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( 22 décembre, 2010 )

Voisins/voisines et neige

voisinvoisinedidierjeanzad.gifSi mes souvenirs sont bons, j’ai fait un petit tour des voisins/voisines en parlant de la fête des voisins il y a quelques mois donc inutile que je me répète. La Fête des voisins est toujours lancée par les deux mêmes : Françoise et moi, toujours « alimentée par les mêmes 4 ou 5 personnes », toujours boycottées par la même dizaine de personnes habitant toutes dans le 1er immeuble, celui qui a l’ascenseur. Les 3 immeubles du fond n’en ont pas : ils ont 4 étages, dont le 3e est souvent constitué de duplex. Il n’empêche qu’au fond, on se tutoie tous, et que ceux du 1er immeuble nous snobent.

Je voudrais vous conter la dernière aventure entre voisins.

Notre immeuble est raccordé au câble par Numéricable, société ô combien « légère » sur tous les plans. J’ai résilié mon ADSL depuis longtemps et depuis 2 ans, j’ai Free (donc la télé Freebox). Toutefois, j’ai gardé une mini-connexion au câble pour la télé : 5 chaînes en plus qui nous étaient proposées moyennant 5 €/mois par la société gérant l’immeuble.

Cette option a déjà empêché ceux qui le voulaient de se brancher sur le numérique via un décodeur. Il leur a fallu investir dans un autre décodeur fourni par Numéricable en plus du « numérique » !

En novembre dernier, il y eut le passage de Canal au numérique. Nos écrans (branchés sur Numéricable) sont devenus brouillés (son et image).

Excédés d’avoir une image « enneigée », mes voisins du dessus ont décidé de mener une action. C’est un couple de Bretons bretonnants (la seule fois où je suis allée chez eux, j’ai vu un drapeau breton collé au mur). Leurs deux filles, aux prénoms bretons ont quitté le nid. Ils sont grands-parents puisque j’entends les pas de leurs petits enfants le mardi soir et les fins de semaine.

Donc M. et Mme A., n’en pouvant plus d’avoir une si mauvaise qualité d’image à la télé, ont collé dans le hall d’entrée une longue feuille-pétition demandant à Aximo, la société gestionnaire de l’immeuble, de bien vouloir régler ce problème vu que Numéricable donnait une explication, jamais la même, à ceux qui lui adressaient des réclamations. Ce sont deux pages collées l’une au-dessus de l’autre, à laquelle ont contribué, comme d’habitude, ceux des immeubles du fond (comme si les locataires du premier immeuble étaient des nantis).
J’y ai apposé une petite gueulante, par principe, car j’ai eu des démêlées incroyables avec Numéricable dans le passé (4 lettre recommandées avec A.R. de ma part, menaces non signées de la leur) et que je paie les 5 €/mois en plus de mon loyer pour l’abonnement aux 5 chaînes censé nous fournir des images de meilleure qualité que l’antenne !

Juste après moi, le flic du rez-de-chaussée a écrit sur les 3 colonnes, en largeur qu’on était dans l’erreur vu que chez lui, ça marchait ! Bien sûr que ça marche chez lui puisqu’il a la Freebox !

L’éternel mec qui sait tout, qui fait scier les arbres squelettiques sous prétexte qu’ils gènent l’accès à la lumière (alors que ce sont les immeubles de 6 étages qui entourent sa cour qui l’empêchent de voir clair chez lui), qui me prédit une récidive du cancer vu que sa mère en a eu une etc. Qui écrit à Aximo pour régler une querelle entre voisins et met un double dans toutes les boîtes aux lettres, nous prenant en otages dans son problème personnel, etc. Le mec sympa quoi… un flic !

Donc ce con plante toutes nos râleries en nous traitant presque d’abrutis et en montrant que c’est « çuikiditquil’est » puisqu’il ne prend même pas la peine de savoir ce qu’il se passe chez ceux qui paient 5 € de plus par mois pour avoir des chaînes brouillées depuis novembre. Au-dessous du flic, la liste des râleurs contre la neige sur leur écran s’est allongée même si le fait qu’il ait écrit en travers a pris de l’espace (une fois de plus). Du coup, il a l’air ridicule avec « sa leçon de technique » au beau milieu de la pétition.

