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Sacré Arthur !… Merci Marco !

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rimbaud2.jpgA noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, / Je dirai quelque jour vos naissances latentes : / (…) – début du poème Voyelles

Prétendre écrire quelque chose de neuf sur Arthur Rimbaud (1854 – 1891) m’est impossible : je crois qu’il n’y a pas de poète français qui ait été plus commenté, disséqué, parfois ‘assassiné’, souvent ‘transfiguré’… à défaut de pouvoir admettre que le génie ne s’analyse pas, il se constate. Ce que font le linguiste Etiemble, le poète Bonnefoy, parmi ses derniers savants analystes que j’ai lu… sans oublier ‘L’homme aux semelles de vent’, magnifique, du bon Michel Le Bris

Je n’ai ici qu’à relater quelques souvenirs de ma fréquentation de la poésie du jeune génie… et le tout premier, le plus important, se passe justement très jeune.

Voici l’anecdote qui doit dater de 1945. J’ai à l’époque 8 ans et je suis en 9° ou 8° (selon l’appellation du temps, je suis perdu avec les noms modernes de CM…). Cela se passe à Port-Fouad (face à Port-Saïd, au nord du canal de Suez) et mon père s’inquiète que je mélange beaucoup l’arabe et le français, ce qui est sans doute ma toute naïve façon de pratiquer, sinon la poésie, du moins la fraîcheur, la liberté de parole et de chanson. Il charge donc un instituteur de me donner des cours particuliers, et merci ! Car il s’agit du seul laïc de l’école tenue par de sombres ‘frères de l’éducation chrétienne’, dont je garde mauvais souvenirs. Bien plus, il s’agit d’un beau jeune homme d’environ 25 ans, Marco, qui a la particularité d’être récemment français, d’origine italienne : je me souviens encore de son accent ‘chantant’ venant de la péninsule, tout en maîtrisant parfaitement le français qu’il enseigne. J’apprendrai plus tard qu’il a choisi la nationalité française pour fuir Mussolini et son service militaire. Il s’installe en Égypte…où il sera un temps inquiété par l’armée britannique, agressé par les forces italo-germaniques de l’Afrika Korps.

Revenons à Arthur : Marco est le tout premier à me parler de cet écolier déjà brillant et indiscipliné qu’il fut à mon âge. Car Marco a remarqué que ‘je brille’ (à ma façon) à maîtriser lecture et écriture, au point de rédiger de petits poèmes (?) improvisés, au lieu de ‘suivre la discipline’

Bref il est très pédagogue et la flatterie en fait partie ! Je me souviens avoir fait docilement de rapides progrès en langue française grâce à lui. En fin de cours, il me récite des poèmes de Rimbaud – au quel je ne comprends rien, mais qui sont charmants dans sa voix. ‘Ce n’est pas grave de ne pas comprendre, moi non plus je ne comprends pas tout, mais c’est beau !’ me dit-il… Puis, plus tard, il m’apprend que l’aventurier Rimbaud, ayant abandonné l’aventure poétique (traversée de 15 à 20 ans !), était passé deux fois par le canal de Suez, donc devant notre Port-Fouad, qu’il était un peu notre voisin ! La première fois il ‘descendait’ vers Aden et l’Abyssinie, ‘faire fortune’. La seconde fois, il ‘remontait’, gravement blessé au genou… Et on sait qu’il mourut de gangrène à Marseille, peu après.

Voilà une façon insolite d’aborder ‘un monstre sacré’ de la poésie, j’y reviendrai. Mais ce n’est pas tout avec Marco ! J’allais prendre mes cours particuliers chez lui, un petit appartement de célibataire, très bien décoré de reproductions d’œuvres d’art, etc. Comme il était situé non loin du ferry-boat qui relie Port-Fouad et Port-Saïd, je lui dis un jour que je ne l’avais que rarement pris, que j’avais envie d’aller à ‘la grande ville’ dont nous n’étions qu’une banlieue, en somme.

Au cours suivant, une surprise m’attendait : Marco m’invitait à faire son enseignement dans la grande pâtisserie chic (italienne) Gianola de Port-Saïd, devant une glace monstrueuse ! Je sautais de joie. La suite fut plus surprenante. Quelqu’un nous avait vu ensemble dans l’établissement, avait téléphoné le fait à mon père, qui arriva ‘m’arracher du détourneur d’enfant’ Marco, soupçonné d’être pédophile ! Ainsi s’achevèrent mes cours particuliers avec cet affectueux et efficace pédagogue, ainsi que sa présence à l’école religieuse et le début de ses ennuis pour ‘soupçon de pédophilie’ après celui de ‘soupçon d’espionnage pour l’Italie fasciste’ ! Je fus très attristé de perdre de vue Marco, dont j’avais avoué (à mon père) qu’il était ‘très gentil’ de me caresser parfois les cheveux et de me faire une bise s’il était content de son élève, après avoir déclamé un poème de Rimbaud : en guise de pédophilie, y a pire ! Mais son enseignement m’apprit beaucoup, beaucoup de choses.

