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( 18 septembre, 2010 )

Folle Genèse

pascaldurand.jpgJ’ai reçu il y a peu ce courriel de l’ami Jean-Phi, l’un des trois animateurs, avec Pascal Durand et moi-même, de l’émission ‘Etc. et j’en oublie’, dont j’ai fait un article, paru le 5 août dernier.

Du même Pascal, voir aussi l’art de l’omelette au lard’, paru le 23 août dans la rubrique ‘riz,pâtes, œufs’ des recettes regroupées dans ‘Delicatessen’ :

Il est 23h32 sur mon ordi. La clope au bec et le verre de whisky à portée de main,  je pense à toi, Pascal.

Il y a quelques années de cela, notre ami Pascal Durand nous a quitté : il y en a eu d’autres avant, il y en a eu d’autres après. Pascal était avant tout un poète, un drôle d’Anar et un écrivain. C’est une personne qui compte dans la vie d’un homme, car ce trublion, amoureux des mots, de l’écriture, des femmes et du vin, nous émerveillait toujours par sa lucidité d’esprit et sa capacité à inventer des histoires sorties de nulle part avec une facilité déconcertante. En le lisant, je repense parfois à Raymond Queneau, à Lewis Carroll, à Pierre Desproges… + d’autres…

Nous écumions fréquemment les bistrots, éventrant les sous bocks de bière afin d’avoir une surface sur laquelle noter une idée dont on avait peur qu’elle s’évade, la nuit avancée.

Je ne cherche pas à rendre à Pascal Durand un hommage nostalgique et larmoyant, mais ce que l’on peut dire est qu’il avait la pertinence d’un philosophe et l’impertinence d’un gamin. Salut, mon pote. Il est 00h02 sur mon ordi. Jean-Phi.

Depuis, nous nous sommes concertés, avons conservés l’essentiel de ce courriel. Nous avons surtout très envie de glisser de loin en loin aux ‘chers ruminants’ quelques perles de notre ami trop tôt disparu, le jour de ses 50 ans. Son dernier texte, inachevé, s’appelait ‘Folle Genèse’ et a donné son nom à l’ensemble du recueil, hélas posthume, que nous lui avons consacré. Il s’ouvrait par cette première perle : ‘autoprésentation’:

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( 17 septembre, 2010 )

Sale temps, sales affaires

feudefort.jpgPas un jour ne passe sans que l’écho d’une « sale affaire » ne succède à une autre de même facture en terre sarkozyste. A peine un foyer est mis en veille qu’un suivant se déclare un peu plus loin. Un véritable feu de forêt !

Sous amphétamine, les pompiers sont à l’ouvrage jour et nuit. Le corps des volontaires – je ne dis pas bénévoles – s’avère très insuffisant. Les traits tirés, ces soldats du feu viennent devant le micro pour bafouiller de l’anathème l’écume aux lèvres. Les victimes, elles,  ont beau dénoncé l’origine criminelle de l’incendie, cela ne change rien ni à la nature ni à l’importance des dégâts : ça brûle et l’odeur commence à devenir insupportable pour tous. Aucun masque pour cacher la puanteur que ça dégage.

Au final, on découvre avec consternation que c’est le petit qui, faisant joujou avec un produit hautement inflammable, a tout déclenché. Le délit est donc mineur minimisent ces spécialistes en réactif  dépêchés sur les lieux. Mais il y a dégât. Tout est à reconstruire ou presque. Au-delà, que fait-on de la douleur, des blessures, de l’humiliation subie par le citoyen, de sa colère  et de son dénuement ?.. Comme à la supérette, on fait la queue, un bon délivré par les services sociaux à la main.

Le petit, comme on désigne le responsable  du méfait, est quand même adulte  et responsable devant la loi, telle qu’elle est écrite !

Même un plan urgent de reboisement intensif ne suffira pas à rendre à la forêt et à son écosystème l’allure qu’elle avait il y a un peu plus de trois ans, quand il a pris la direction du pays pour sa cour de récrée. Petit ou grand, l’effet pyromane est avéré !

Que fait la justice, direz-vous ? Comme la police et une partie des médias, malgré un vent de révolte en fusion, elle est entre les mains du petit qui fait joujou ! Après s’être fait taper sur les doigts, à force de multiplier bourdes et caprices, il s’en prend à tout ce qui passe à portée d’hystérie. Même ce bon José Manuel Barroso – pas un grand révolutionnaire aux yeux de l’opinion – a eu droit aux couinements de sa petite majesté lors d’un « échange très violent«  à l’occasion du sommet de l’UE, à propos du traitement réservé par la France aux Roms.

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( 16 septembre, 2010 )

A la guerre comme à la guerre ou, de la fin et des moyens…

prisedelabastille1.jpg

Ce 23 Septembre 2010 s’annonçait comme un réel succès : à l’appel des syndicats, le peuple tout entier s’était retrouvé dans les rues, créant d’innombrables TAZ au détour des 258 défilés programmés dans les rues des villes de France.

