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( 26 septembre, 2010 )

Mexique, calendrier de la résistance (suite et fin)

submarcos.jpgPour terminer son bouquin « Mexique, calendrier de la résistance » (éditeur, rue des Cascades), le sous-commandant insurgé Marcos fait un petit historique de l’EZLN et du Zapatisme.

Parti au Chiapas dans les années 80 pour se préparer avec ses compagnons à une guerilla révolutionnaire armée classique  (appelée Ejército Zapatista de Liberación Nacional), la rencontre avec la parole indigène les a fait évoluer vers une résistance moins meurtrière basée sur le refus de prendre le pouvoir.

Le 1er janvier 94, jour d’entrée en fonction de l’ALENA (Accord de libre-échange Nord Américain) apparaissent au Chiapas des cohortes d’indigènes au visage masqué par des passe-montagne ou des foulards rouges, munis de fusils en bois ou de bâtons. L’EZLN (l’armée entraînée pendant 10 ans) les encadre et les protège. Grosse découverte médiatique et premier enchantement occidental pour cette parole indigène. En même temps, des pourparlers avec les autorités mexicaines avaient lieu, afin que ces peuples indigènes pauvres, maltraités, méprisés, sans droit, ces « sans visages » deviennent visibles et audibles. En avril 94, a été lancée, entre la Société Civile et les Zapatistes, une rencontre internationale appelée « Aguascalientes » (en hommage à la ville où fut signée la 1ère convention mexicaine. Ces échanges furent pour tout le monde d’un profond enrichissement. Les liens étaient créés entre la Société Civile et les Zapatistes. Vu le succès de cette première rencontre, d’autres « Aguascalientes » ont été initiées dans le pays  – une même en Espagne – , créant des liens, faisant évoluer les uns et les autres. Des résistances se sont créées dans d’autres états, s’inspirant du modèle zapatiste, chacune adaptée au problème local à affronter.

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( 25 septembre, 2010 )

Quand la vieille d’or (part 2) : Woerthgate

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Quand la vieille dort, moult faisans et autres oiseaux de proie tournent et tournoient autour du trésor du gros magot. Pensez, la fortune colossale de l’héritière de l’empire des cosmétiques s’évalue à vingt milliard de dollars. Ça fait des envieux. Pas étonnant qu’une myriade de courtisans s’évertue à séduire l’ancêtre pour grappiller quelques subsides. Plus si affinités

On part d’une affaire de gigolpince haut de gamme et on aboutit à un des plus gros scandales de la raie publique, une affaire d’état qui pourrait mouiller jusqu’au cou le courtaud locataire de l’Elysée en personne. Rappel : la mère Bettencourt aime à arroser ses amis politiques. En échange, ils ne sont pas bien regardant sur ses potentielles fraudes fiscales, ne la faisant caïman jamais contrôlée. Pis, ils lui reversent 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Il ne faut pas que la dame et surtout son fabuleux empire l’Oréal s’exilent en Suisse, qu’ils disent pour se dédouaner…

A l’époque, le gars qui s’occupe du budget s’appelle Woerth. Ça sonne comme un renvoi de fin de repas et ce n’est pas forcément plus ragoûtant. Il affiche une bouille de chef comptable et aime à se considérer comme un garçon modèle, honnête et droit. « Est-ce que j’ai une tête à couvrir la fraude fiscale ? » bredouille-il à qui veut bien l’entendre quand l’affaire éclate. Sauf son respect, on n’a pas besoin d’être le sosie d’Al Capone ou la réincarnation de Spaggiari pour tremper dans ce genre de marigot.

Passons. La chose commence ainsi. Le majordome de la vieille pratique l’écoute téléphonique abusive chère à feu Mitterrand car, dit-il, il ne supporte plus de « voir Madame se faire abuser par des gens sans scrupules« . En fait, il enregistre les conversations de l’octogénaire sur son dictaphone dans le but probable de prouver que la riche héritière n’a plus toute sa tête et qu’elle se fait manipuler (j’ai pas dit prendre) par François-Marie Banier, un opportun photographe. Faut dire, la propre fille de Liliane ne cracherait pas sur ce genre de révélations… Manque de fion, les cd-rom du domestique dévoilent bien d’autres choses en sus (j’ai pas dit  suce)…

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( 24 septembre, 2010 )

Hyper-Tensions

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Aussi attentif à l’actualité des hyper tensions sociales, que solidaire de nos diverses colères populaires, je ne suis pourtant pas dans la rue aujourd’hui ! Oui, j’écris ces lignes alors que se déroule la manif – si tendue -, à laquelle je n’ai pu me joindre, pour cause d’une tendinite qui me fait cruellement souffrir et boiter.

Survenue en pleine nuit, comme çà, sans explication. De même que (il y a des années) j’ai été victime, sans explication, d’une hyper -tension artérielle qui m’oblige, jusqu’à la fin de mes jours à prendre un p’tit cachet le matin. Puis (depuis cet été), pire peut-être, d’une hyper-tension (sans rapport paraît-il) dans mes yeux, ce qui me rendrait aveugle (‘glaucome’) si, jusqu’à la même fin de mes jours (et nuits !), je ne me glisse pas une p’tite goutte dans chaque œil, le soir.

