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( 22 septembre, 2010 )

La forme tranquille

forcetranquillesgo.jpgLa Fête de la Fraternité. Que cela sonne doux au creux de l’oreille ! Si seulement le vent du mensonge et de la déception n’avait soufflé  avec force sur les dernières poches de résistance qui me restaient !

Cela dit, je ne serai pas bégueule, je garde encore quelques restes. Je conserve – oui, je sais, c’est stupide et récurrent chez moi – une faiblesse congénitale pour le peuple des ténèbres. Celui pour qui tous nos politiques se décarcassent sans compter, mais avec beaucoup de calcul. Incorrigible j’étais à la maternelle du bord de mer, du côté de la Méditerranée, incorrigible je demeure, du côté de la Manche. C’est ça l’histoire : elle s’écrit toujours à l’encre des pulsions et, disons-le, de la stupidité humaine. J’en revendique le droit, voire même le devoir. Qu’aurions-nous à nous raconter si nous vivions dans un monde où l’erreur n’existait pas ? Ennuyeux !

Je n’aime pas Ségolène Royal. Là aussi, je me répète. Mais si quelqu’un avait encore un doute, je le dissipe d’un trait net. Je n’aime pas ses préjugés de fille bien élevée, bien mise de sa personne, toujours polie. Avenante. Mais prête, derrière un sourire bien travaillé, à vous dégager de sa vue si on ose la contrarier dans l’objectif qu’elle s’est fixé : sa propre ascension politique. C’est que la Dame est une coriace ! Derrière la façade de boutiquière affable se cache une âme trempée dans l’acier avec lequel on forge les épées de Tolède.

Une amazone, la gonzesse ! Pas le genre à lâcher prise au premier revers. Ni au second non plus. Le PS, avec sa moyenne politique, commence à comprendre qu’il va être difficile de la contrer. Même en manipulant le vote des primaires qui s’annonce chaud, il aura du mal avec une telle bernique. Elle vient de le prouver lors de la troisième édition de cette Fête de la Fraternité qui s’est tenue samedi dernier à Arcueil, sous un pont de l’autoroute A6, entre un centre de tri postal et un terrain de foot synthétique. Offensive et cependant prudente, la mère Ségo n’a pas fini d’affuter son arsenal. En occupant le terrain dans un dispositif de 4-3-3 cher à Didier Deschamps et à Laurent Blanc, entraîneurs désormais emblématiques de la génération 98, Ségolène veut proposer un jeu séduisant à un public qui en rêve. Cela dit, le championnat est long et plein de mauvaises surprises. C’est sans doute pour cela qu’elle prend les devants, forte d’un schéma simple : la meilleure défense c’est l’attaque !
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( 21 septembre, 2010 )

Dîtes… Dengue… Donc !

moustique31.pngDepuis le mois de décembre 2009 une épidémie de “Dengue” (fièvre rouge, grippe tropicale, petit palu) ravage la Martinique et la Guadeloupe, provoquant 18 décès.

On a recensé depuis cette date 36.000 cas en Martinique et 29.000 en Guadeloupe et 18 décès.

Au niveau mondial, la dengue progresse de façon spectaculaire . Environ les 2/5° de la population mondiale est exposée au risque. Selon l’OMS il pourrait y avoir chaque année dans le monde 50 millions de cas.

Le nombre de personnes atteintes allant crescendo, les autorités s’inquiètent et prodiguent force recommandations à la population : vider les eaux retenues dans les bacs sous les pots de fleurs, vérifier tous les endroits où l’eau pourrait stagner et fournir ainsi un réservoir à la ponte des femelles moustiques … comme il pleut pratiquement tous les jours (c’est la saison), c’est un exercice quotidien de surveillance à effectuer, également dormir sous des moustiquaires et s’enduire de produits révulsifs (renouvelables toutes les 4 heures). Pas facile la vie sous le soleil des Antilles !

Malgré toutes ces précautions qui détruira les lieux de nidification sauvages que sont les décharges à l’air libre.  Ne fussent que les dépôts de vieux pneus usagés qui trainent à 100 mêtres d’une cité près des docks, sans oublier les “largages d’encombrants” dans la nature, un vieux frigo se remplit d’eau et devient une vraie piscine pour les larves de moustiques. Les îles sont parsemées de dépôts sauvages comme partout.

