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( 13 septembre, 2010 )

Quand la vieille d’or (part 1) : Banier percé

Quand la vieille d'or (part 1) : Banier percé dans People banier

Quand la vieille dort, moult faisans et autres oiseaux de proie tournent et tournoient autour du trésor du gros magot. Pensez, la fortune colossale de l’héritière de l’empire des cosmétiques s’évalue à vingt milliard de dollars. Ça fait des envieux. Pas étonnant qu’une myriade de courtisans s’évertue à séduire l’ancêtre pour grappiller quelques subsides. Plus si affinités…

Banier percé (au grand jour)
A tout saigneur, tout honneur, commençons par le plus cynique et osons le dire, le plus doué : son altesse si peu sérénissime François-Marie Banier. Photographe et acteur de second rôle, sa meilleure prestation reste celle d’avoir tant charmé la milliardaire qu’elle avait pour lui les attentions les plus dispendieuses. Et ce, grâce uniquement à sa gouaille de bouffon officiel auprès de la reine du maquillage. Car si l’on en croit les rumeurs, l’opportuniste dandy était plutôt l’amant de feu son mari que celui de Lili la parfumeuse…

Etoiles et toiles
A défaut d’avoir fait souvent monter  au septième ciel la vieille dame, l’histrion l’aura fait rire aux larmes en lui narrant les potins du tout Paris avec une mauvaise langue affûtée à souhait. Pour le récompenser de ces si bons moments, elle l’a couvert de tout l’or du monde et lui a offert également un véritable petit musée. Anéfé (comme dirait l’Albanel), la généreuse personne lui a légué en nue-propriété une belle douzaine de tableaux de maître. La nue-propriété signifie que les toiles sont restés chez elle mais que le créateur de clichés les récupérera dès que la veuve d’André passera de vie à trépas. Elle a lâché du lourd en plus. De Matisse à Picasso en passant par Munch, Léger, Miro, Mondrian, Braque, Man ray ou de Chirico, excusez du peu.

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( 12 septembre, 2010 )

Reverrons-nous un jour ?…

insurrection.jpgDe qui a-t-il vraiment peur le National Président dans son palais ? Du PS ? Aucune crainte, tant il semble empêtré dans ses états d’âme et dans le virage le plus opportun à prendre, pas en faveur des ouvriers, mais de lui-même : à gauche toute ou social démocratie  décomplexée ? Telle semble être la seule et unique préoccupation.

De la gauche non inféodée ? Rien à craindre de ce côté non plus. Trop fractionnée et individualiste pour accéder à une plate-forme plus radicale et unitaire, même si elle a en son sein des hommes de bonne volonté, chaque composante tirant à hue et à dia, ce n’est pas demain que nous verrons dans la rue une force capable de faire trembler les fondations d’un système corrompu jusqu’à la moelle.

Des syndicats ? Plus personne n’ignore à quoi tient la revendication ouvrière. Son équilibre reposant essentiellement sur l’humeur d’un dirigeant, sur des petits avantages personnels ou corporatistes qu’on se dépêche d’empocher moyennant bien-être et sécurité.

Des enseignants ? Qui ignore encore que l’enseignant est avant tout tourné vers lui-même, accroché à ses avantages comme l’escargot a sa coquille  ?  L’enseignant étant devenu un pachyderme broutant l’herbe grasse de sa prairie sans se soucier de la sécheresse qui s’abat sur l’espèce voisine, de l’autre côté du talus.

Avec tous ces féroces opposants, Sarko est en train de faire un colis qu’il rangera dans sa boîte à souvenirs pour plus tard. Et plus tard, au train où vont les choses, c’est après sa très probable réélection de 2012. Une fois sa nouvelle victoire scellée, quand il plastronnera en compagnie de ses amis les riches – au Fouquet’s ou ailleurs – leur contant, avec l’insolence qu’on imagine, comment il a fait pour enfoncer le pieu dans le cul d’une opposition qui, de fellation en sodomie, n’a jamais fait autre chose que faire semblant de ne pas aimer ces pratiques. Mais les acceptant avec une résignation honteuse !