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( 21 décembre, 2010 )

Le voleur de lumière – film d’Aktan Arym Kubat

120voleurdelumieredef1.jpgCe film sortira le 2 mars prochain, et si vous pouvez aller le voir à ce moment, n’hésitez pas une seconde parce qu’il va certainement passer inaperçu, hélas, dans la liste des distributions hebdomadaires de gros « blockbusters » américains ou de « comédies légères » à la française…

Le film est en kirghize et se passe au Kirghizstan, ancienne république soviétique devenue indépendante, située au fin fond des plaines de l’Asie Centrale. Le Kirghizstan est aussi appelé « le pays des montagnes célestes ». Son réalisateur est kirghize et joue le rôle principal de surcroît.

C’est l’histoire d’un électricien-bricolo qui vit dans un petit village aux pieds des montagnes kirghizes et qui travaille à vélo. Dans le village, il a acquis une certaine notoriété pour deux raisons. La première parce qu’il a un rêve : celui de construire des éoliennes un petit peu plus près des montagnes, là où il y a beaucoup de vent, permettant ainsi au villageois et aux environs d’avoir de l’électricité moins chère que celle venue d’ailleurs. La seconde parce qu’il aime rendre service aux pauvres qui n’ont pas assez d’argent pour payer leurs factures d’électricité… il va donc bricoler leurs compteurs, détourne l’électricité en grimpant aux poteaux  à l’aide de crampons en forme de croissant (de mon temps, les techniciens EDF en avaient aussi pour aller voir là-haut ce qu’il se passait… après on a eu des poteaux en béton, c’était moins sympa). Bref, l’électricien bricolo monte plus près du ciel grâce aux petits ailerons à pointes métalliques qu’il chausse, tel un  Hermès des steppes. Et les montagnes, là-bas au fond, surveillent placidement le va-et-viens de la plaine. Le vent, lui, balaie les feuilles des arbres sur les contreforts des montagnes, selon son gré.

« Voleur de lumière » puisque tel est son surnom a une femme et quatre filles. C’est son grand malheur : pas de garçon ! C’est qu’au Kirghizstan, visiblement, on n’est pas un homme si on n’a pas engendré de garçon. On apprend ce chagrin caché au cours d’une séquence où il revient d’un  « bouskachi » qui a eu lieu la veille, et dont la troisième mi-temps a semblé bien arrosée. Son meilleur copain; légèrement plus « moderne » et lui sont « pleins comme des outres » à tel point  qu’il abandonne sa bicyclette, pleure et s’endort brutalement après avoir demandé à son pote de faire un fils à sa femme ! Bref la belle cuite. C’est le cheval qui ramène les deux hommes à la maison  de son maître.

Hélas, dans le village, dirigé dignement par le maire et un conseil des anciens, règne aussi un caïd, qui roule en 4×4 et a ses gardes du corps. Il a une tête de turc (alors que notre héros a les traits mongoloïdes et porte, comme tous les anciens du village, un couvre-chef en feutrine) et véhicule une mentalité pourrie.

Tout le village sait qu’il veut transformer la belle plaine dont les feuillages d’arbres sont gentiment balayés par les vents, paysage ô combien enchanteur et enchanté, en ville bétonnée avec ses hôtels et surtout son centre commercial. Dans le village, rares sont ceux qui en veulent, de ce projet, surtout pas le maire, qui est alors éliminé.

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( 19 décembre, 2010 )

Fais du (horte)feu dans la cheminée, je reviens chez nous

helexchemineeiframe.jpgSinclair de lune
J’y vais t’y ou j’y vais t’y pas ? DSK, dont les initiales évoquent plus une marque d’imprimante ou un sigle de multinationale qu’un espoir pour nous z’autres, doit se poser la question chaque matin en rasant Sinclair. Nabab au pays des nababs, pourquoi viendrait-il s’emmerder au royaume du beaujolpif et de Barbelivien réunis, alors qu’il a à sa guise, une cohorte de nervis qui lui lèchent quotidiennement les coucougnettes, des émoluments dantesques dignes d’un dictateur africain et un job pervers qui consiste grosso-modo à enfoncer un peu plus  dans la mouise les pays en détresse…

Goutte d’or ou goutte d’eau ?
D’accord, le vert-galant ne fera jamais du Hortefeux dans le texte. On va susurrer dans les chaumières, c’est déjà ça de gagné. Clair que le rouquemoute évolue désormais en free-style et gaffe plus souvent qu’à son tour. A côté de sézigue, Gaston, le héros de Franquin, passerait pour un mec habile. J’ai pas dit kabyle ! A propos de « cas bile », la Marine en vogue (la galère) a mis le doigt là où ça fait bobo (dans les deux sens du terme). Et toute la médiacratie s’est engouffrée comme un seul homme dans le tunnel creusé par ses soins. Grâce à elle, la rue Myrha est devenue en deux coulées gros le centre du monde blogosphèrique. La Goutte d’or distillée fielleusement par l’héritière de la maison Le Pen restera dorénavant la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ébréché de l’indignation numérique.