Une première approche de Rimbaud, le poète-écolier, le poète-adolescent, enfin le poète-aventurier (en particulier dans la triste aventure homosexuelle avec Paul Verlaine), enfin l’aventurier en Mer Rouge, fatale !

Ensuite, j’appris l’importance de la voix, sa musique, sa diction, dans la poésie… au point que je ne puisse lire en silence tout poème – si mon oreille ne le reçoit pas, c’est qu’il n’est pas bon : c’est mon premier critère de tri !

Enfin l’importance de la vie sociale, politique, dans la poésie. J’appris bien plus tard, sans étonnement, que l’adolescent Arthur avait été très admiratif de La Révolution de la Commune de Paris, qu’il avait bien souffert de carcans petits-bourgeois de sa famille, que son aventure avec Verlaine était bien d’inspiration libertaire, anti-bourgeoise, etc. Tout comme son ‘suicide poétique’ (son rejet de la poésie dominée par les ‘bien pensants’) avec l’aventure en Mer Rouge…

Je n’ai depuis jamais cessé de faire le lien entre poésie et aventure de vivre (cf. Blaise Cendrars !), poésie et société ou politique, poésie et langues aussi : j’ai perdu hélas l’usage de l’arabe, par exemple, mais je l’apprécie souvent en traduction – ayant notions vécues du substrat culturel de la société arabe.

En anglais, j’arrivais autrefois à lire William Shakespeare, Lewis Carroll ou Walt Whitman dans le texte, plus aujourd’hui. En italien, allemand, espagnol… et toutes langues ‘exotiques’, j’aime deviner, si la traduction est bien audacieuse, la beauté primitive du texte, restituant un reflet socio-culturel local. Pour le lien entre poésie et politique, c’est plus compliqué. Il est très rare, ce n’est pas un hasard, que cela fasse bon ménage. Un exemple ? Victor Hugo, ‘Pair de France’ et poète hors pair…mais ce fut un ‘monstre’ du pire et du meilleur.

Plus près de nous, Aimé Césaire, à la langue incandescente : mais il fut meilleur poète que politicien, son combat politico-poétique étant plutôt idéologique, contre le racisme et le colonialisme. De même René Char, résistant anti-nazi, qui refusa ensuite le théâtre politique. Bien d’autres poètes se sont frottés à la politique politicienne, hélas, au détriment de leur talent, comme Louis Aragon…et Maïakovski, lui, au détriment de sa vie. Deux autres poètes, Saint John Perse et Paul Claudel furent imposants diplomates et auteurs d’œuvres importantes et belles… mais que je trouve souvent trop obscures ou conformistes. Bref la poésie rime avec la liberté, anticonformiste par essence. Et ce n’est pas rien d’avoir appris cela si tôt, grâce à un beau jeune homme polyglotte et suspecté !!!

rimbaud1.jpgJeanne-Marie a des mains fortes,
Mains sombres que l’été tanna,
Mains pâles comme des mains mortes.
- Sont-ce des mains de Juana ?

Ont-elles pris les crèmes brunes
Sur les mares des voluptés ?
Ont-elles trempé dans des lunes
Aux étangs de sérénités ?

Ont-elles bu des cieux barbares,
Calmes sur les genoux charmants ?
Ont-elles roulé des cigares
Ou trafiqué des diamants ?

Sur les pieds ardents des Madones
Ont-elles fané des fleurs d’or ?
C’est le sang noir des belladones
Qui dans leur paume éclate et dort.

… Elles ont pâli, merveilleuses,
Au grand soleil d’amour chargé,
Sur le bronze des mitrailleuses
A travers Paris insurgé !

Tel est le début du célèbre poème ‘Les mains de Jeanne-Marie’, que j’entendis déclamer ‘a cappella’ un soir dans un bistrot de Saint-Brieuc, vers 1980, par un guitariste rocker, qui nous avait promis un ‘extra’. Ce fut ce poème et ce fut extraordinaire de surprise et plus. Cela m’incita à ‘replonger’ une fois de plus dans cette œuvre à la fois étrange et exaltante, ce que je fais de loin en loin depuis mon enfance : Merci Marco !…

Et je vous invite à visiter ce poète du… XXII° siècle !