Ha ! Après la longue tyrannie subie des horaires du boulot, des aller-retour des gosses à l’école, des justes exigences de mes compagnes, etc. – elle était ‘trop belle’ la vie pour un anar devenu enfin solitaire, donc libre de n’avoir nul horaire (je dormais et mangeais vraiment n’importe quand !)… ceci jusqu’aux alertes de mon corps… HYPER-TENSIONS… : pilule le matin et goutte le soir, OBLIGENT : donc, tu régules tout, dodo, bouffe etc. ! Adieu la liberté de batifoler à la recherche des heures fécondes de belle créativité ou de bonne réception de celles des autres, artistes ou pas ! Car j’veux bien crever, mais pas mourir idiot… Brassens le dit bien mieux : ‘Crever pour des idées… d’accord, mais de mort len(-en)te !’

Mais ce n’est pas le sujet de ce billet : cette introduction d’ailleurs prendrait au moins la longueur des introspections de Marcel Proust, dont je n‘ai pas pu lire plus de 4 ou 5 pages (éblouissantes parfois) avant de fermer le bouquin : Non au nombrilisme, nous sommes des êtres sociaux, engagés. Classe contre classe… et là, Marcel, t’es en face !

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( 24 septembre, 2010 )

Marche et rêve

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Journée de mobilisation ce jeudi 23. J’y étais. Dans ma petite ville, on ne se fait guère d’illusions avec les foules, elles ne sont pas aussi bigarrées que dans les grandes métropoles, mais, bon, elles font leur bruit aussi. Un son ajouté à un suivant, ça peut donner un grand orchestre. Lors des grèves du 7 septembre, le nombre de manifestants oscillait entre 5 et 7 000 dans ma ville. Cette fois, les manifestants étaient plus nombreux.

Les manifestations à peine terminées, le pouvoir et les médias nous jettent à la figure, calculette en main, des ondées de chiffres contradictoires. Ces camelots de la pensée oubliant qu’au-delà du chiffre dont ils sont férus, cette mobilisation vaut pour les valeurs qu’elle défend et les carences politiques qu’elle met en évidence. A commencer par la lamentable absence  de débat sur la question. Dans un contexte démocratique on appelle cela un déni. Avec Nicolas Sarkozy, la multiplication de dénis ressemble de plus en plus à de la dictature larvée.

Autre chose avec laquelle ces mêmes camelots ont du mal c’est la situation de précarité dans laquelle se trouvent beaucoup de retraités, qu’ils aient manifesté ou pas. Quelle importance que les grévistes soient rouges, verts, jaunes ou chômeurs, qu’ils aient eu la conscience politique de descendre dans la rue ou pas, le problème est identique pour tous à l’heure d’assurer la pitance quotidienne.

Je dis pitance, je ne dis pas loisirs ou égalité, encore moins justice sociale. Quand on commence à séparer ces éléments, à ne penser qu’avec le ventre, cela signifie que nous avons socialement et politiquement régressé.

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( 23 septembre, 2010 )

Les Furoncles de la planète

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Au sens strict des sciences naturelles, on devrait appeler furoncles de la peau de la planète les terribles éruptions volcaniques – et, encore plus terribles, on peut comparer tremblements de terre, tsunamis, etc., aux frissons et sueurs de fièvre d’un grand corps malade…

J’ai d’ailleurs net souvenir d’une spectaculaire éruption nocturne du volcan Stromboli, près du détroit de Messine : j’avais 9 ans et on m’a réveillé de ma couchette, pour monter sur le pont admirer ce monstre !

Mais il ne s’agit pas de cela ici. Il s’agit de la prétention de l’homme à ‘dominer le monde’ (quoiqu’en disent les sciences naturelles) par son lucre. Cette domination s’est énormément manifestée, disons depuis Christophe Colomb, par voies maritimes (après bien des siècles de conquêtes à cheval, genre Huns, etc.).

Il s’agit ici de l’état de notre vie sociale sur Terre, révélée par ces ‘volcans furoncles’ que sont ‘Paradis fiscaux’ et autres… (les tsunamis seraient, en analogie, ces ‘crises financières’, dont nous devrions, pauvres manants, ‘payer les pots cassés’ !…)

En point de départ de ma réflexion sur le sujet, il y a (dans mon enfance) ‘la route des Indes’ de l’Empire Britannique, avec bases militaires dont Gibraltar, Malte, Chypre, Suez, Maurice…

A ce jour, seul Gibraltar demeure Britannique et devient plutôt paradis fiscal que désuet point stratégique. Pour rester dans cet empire, il y a d’autres paradis fiscaux : Jersey (mais les îles anglo-normandes n’ont jamais été françaises !), Vierges et Caïmans aux Caraïbes, la City de Londres… et surtout – quelle que soit l’étiquette juridique – les places fortes asiatiques de la ville-état de Singapour et de la zone de Hong-Kong. Où le business anglo-américain domine toujours.

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