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( 11 septembre, 2010 )

11 septembre : du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel

11 septembre : du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel dans Politique 11septembre9 ans après l’attentat du 11 septembre qui eut pour effet de déclencher les guerres américaines en Afghanistan et en Irak, une chape de plomb s’est abattue sur cet événement majeur de début du XXIème siècle. Le 11 septembre 2001 est devenu dans la presse et la classe politique un tabou majeur.

Tous ceux qui se sont risqués à en parler ont été obligés de faire amende honorable devant les médias et de se repentir publiquement. Thierry Meyssan, qui a été le premier à lancer la polémique, fut même obligé de quitter la France car sa vie était menacée.

Je ne me m’étendrai pas ici sur le fond de l’affaire, je vous renvoie pour cela à l’excellent site 911 reopen.info

Je voudrais revenir plutôt sur l’étrange silence qui entoure cet évènement, et l’impossibilité de tout débat public autour de ce qui s’est passé. Au niveau symbolique, dans l’establishment médiatique, la destruction des tours jumelles a atteint le niveau de la Shoah. Remettre en cause la version de la commission chargée de l’enquête sur le 11 septembre diligentée par l’équipe Bush revient à contester les crimes nazis. On a entendu voler les mots de « négationnistes », qui ont pourtant un sens bien précis, et pour être allé jadis assister au procès du révisionniste Roque à Nantes, dont les écrits contestant l’existence des chambres à gaz se basaient sur les écrits d’un officier SS, je sais de quoi je parle.

Le fait de mettre en parallèle les révisionnistes nazis et ceux qui remettent en cause la version officielle des évènements qui se sont déroulés le 11 septembre 2001 Aux Etats-Unis relève du terrorisme intellectuel. Le seul objectif est de tétaniser les gens, d’échapper à toute amorce de débat. C’est le bazooka médiatique.

Car la Shoah a été abondamment documentée. Il y a des témoins, des photos, des vestiges, des travaux d’historiens, des films qui ont été faits sur la Shoah. Tout le monde peut voir ces documents, tout le monde peut enquêter librement sur ce qui s’est passé là-bas. Il y a une reconnaissance officielle de ce qui s’est passé. C’est pour cela qu’il est insupportable que l’on remette en question la Shoah. Quelle personne de bonne foi peut encore douter de son existence ?

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( 10 septembre, 2010 )

KHAMSIN & SCARABÉE

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‘De désert, je ne connais que le Néguev. Des bases militaires nombreuses s’y cachent. On ne les voit pas, mais on ressent une tension dans l’air. Le Néguev est un monstre d’où peut surgir la mort du Monde’.

Ceci est de Babelouest, je l’extrais de son commentaire du 5 septembre, suite à mon dernier article (‘Au bout du Monde’) sur mes voyages au Maroc. Cette vision m’a réveillé une vieille mémoire : dans ma tendre enfance je ne me sentais que très vaguement français, plus égyptien et surtout ‘enfant du désert’. De désert, je ne connaissais que sa fin, sur la rive Asie du canal de Suez. Il s’agit de la partie du Sahara nommée ‘Désert du Sinaï’, lequel s’étend géographiquement au Néguev, du Nord du massif Sinaï au rivage de la Méditerranée, où j’habitais, à Port-Fouad. Et il cachait déjà ‘des bases militaires nombreuses’. A l’époque celles des Britanniques défendant le canal de Suez contre l’Afrikakorps de Rommel. Puis ce furent celles d’Egypte contre Israël, conquises un temps par celui-ci… et ‘d’où peut surgir la mort du Monde’, en effet. Mais, enfant, je n’en avais pas conscience. J’avais celle de la puissance du Sahara, ce que j’ai relaté dans un récit ancien (45 ans ?), remanié plusieurs fois, et qui a pris sa forme définitive sous la forme de ce texte lyrique, paru en épilogue de mon essai (épuisé) en 1996 : ‘SUEZ, Panama, Le monde, Toi, Moi, etc.’

