, comme s’il disait voilà l’avenir qui nous attend si l’on continue à vivre ainsi.

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  15. Fethia

    19 septembre, 2010 à 12:12

    Yasmina Khadra par-ci, Yasmina Khadra par-là…

    Et le vrai visage de Yasmina Khadra, vous n’en parlez pas ?

    « Courage », pour vous ? Plutôt de la lâcheté, oui. De la lâcheté, de l’escroquerie, et des mensonges en veux-tu en voilà. Il ment comme il respire, et ça lui importe peu d’être contredit par un article où il disait précisément le contraire de ce qu’il affirme.

    Regardez cette vidéo (vues 58000 fois), que lui a demandé le psychanalyste ? Pas grand chose, sinon de dire deux mots, deux mots sur les écrivains algériens emprisonnés, censurés, muselés et humiliés.

    Que répond Khadra ? Etonnement(!), langue de bois, puis changement de sujet et sombre dans la mégalomanie la plus grotesque.

    Lisez le texte qui accompagne la vidéo, il explique tout.
    Et selon les commentaires, le psy ne savait encore rien des plagiats, puisque la vidéo date d’avant ses articles sur les plagiats de Khadra.

    Au responsable de ce blog : les intellectuels algériens vraiment courageux, qui défendent la liberté de la presse au maghreb, ils agissent dans l’ombre, et il y en a plein. Ecoutez ce que ose répondre Yasmina Khadra à Karim Sarroub, c’est une véritable honte d’entendre ses réponses-là (Khadra ignore qu’il était filmé), de défendre l’armée algérienne et de dire à des intellectuels ce qu’il se permets de dire, lui l’ami du président algériens et des généraux.

    J’ai entendu parler qu’il y avait de l’amour et de la fraternité dans les romans de Yasmina Khadra. Foutaise. La vraie fraternité, le vrai pardon sans calcul ni rien, c’est dans les livres du psychanalyste où il est question d’un petit Mohamed (algérien) qui a pour projet de créer une association humanitaire pour rapatrier tous les harkis, tous les juifs et tous les pieds-noirs, pour sauver l’Algérie !

    Racaille :

    Violent, drôle et cru, Racaille est un roman traversé par une rage de vivre.

    http://www.lepost.fr/article/2008/10/03/1279209_racaille-de-karim-sarroub-par-hugo-marsan.html

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  16. Fethia

    19 septembre, 2010 à 12:24

    Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris
    http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/29/ce-que-yasmina-khadra-doit-a-youcef-dris/

    Ce que Yasmina Khadra doit à Tahar Ouettar
    http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2010/04/10/ce-que-yasmina-khadra-doit-a-tahar-wattar/

    Ma soeur est tellement choquée qu’elle a préféré ne pas lire les articles et ne pas croire aux plagiats

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  17. lapecnaude

    19 septembre, 2010 à 18:37

    à Fethia : – Il me semble que mon commentaire porte sur UN libre  » L’Olympe des Infortunes » …

    Les plagiats que vous dénoncez si véhétement, s’intéressent à d’autres romans, Ce que le jour doit à la nuit », livre qui ne m’a, je dois vous l’avouer, pas laissé un souvenir impérissable.

    Pour aller vite, je suis allée sur cet article concernant Youcef Dris (que je n’ai pas lu, mes compétences en littérature contemporaine algérienne n’étant pas tès étendues hélas !) J’ai été assez étonnée du lexique qu’il avait réalisé (il concernait uniquement le 1er livre cité). On se rend compte immédiatement de l’animosité que l’auteur a envers Khadra.

    VOUS N’AVEZ PAS REFERENCE VOTRE VIDEO … mettez la s’il vous plait.

    Je ne suis qu’une petite lectrice lamda et n’ai pu jusqu’à présent savoir s’il y a des écrivains tourmentés en Algérie, ces informations restent peut-être circonscrites à votre cercle -éditeurs-critiques-écrivains parisiens, mais certainement pas dans nos campagnes. Il serait intéressant, toutes polémiques littéraires exclues, d’avoir vos avis sur les sujets politiques que vous évoquéez. Peut-être que cela ouvrirait l’esprit de certains (je l’espère).

    Je vais sans tarder me procurer le livre que vous recommandez, et soutenez votre soeur, dites lui que LA VERITE, RIEN QUE LA VERITE, cela fait du bien parfois.

    Répondre

  18. Fouzia

    26 septembre, 2010 à 21:28

    je confirme les plagiats de yasmina khadra, pour avoir parcouru les deux romans (le sien, ainsi que celui de Youcef Dris); quant à celui qu’il a plagié en premier, Al Laz, de Tahar Ouettar, plus besoin de confirmer quoi que ce soit puisqu’il est inscrit sur le site d’une encyclopédie en ligne. Il n’y a que Yasmina Khadra qui ne croit toujours pas au plagiat de Yasmina Khadra…

    Quand on traine des preuves aussi accablantes que celle qu’a révélées karim sarroub, on se fait modeste. Ce qui nuira à Khadra, c’est sa haine de la modestie. C’est un type banal en fin de compte, et peu scrupuleux…

    Il va sans dire qu’il a préféré plagier des auteurs algériens parce qu’ils ne peuvent pas porter plainte contre lui.

    Répondre

  19. lapecnaude

    26 septembre, 2010 à 22:45

    Fethia ou Fouzia comme vous voulez … j’ai lu Karim Sarroub, je n’en ai pas fait un plat.
    Si vous avez une dent ou toute la machoire contre Khadra, c’est votre problème, mais s’il vous plait, restez dans le sujet traité, ne vous tromprez pas de livre.