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( 20 septembre, 2010 )

Johnny B. Goode

berry1.jpg

Quinqua génère ! Plus de nostalgie que de révolte, kamarad ! Tel est le rock ‘n’ roll, les années folles dont l’énergie et la débauche ont fasciné dès la prime enfance le plus timoré d’entre nous. Fleuron du genre, ce morceau mythique écrit par le légendaire Charles Edward Anderson Berry plus connu sous le pseudonyme de Chuck, reste le standard des standards . Il raconte l’histoire très autobiographique d’un garçon de la cambrousse, un tantinet analphabète,  qui « jouait de la guitare comme on sonne une cloche ».

Vaste programme que ce story-board vocal titré pour l’éternité Johnny B. goode *. La première version du « crazy legs », sobriquet du Chuck relatif à son étrange marche du canard qui relègue à travers le temps le Moon Walk de Bambi à une bourrée auvergnate pour quatrième âge, date de 58. L’animal avait déjà commis quelques chefs d’oeuvre auparavant tels Maybellene ou Roll over Beethoven mais là, avec ce  morceau, il cassa  la baraque aux states et offrit au Rock ‘n’ roll, ses définitives lettres de noblesse.

Premier couplet avec refrain :

Deep down in Louisiana, close to New Orleans,
Way back up in the woods among the evergreens,
There stood a log cabin made of earth an’ wood,
Where lived a country [ 2 ] boy, named, Johnny B. Goode,
Who never, ever learned to read or write so well,
But he could play a guitar just like a-ringin’ a bell.

Go-go, go, Johnny, go.
Go, go, Johnny, go.
Go, go, Johnny, go.
Go, go, Johnny, go.
Go, Johnny B. Goode.

Le hit fut moult fois repris par les plus prestigieux noms de la planète rock d’hier et d’avant-hier. Les rollers légendaires des fifties s’emparèrent de la chose naturellement et en firent leur pain quotidien sur la scène ricaine. Ainsi Buddy Holly, Bill Haley, Jerry lee Lewis ou encore l’immense Elvis Presley y allèrent de leur version plus ou moins déjantée.

L’épidémie envahit bientôt la vague anglaise. Même les ténors du genre, les Beatles et les Stones y allèrent de leur version parfois hasardeuse. Les seventies prirent le relai. Les rockeurs- blouseux, précurseurs du hard comme le grand Ten Years After, Led Zeppelin, Dr Feelgood, Status Quo ou autres Rory Gallagher apportèrent leur pied à l’étrier. Les hard rockeux estampillés heavy metal enchaînèrent avec jubilation et aussi un peu d’emphase comme Judas Priest, voire l’australo-british ACDC, Et même les punks de type Pistols ne furent pas épargnés par ce tsunami en mi-la-si !

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( 19 septembre, 2010 )

Le Maître de L’oubli – Michel Arbatz

arbatz.jpg

Le très talentueux Michel Arbatz est un tendre. Son dernier livre a été publié en octobre 2008 dans l’excellente maison d’éditions ‘Le temps qu’il fait’ sous le titre : ‘Le maître de l’oubli’. Et ce maître est son père, de 35 ans son aîné. Il en fait le portrait au travers d’un long dialogue imaginaire avec lui, car – dans le triste naufrage de la grande vieillesse – ce père, qu’il a si longtemps quitté, est devenu non seulement solitaire mais surtout ‘taiseux’. Ceci lorsque son fils, enfin, revient vers lui, se dévoue à lui… Et, à défaut de lui faire raconter son itinéraire de militant communiste, le reconstitue… et surtout le compare au sien, de militant communiste : deux générations bien différentes, celle des années 45 à 69, puis celle des années 65 à 85, la première pro-soviétique, la seconde pro-chinoise, puis vite libertaire… Mais, attention, ce n’est là que prétexte, via de bien savoureuses anecdotes de vie, à méditer :