Buisson-Besson : du Copé-collé ?
L’identité nationale… Un débat calamiteux initié à l’époque par Buisson, le conseiller occulte de qui vous savez, et piteusement enterré par Besson, le transfuge aux petits soins. On croyait cette mascarade enfouie à jamais dans les catacombes de l’ignominie. Que nenni ! Copé-collé, aux ratiches aussi acérées qu’un Dracula en culotte de velours, relance l’affaire. Au manège de la foire d’empoigne, le maire de Meaux veut décrocher la queue du Mickey franchouillard. Pour cela, il semble prêt à tout, quitte à draguer sur les terres  nauséabondes du FN.  Il règle ses pas sur les pas de son vrai-faux ami actuellement en poste Faubourg Saint-Honoré. Il avancera peut-être même avec des foulées encore plus amples… si affinités avec l’opinion !

Ferry ou fait rire ?
Ferry boite. Voire traîne carrément la papatte. L’auto-proclamé philosophe patauge dans une semoule indigeste et va même jusqu’à qualifier la blonde égérie d’extrême-droite de « raisonnable » . Hongrois rêver one more time.  A ce stade, qu’on qualifiera benoîtement de point de non-retour, on  réservera au brushé un aller simple pour le trou brun. Et on s’interroge dans notre fjord intérieur vulcanisé sur l’état de délabrement de la pensée politico-médiatique de notre cher et vieux pays.

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( 19 décembre, 2010 )

Au fil de l’obscène

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Des primaires au très sommaire

Après les primaires socialistes qui font jaser à gauche et ricaner à droite, voici venu le temps des sommaires de l’UMP. Ayant claironné, lorsqu’il était président de l’UMP – comme toujours quand il faut brasser du vent -, qu’il allait inscrire le principe des « primaires » dans les statuts du mouvement, voici que le Lider Mínimo fait marche arrière. Plus question d’organiser une « élection interne », car cela représenterait un « coût énorme » ! Un tel souci des finances publiques, fait plaisir à entendre par temps de crise. Aurait-il peur, soudain, de se ramasser une gamelle au sein même de son parti ?

Envisagé sous cet angle, l’argument économique tient la marée chez le blaireau de base. Cela inspire le respect. En élargissant un peu, toujours dans un souci d’économie, on pourrait tout aussi bien supprimer la démocratie,  jamais avare de débats au « coût énorme » !

Pour Jean-François Copé « ça se passe comme ça dans toutes les grandes démocraties ». C’est quoi pour lui une petite démocratie ?…

La mort pour carburant

dgnrescemaculaire.jpgC’est dans Rue 89 que je suis tombé sur cette lettre ouverte de Benoit Deschod, adressée à Robert Ménard. Robert Ménard est un drôle de gus. Chantre de Reporters sans frontières, il a fait des pieds et des mains pour se faire remarquer en jouant avec des idées de justice et de dignité dans un but bien précis : sa pomme.

Fils d’un imprimeur proche de l’OAS qui détestait les communistes et les gaullistes, Bob a pour sa part sondé les extrêmes. Il a fréquenté les anars, les trotskistes et a même milité à la LCR, avant de prendre sa carte au PS, sans doute à la faveur d’un vent favorable, puisqu’il quitte la Ligue Communiste révolutionnaire en 1979, deux ans avant l’arrivée des socialistes au pouvoir. Cet homme que nous avons souvent vu colonisant les ondes pour exprimer colère et ressentiment à l’égard des puissants, quitte Reporters sans frontières en septembre 2008. Deux mois plus tard, on le retrouve comme directeur d’un « centre d’accueil pour les journalistes » au Qatar. L’émir du coin, dont on imagine aisément le sens inné pour la liberté d’expression lui alloue une subvention annuelle de 3 millions de dollars, dit-on.