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22 Commentaires

  1. Rémi Begouen

    24 novembre, 2010 à 4:25

    Ah, Erby!!! J’ai eu un fou-rire à m’en étrangler en découvrant ton dessin angélique à souhait ! Merci l’artiste !
    Merci aussi à Rodolphe de sa mise en page, italiques, etc. Je n’ai pas encore été voir les liens (trop étranglé par le fou-rire dû au fou Erby) que tu as mis, nomnbreux, on verra plus tard. Bonjour à tous!

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  2. b.mode

    24 novembre, 2010 à 6:22

    J’avais commis il y longtemps une vidéo expérimentale sur Voyelles. A l’occasion, je vous en passerais une copie quand on se reverra ! ça doit dater ! sinon je ne résiste pas à vous joindre ce lien qui n’a rien voir avec le tour d’horizon proposé par Rémi et encore moins avec la poésie. Ecoutez le document sonore publiée par libé ! Indigne d’un chef de l’état ! http://www.liberation.fr/politiques/06012715-il-semblerait-que-vous-soyez-pedophile-ce-qu-a-vraiment-dit-nicolas-sarkozy

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  3. babelouest

    24 novembre, 2010 à 7:03

    Face à de tels poètes, les vers maladroits semés autrefois sur d’improbables cahiers d’écoliers semblent bien ridicules. Merci, Rémi, de nous refaire cette séquence de poésie, qui rappelle tant de strophes sublimes admirées au temps où la vie entière était devant nous.

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  4. lediazec

    24 novembre, 2010 à 7:17

    Ce qui m’a toujours frappé chez Rimbaud, c’est la modernité de l’écriture. Comparée à celle d’autres contemporains, cela demeure bluffant.
    Sinon, c’est du grand Erby, à n’en pas douter ! Merci René pour la dextérité dans l’exécution de ces crobards. Je dis ça parce que j’ai un troisième que je n’ai pas pu fourguer. Encore que…

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  5. b.mode

    24 novembre, 2010 à 7:20

    Un conseil allez sur le lien « aventurier » consacré aux chemins d’errance de Rimbaud. Des photos sublimes !

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  6. lediazec

    24 novembre, 2010 à 7:31

    N’oublie pas, Rémi, de remercier Bernard pour les liens. Quel boulot ! Quant aux photos, chacune suggère un poème. Des poèmes visuels en somme. Woahoo !

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  7. babelouest

    24 novembre, 2010 à 7:32

    Magnifique, Bernard ! De telles couleurs parlent aux cinq sens à la fois.

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  8. lediazec

    24 novembre, 2010 à 7:42

    Pour le plaisir et pour la nécessité :
    « Nul d’entre nous ne sait ce qu’il adviendra de la poésie dans les années à venir. Peut-être bien que d’autres formes d’art réduiront à l’enfance de la poésie ce que les meilleurs poètes d’aujourd’hui ont écrit.
    Nul ne sait donc ce qu’il en adviendra de la poésie de Maiakowski.
    Et pourtant, comme l’écrivait Elsa Triolet, « peu d’hommes ont laissé une trace aussi profonde dans les mémoires. »
    Aujourd’hui dans la patrie de Tolstoï, de Dostoïevski, de Gorki, dans la patrie de Meyerhold, de Eisenstein, de Prokofieff, dans la patrie de Lénine, aujourd’hui comme au lendemain de sa mort Maiakowski est vivant.
    Et il manque ! »

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  9. clomani

    24 novembre, 2010 à 8:46

    Tu es un veinard, Rémi, d’avoir eu un tel professeur. Ce qui lui est arrivé ensuite est terrible !
    Quand des enseignants arrivent à transmettre leur enthousiasme, apprendre avec eux est tellement plus passionnant que lorsqu’ils « récitent leur cours », rabâché depuis des années !
    J’aime beaucoup ce court moment de poésie -tout comme le charmant dessin d’Erby- ! Ca nous change de ce monde de chiens !
    Merci encore à tous deux.

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  10. Rémi Begouen

    24 novembre, 2010 à 10:05

    Oui, Clo, j’ai eu de la veine avec Marco… et la tristesse qu’il soit soudain disparu, peut-être indirectement à cause de cette anecdote du glacier de Port Saïd…! J’ai eu diverses autres veines de ce type (‘le hasard de la vie’!) et beaucoup plus d’occasions de tristesse…
    Ma toute dernière veine est que, grâce au hasard de m’être lié d’amitié avec lediazec, je vienne collaborer avec ‘les ruminants’. Cela a commencé le 10 août 2009 avec ‘La Chasse au Snark’, de Lewis Carroll : je me permets de le rappeler ici car cet article (fort bien accueilli) peut aussi faire le lien avec cet auteur, pour les lecteurs francophones. AU fait, merci B.mode de tous les liens que tu as établi – ceux qui sont en anglais me font constater que j’ai beaucoup perdu l’usage de cette langue… mais je vais essayer de ‘m’accrocher’, merci !