Les révélations à répétition qui avaient émaillé la lourde torpeur des jours d’été avaient fini par réveiller un sursaut de conscience politique chez les citoyens. Plutôt que de baisser les bras et de les prononcer « tous pourris », c’est dans la rue qu’ils avaient décidé de porter leur colère, leur révolte face à ce sentiment d’injustice qui les étreignaient à chaque nouvel effet d’annonce : expulsion des Roms, stigmatisation des musulmans, petites connivences entre amis, autisme en lieu  et place de concertation, langue de bois érigée en dogme,  la liste est trop longue pour que l’on puisse citer toutes les ignominies, toutes les bassesses dont le pouvoir en place se rendit coupable cet été-là. Il faut dire que le basculement du quotidien vespéral des marchés dans le camp des gôôôchisses, métamorphosé pour l’occasion en pourfendeur de la pieuvre mafieuse gouvernementale,  en chantre de la lutte contre la bureaucratie espionne étatique, et, collatéralement, en allié bien improbable du pure player trotsko-fasciste (les ennemis de mes ennemis…), ne fut pas étranger à ce retournement spectaculaire du sentiment de défaitisme et de renoncement des socio-démocrates de tous poils. TINA ne passerait pas ! En tout cas, pas par nous !

A 16h32, alors que la manifestation parisienne battait son plein et que, festivement, un mannequin à l’effigie de l’aWoerthon était pendu haut et court (oui, c’est un peu barbare, mais panem et circenses obligent ! Et cela reste de l’ordre du symbolique !) sur la Place de la Bastille, une explosion couvrit le vacarme des vuvuzelas et autres sonos syndicalistes et citoyennes hurlantes. La foule, terrorisée, se précipita en tous sens, et le mouvement de panique qui s’ensuivit provoqua la mort d’une dizaine de personnes, piétinées. Les organisateurs, services d’ordres des syndicats, tentèrent bien de maintenir un semblant de calme, et de canaliser le troupeau apeuré, mais ils furent très rapidement dépassés :  nombre des personnes présentes participaient pour la première fois à une manifestation et cherchaient une autorité rassurante, une direction, quelqu’un qui prenne les commandes et leur dise quoi faire. C’était compter sans les forces de l’ordre qui plongèrent au cœur du chaos, à coup de matraques et de taser, sans discrimination aucune pour une fois. Ils parvinrent au véhicule carbonisé, écartant d’un coup de pied qui, un bout de bras, qui un torse déchiqueté. Bordel, Squarcini avait prévenu pourtant ! Pourquoi cette manifestation n’avait-elle pas été purement et simplement interdite ? Trop dangereux ces rassemblements publics ! Une cible tellement facile pour une attaque des islamo-romo-gôchisso-terroristes au fromage de chèvre !

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( 15 septembre, 2010 )

L’homme de Cro-Magnon… LE RETOUR !

erby85.jpg

Actuellement en France le mot Culture s’écrit avec un Q, non pas comme QI, mais Q tout simplement.

Notre Illustrissime a rendu visite à la grotte préhistorique de Lascaux dans notre Dordogne. On se dit que tant qu’il fait çà il ne fait pas de conneries, un peu d’instruction ne fait de mal à personne.

Enchanté de ce qu’il avait vu, après avoir apporté ses miasmes (il se promenait sans masque, sans charlotte, mais il y avait quand même une caméra ! Faut toujours montrer son bon profil) il en ressortit tout guilleret pour faire son petit discours aux quelques visiteurs égarés et autres autochtones.

Il se sait si brillant en toutes matières, lui si fort de ses succès retentissants de l’été qui s’achève… N’a-t-il pas réussi a gagner l’opprobre de tous les pays du monde avec sa xénophobie anti-roms ?  C’est pas une belle réussite çà ?…

Mieux que AAA de leur foutue agence de notation ! Il a presque maitrisé les scandales politico-financiers. Presque, parce que ce que les journalistes n’ont pas encore trouvé, sa DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) va se grouiller de le planquer. Comme çà, ni vu ni connu, la lutte contre la délinquance avec son auvergnat aux faux airs d’albinos, cachera la baisse du chômage (en algèbre + x + =  -  non ?), ses milliards d’économies sur les niches fiscales et sociales (on va en reparler), et surtout son OPA sur les régimes de retraites, opération menée tambour battant, avec concertation bidon, menteries, faux chiffres, et forts appels du pied à la privatisation de la Sécurité Sociale.

Du beau boulot quoi !

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( 14 septembre, 2010 )

Tlaxcala – postface (situation actuelle)

souscommandantmarcos.jpgJe viens de lire un bouquin écrit par le Sub (sous-commandant insurgé Marcos, signe-t-il), « Calendrier de la résistance » – Éditions « rue des Cascades » – mai 2007.

Il s’agit de 12 chapitres, correspondant à 12 mois, où il raconte ce qui se passe dans 12 états différents où les Zapatours et autres Caracols sont passés les années précédentes. A chaque état, Marcos commence à rappeler le passé lointain et indigène, puis dénonce les 3 chefs de l’État Fédéral mexicain ayant succédé à Salinas de Gortari. Il dénonce les divers gouverneurs et caciques dans chaque état et le sort qu’ils font subir au peuple indigène, aux plus pauvres de chez les pauvres…

Une fois de plus, ça risque d’être un peu long mais on voit les reculades, le non respect des accords de San Andrés (accords signés avec l’Etat mexicain pour la reconnaissance et le respect des peuples indigènes). Globalement, le Mexique est la succursale « drogue » et « main d’œuvre pas chère » des USA. Extraits :

***

Le Tlaxcala

« Selon les statistiques de l’INEGI, en 2000, cet état avait un peu moins d’un million d’habitants, dont près de 30 000 âgés de plus de cinq ans parlent une langue indigène. Sous le ciel du Tlaxcala, vivent des indigènes nahuas, otomis, hnahnus et totonaques.

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