    Répondre

  20. Nour

    27 septembre, 2010 à 23:47

    lapecnaude d’accored avec vous, en parle ici des oeuvres de Yasmina Khadra dont j’avoue que le personnage ne m’inspire pas et cela s’arrête là, car on doit porté des critiques sur son oeuvre. Vous avez aimé l’Olympe des infortunes moi les Hirondelles de Kaboul. On peut en parler c’est juste, ceux qui ont une dent contre l’auteur c’est une autre paire de manche

    Répondre

  21. fouzia

    29 septembre, 2010 à 10:40

    je confirmais, c’est tout. Il y a quand même un livre que j’ai aimé aussi, c’est les hirondelles de Kaboul. Et Cousine K, où il s’est bien lâché sur la noirceur humaine. Aimé aussi la série du commissaire Llob. L’Olympe, il m’est tombé des mains.

    Répondre

  22. lapecnaude

    29 septembre, 2010 à 14:36

    Nour – il est plus qu’évident que ne conaissant pas le contexte (en Algérie) je peux prendre part à la polémique. D’autant que mes connaissances en ce domaine sont plus que restreintes. Je ne sais si c’est par pudeur, ou par peur de me révèler à moi-même des sentiments que je ne voudrais jamais avoir (j’ai vécu et travaillé là-bas pas mal d’années de ma jeunesse)que j’ai volontairement occulté certaines choses.
    Amin Malouf, et les autres écrivains qui me sont cités me sont donc inconnus. Peut-être serait-il bien que j’ouvre « ma boite de pandore » et que vous me conseilliez en la matière.

    Fethia- dans « racaille », l’utopie qui consisterait à refaire un peuple avec les restes d’une colonisation est complètement farfelue. Je ne suis pas née en Algérie, et je sais que le virus du colonialisme n’est pas mort, c’est une gangrène, genre d’affection qui peut se répandre très vite sur un terrain déjà malsain … l’avenir appartient aux jeunes algériens, à ceux qui peuvent étudier et rétablir des structures et surtout, surtout se débarasser des scories d’une religiosité extrèmiste. Cela doit passer obligatoirement par un changement de statut de la cellule familiale, une reconnaissance des droits des femmes … Il y a tant à dire et à espérer.
    à + j’espère.

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  23. lapecnaude

    29 septembre, 2010 à 14:36

    première phrase – « je NE peux prendre part à la polémique

    Répondre

  24. Nour

    30 septembre, 2010 à 2:14

    bonjour
    Je pense que la polémique est venue suite à l’arrogance et le mépris que Yasmina Khadra porte à ses concitoyens (algériens. Ces derniers qui l’adulaient et l’adulent toujours (je suppose) se sont sentis un peu trahis et frustrés. C’est un peu sa grosse tête que les algériens supportent mal. Il suffit de dire que tu n’aimes pas l’une de ses œuvres pour qu’il se déchaîne contre toi, beaucoup de journalistes algériens ont déjà fait les frais de cela. A l’opposé de Boualem Sansal qui est l’un des plus talentueux auteurs algériens, le village de l’Allemand est très beau sur le plan écriture, Salim Bachi (le chien d’Ulysse ou Amours et aventures de Sindbad le Marin) chez Gallimard, Anouar Benmalek que j’ai déjà lu et cité, il y a d’autres écrivains et écrivaines algériens de la trompe de Yasmina Khadra (peut-être mieux à mon humble avis) mais qui sont d’une modestie, d’une gentillesse et d’un grand respect, toute la différence est là. Enfin chacun et ses opinions.

    Pour Amin Maalouf qui est libanais d’origine, excellent écrivain, conteur, qu’il faut découvrir si vous n’avez pas encore lu (j’ai tout lu de lui) Samarcande, Léon l’africain, Le Périple de Baldassare et bien d’autres).

    A propos de l’Algérie, difficile d’en parler, car depuis que j’ai quitté mon pays pour de multiples raisons, en parler devient un exercice difficile, car il y a tant à dires. Je n’ai pas vécu la colonisation, je suis une fille de l’indépendance, j’ai connu le terrorisme, l’intolérance, la misogynie,la violence et j’en passe. Je trouve que c’est très bien que des écrivains en parlent. et je suis d’accord avec toi, le changement viendra par les femmes….j’en suis certaine pour peu qu’elles le voudraient vraiment
    amitiés a tous

    Répondre

  25. lapecnaude

    1 octobre, 2010 à 3:01

    Bonsoir Nour,

    Tu as du venir au monde en même temps que ma fille … (qu’elle était belle la plage d’Aïn El Turck !)

    Voilà, ce que moi aussi je n’arrive pas à bien exprimer, à bien décrire, l’Algérie que j’ai connue, je n’ai pratiquement vècu que dans le bled (une commune de 3 douars et 27 mechtas en tout 28.000 personnes, sur un territoire grand comme mon département actuel le 17), j’étais jeune et ne connaissais des jeunes filles que lorsqu’elles étaient gamines (jusqu’à 14-15 ans après elles étaient mariées) ou alors les hommes. Mais lorsqu’elles étaient jeunes femmes, nous pouvions parler et rèver ensembles, c’est d’ailleurs à peu près tout ce que l’on pouvait faire.

    Après, j’ai dû rentrer, réapprendre à traverser une rue, tant de choses. J’avais cru et rèvé que les Algériens mûriraient et qu’ils arriveraient à créer « leur » démocratie. Je n’ai rien su des évènements qui sont arrivés par la suite et n’ai rien trouvé à en lire.

    Si tu veux, tu peux me joindre sur ce mail : my.supermamie@hotmail.fr
    Je vais acheter les livres que tu me conseilles.
    à +

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