« Il te reste l’humour, le ton, quelques proverbes. Ne pas aborder les questions pratiques, le cours administratif des choses qui soulève en toi la haine accumulée par les années de pauvreté. Un semblant de sagesse, donc, qui nous convient, dans le moment, à tous les deux. (…) La mémoire se retire comme la mer, laissant de grandes mares entre les bancs de sable où se reflète un passé minéral, toujours plus elliptique, plus compacté, plus allusif. Tu te comprends toi-même à demi-mot, une seule expression couvre un chapitre entier de ton existence. »

J’ai écouté Michel Arbatz vers 1978 à Saint-Brieuc et à Guingamp… comme chanteur, talentueux. Nous avions chacun ‘viré la cuti’ du maoïsme mais ne nous connaissions pas. J’étais dans le public de la fête du ‘Canard de Nantes à Brest’, dont il était l’un des invités. Ce courageux journal régional ‘post-68’ se lançait ainsi avec succès (… et sombra après la victoire de Mitterrand aux Présidentielles, racheté par le PS pour devenir une feuille de choux illisible, passons !).

disquearbatzpochette.jpgJ’y avais acheté deux disques 33 t. de Michel… et c’est avec eux en main, que j’ai vraiment fait connaissance, en mars 2009, d’Arbatz : à l’occasion de la sortie de ce livre, il animait une ‘soirée bavarde’ à la belle librairie nazairienne ‘La Voix au Chapitre’. Il fut ravi de revoir ces vieilles pochettes (‘Je ne les ai plus moi-même !’) et de m’entendre fredonner ‘Abiyoyo’, refrain d’une de ses chansons, qui faisait rire ma fille Anna après sa classe de maternelle… et continue de la faire rire lorsqu’elle me rend visite aujourd’hui !

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( 18 septembre, 2010 )

Battre en retraite

retraiteerby.jpgMonsieur le directeur de la CRAV,

C’est avec infiniment de regrets que je me permets de refuser votre offre généreuse de prendre ma retraite. En effet, je suis bien consciente que mon entêtement à rester dans le monde du travail fait obstacle à l’entrée sur ce marché – bien nommé – du travail de plus jeunes, plus dynamiques, plus corvéables et moins payés que moi.

Soyez remercié, car vous avez fait de grands efforts puisqu’ayant élevé 3 enfants, il me restait 8 annuités à effectuer avant de pouvoir toucher ma pension sans pénalité. Or avec la nouvelle loi de 2033 proposée par M. Eric J. Woerth*, vous avez réduit d’une année cette durée : je vous en suis vraiment infiniment reconnaissante. De plus, au lieu de toucher la pension de réversion de mon mari, décédé depuis maintenant 10 ans, à 65 ans, je la toucherai dès mon 64ème anniversaire, c’est-à-dire dans quelques mois : c’est une grande avancée sociale !

Toutefois, je reste la seule ressource de mes 3 garçons, de leurs femmes et de mes 6 petits enfants, et le montant estimé par vos services de ma pension ne s’élève qu’à 300€ compte-tenu de la décote pour ces 7 années qui me manquent, alors que j’en gagne 800 actuellement grâce à ce formidable travail de vendeuse que j’exerce dans ce magasin de prêt-à-porter pour personnes du 4ème âge. Comment se fait-il, me direz-vous, que ces 12 personnes soient inactives ? Las, ce n’est pas faute de les avoir motivé à trouver un travail – quelle personne ne souhaiterait pas se rendre utile à la société ? – mais les 20 millions de chômeurs que compte notre beau pays leur ont fait perdre leur travail il y a 4 ans puisqu’ils ont été remplacés par d’encore plus jeunes, encore moins payés, encore plus prêts qu’eux à travailler plus.

Pourtant, avec la fermeture des frontières aux migrants adoptée par M. Besson en 2018, il y avait de quoi faire ! Tous ces emplois désormais accessibles aux bons Français ! Mais que voulez-vous, mes enfants n’ont pas voulu accepter les baisses de rémunération qui leur étaient gentiment proposées par leurs employeurs afin de maintenir l’emploi. Quels nigauds ! Du coup, ils ont été licenciés et remplacés par des ouvriers moins regardant sur leurs conditions de travail et ils se sont tous retrouvés à ma charge…

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