Seigneur Sable

Arsinoé, Péluse, le désert, le désert. Le désert du désert. Le sable, les scarabées. Exit les montagnes et les mers, les fleuves et les oasis, les arêtes rocheuses et les dépressions avec quelque eau saumâtre. Exit les oasis. Arsinoé au Sud, Péluse au Nord. Deux noms fantômes et la réalité du coeur du grand désert saharien. Sable et sables, 180 km. entre Arsinoé et Péluse, sans la moindre piste permanente possible, durant des millénaires, 180 km. à vol d’oiseau…, pour un jour sans khamsin.

*

Khamsin. Le vent de sable a un nom de colère. C’est celui de Seigneur Satan, gouverneur des sables et des scarabées du désert des déserts. Ici, pas de saisons, d’années, de siècles, voire de millénaires. Ici le temps crépite en rythme blanc et noir, jour et nuit, soleil et étoiles. Et sur ce rythme frénétique dans sa monotonie, soudain à l’improviste, se lève le rouge Khamsin.

Ici le sable s’agite n’importe quand et n’importe comment : de quelques millimètres pendant quelques secondes – un scarabée s’y renverse – à quelques kilomètres – oui d’altitude ! – pendant quelques semaines, celles d’une lunaison.

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( 9 septembre, 2010 )

Yasmina Khadra – L’olympe des infortunes

Yasmina Khadra - L'olympe des infortunes dans Littérature olympe

Il m’a fallu attendre que les « critiques littéraires professionnels et amateurs » aient déversé qui leur fiel, qui leurs louanges sur le dernier livre de Yasmina Khadra – L’Olympe des Infortunes – pour vous en donner mon modeste avis.

En effet, on attendait de Khadra qu’il nous raconte une histoire d’arabes, puisqu’il est arabe, on l’a catégorisé, à chacun sa boite, à chacun sa spécialité … en dehors de tout préjugé bien sûr ! Hors Khadra est un écrivain-vrai, et rompant avec les clivages xénophobes à la mode il nous parle de nous, tous, de nos miséreux, nos clodos, nos réprouvés, ces fracassés de la vie que la société rejette et qui ont « le front » de renier cette même société. Ils n’ont pas de race, pas de pays, pas de drapeau, pas d’hymne. ILS SONT LES HORR ! Voyez cette similitude phonique : HORR et ROM ? – des HOMMES LIBRES !

Dire qu’ils n’ont pas de pays ? C’est faux, ils sont là où la ville les a rejetés, entre un dépôt d’ordures, un terrain vague et une plage sur la mer ! . « Acheter ? c’est pas dans nos habitudes. C’est une hérésie, un acte contre nature … »(…) « C’est quoi la vraie liberté Junior ? » demande Ach le Borgne, « La vraie liberté est de ne rien devoir à personne », « Et la vraie richesse ? », « La vraie richesse est de ne rien attendre des autres » répond Junior. Toute leur philosophie est là.

Ils sont toute une bande, une femme, Mamma qui trimballe dans une brouette son fils ( ou son frère, ou son mari, on ne sait plus) qui est tout le temps soûl, la bande du Pacha et son giton Pipo, Dib le jaloux de Pipo, Négus qui a la fibre militaire et passe sont temps à faire défiler au pas le moindre quidam ou chien galeux qui passe, Junior le simplet et son mentor Ach le Borgne qui joue du banjo et fait chanter la lune. Drôles, cocasses, tendres, libidineux lorsqu’ils « matent » Mamma à sa toilette…

Tout ce monde vit sur et par la décharge et vilipende « la ville sans âme et sans fraternité » alors qu’ici « lorsque la mer est agitée, pour les gens de la ville il fait mauvais temps, pour un Horr, la mer est en fête. Et pendant que les gens de la ville s’enferment chez eux, nous surplombons la falaise et nous assistons aux noces des flots en nous taisant (…) un Horr décèle de la musique dans chaque fracas. C’est çà notre privilège ! Dans ce lieu de non-sens la vie s’écoule lentement au cœur de cette cour des miracles ou chacun cherche à donner raison à sa vie. De temps à autre des gens venus d’ailleurs apparaissent et s’en repartent, vagues de chiffonniers en quête de « trouvailles », d’autres disparaissent ou meurent. Monde toujours en discussion, toujours en mouvement.

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