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  11. Rémi Begouen

    24 novembre, 2010 à 11:20

    Je me reproche de n’avoir pas cité, vers la fin du long poème ‘Les mains de Jeanne-Marie’, au moins cette strophe qui montre la fascination du jeune Rimbaud pour la Commune de Paris. Je ratrappe donc cet oubli, voici les vers :

     » Elles ont pâli, merveilleuses,
     » Au grand soleil d’amour chargé,
     » Sur le bronze des mitrailleuses
     » A travers Paris insurgé !

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  12. babelouest

    24 novembre, 2010 à 11:22

    Magnifique.

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  13. lediazec

    24 novembre, 2010 à 11:30

    Ajoutés à la bafouille, les vers « oubliés », mon Rémi.

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  14. Rémi Begouen

    24 novembre, 2010 à 12:24

    Via la phrase du jour et visitant donc ‘des pas perdus’, je n’ai perdu, ni mon temps ni mes pas : J’ai retrouvé trace de C.Boutin, vue et revue par lediazec, c’est pas triste !!! :
    http://ruminances.unblog.fr/2008/11/28/christine-b-outin-en-emporte-le-vent/

    Un chef d’oeuvre !!

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  15. Rémi Begouen

    24 novembre, 2010 à 12:33

    Merci lediazec d’avoir rajouté cette strophe… pendant que je me régalais de relire ton récit ‘d’amour’ avec la Boute-en-train.
    (cf.lien ci-dessus). Il y a simplement que cette strophe est plutôt vers la fin du poème, contrairement à ce qu’affirme ma phrase suivante. Mais c’est pas grave. Le plus simple est d’aller relire tout le poème : ce que je recommande est le livre de poche pas cher de la collection NRF Poésie/Gallimard : ‘Rimbaud Poésies Une Saison en enfer Illuminations’. Avec une merveilleuse préface de René Char !

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  16. lediazec

    24 novembre, 2010 à 12:45

    Ralala, Rémi, j’avais oublié cette Boutin-là ! C’est vieux maintenant. Et tellement… peu rassurant !

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  17. lapecnaude

    24 novembre, 2010 à 13:25

    Pourquoi tellement peu rassurant ? Un Himalaya du récit épique ! T’imaginer en Don Quichotte Breton besognant cette mère confite … j’ai connu bien des marins bretons capables d’affronter bien des mers démontées, mais aucun qui n’aurait imaginé sauter des lames aussi glaireuses que celles-là ! Heureusement qu’elle ne réctait pas son rosaire en même temps…

    Il y a de ces moments de grace à l’orée de l’hiver qui me laissent songeuse !

    Répondre

  18. babelouest

    24 novembre, 2010 à 13:39

    Ouf ! Ouf ! Bouter la Boutin ainsi, quel ivresse ce doit être : le frisson de l’ortie, le tangage de l’artimon nubile, le roulis de la fièvre aphteuse et du moulin à café réunis dans un hymen commun et tarpéien…… Houuuuuuuuuu ! Houuuuuuuuu ! l’autan passa, le tilleul cassa, tout mais pas çà…….

    Combien de victimes ?

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  19. clomani

    24 novembre, 2010 à 18:49

    Dites, el Matador, z’êtes pas obligé de nous lire ! Si la grossièreté pouvait vous faire fuir, je suis prête ;o)). Surtout avec Boutin ! Aaaaaargh !

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  20. clarky

    26 novembre, 2010 à 11:57

    j’avais lu le bouquin de teulé, « rainbow pour rimbaud », un texte un peu zarbi comme l’est ce jean mais tellement attachant, on est loin de proust je vous l’accorde, mais tant mieux, proust me fait chier, c’est un véritable ennui de lire ce gonze.

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  21. lediazec

    26 novembre, 2010 à 12:01

    @ Laurent. Je l’ai lu aussi le Jeannot Teulé et j’ai trouvé plutôt bien foutu. Très poétique. Forcément !

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  22. clarky

    26 novembre, 2010 à 12:12

    j’aime bien teulé depuis que je l’avais découvert chez bernard rapp, un grand gaillard un peu maladroit et mal assuré.
    j’ai aimé le bouquin également rodo ;)

    mais certains te diront que c’est de la merde cette histoire de lascar de plus de 2 mètres qui vit à charleville mézières, et qui en plus se fait tatouer sur le corps des phrases de rimbaud, tain, c’est prison break avant l’heure.

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