A présent, fort d’une Légion d’honneur décernée par Nicolas Sarkozy, Robert Ménard milite pour le rétablissement de la peine de mort. Un homme de conviction, le Ménard ! Si vous ne l’avez pas lue, lisez cette magnifique et très digne lettre de Benoit Deschod, elle vaut la peine.

Luc Ferry-boat ou la bêtise « savante »

Mais quelle mouche a piqué Luc Ferry pour partir en vrille à propos de la polémique déclenchée par Marine Le Pen pour se fabriquer le buzz du moment ?

Dans le style du «  je-sais-tout illustré », cape au vent, le voici, tel un croisé, livrant avis sur le sujet et, sans que nous sachions la raison, ni le propos, il se met à délirer comme un forcené sous amphétamines, affirmant sa préférence pour Marine Le Pen plutôt que pour ce pauvre facteur de Besancenot, homme dangereux, en quête de second souffle.

La chose n’aurait aucune espèce d’importance si la disproportion n’était pas aussi criante. Quel danger représente aujourd’hui, d’un point de vue électoral, Besancenot, en comparaison des idées du clan du borgne ?… Qui une telle préférence peut arranger ?… Et, surtout, qu’est-ce que tout cela vient faire là, sinon ajouter de l’huile sur le feu, au moment où il est surtout question d’éviter les débordements extrémistes ?… En grand philosophe, il doit avoir sa petite idée sur la question.

Tellement imbu de soi qu’il en devient dangereux, ce pauvre Luc.

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( 18 décembre, 2010 )

La Chaux-de-Fonds, chaudron de libertaires helvètes

kartebezirklachauxdefonds.pngJe n’avais a priori aucune raison de connaître et m’intéresser à cette belle ville, la principale du Jura Suisse, d’ailleurs abusivement appelé ‘Jura Bernois’ (la germanophone capitale confédérale est à 70km), alors  qu’il s’agit d’une région francophone, proche culturellement du canton de Genève (60km). Mais le hasard voulu que j’avais alors un p’tit boulot à Genève (‘agent de surface’ d’un chic gymnase privé, de 5h30 à 9h30, grâce à ma jeune sœur qui y était plus tardivement prof de ‘gymnastique douce’). Il m’arriva donc, un jour d’octobre pluvieux, que j’emprunte la petite auto de ma sœur – lui promettant de la rendre à telle heure précise – et, ayant entendu à la radio qu’il faisait beau ‘là-haut’, d’y aller voir. Ça grimpe dur, jusqu’au col qui surplombe la ville. Et là, surprise désagréable : il faisait presque beau, enfin, mais le col était soudain damé de neige, la voiture y fit un tête à queue, ouf, sans heurt… Le reste fut dans la neige, allure très modérée. Deuxième surprise, agréable : j’allais me réchauffer dans un petit bistrot, au hasard d’un stationnement entre les énormes congères que font les continus déblaiements de neige. C’était un ‘repère d’anarchistes’ ! L’on sympathisa très vite, mais ne pus m’attarder bien longtemps, promis de revenir. Et l’on me donna une adresse genevoise d’anars, qui me fut très utile ! Je revins pile à l’heure, sous la neige puis la pluie, montrait à ma sœur, éberluée, les amas de neige dans les garde-boue de l’auto, lui racontait l’anecdote…

Ma seconde visite dans ce ‘haut lieu’ fut très différente. J’étais ouvrier dans un petit cirque helvète marrant (qui payait mal, au noir !), et nous y fîmes halte, 3 ou 4 jours.  Bien assez pour renouer bon contact avec des anars locaux, dont j’avais entre temps appris la longue histoire, dont voici un bref résumé :

Depuis toujours, les paysans du Jura (Suisse et Français) sont bloqués par la neige l’hiver, et développent donc, au chaud chez eux, des activités artisanales diverses à cette saison. Ils devinrent peu à peu, ainsi que leurs voisins citadins, dont surtout La Chaux-de-Fonds, ‘artisans horlogers’ (ah, les coucous suisses !) pour les firmes, genevoises ou autres, mais s’organisèrent vite et bien pour ne pas se faire exploiter… Ainsi naquit (dit-on) la tradition anarchiste spécifique locale, qui ensuite est devenue célèbre, avec les visites par exemple de Kropotkine (et Bakounine ?)… Tradition restée toujours très entreprenante !

Mes 3° et 4° visites au Jura Suisse furent encore plus imprévues, surprenantes. On sait que l’artiste n’est jamais loin de l’artisan : le réseau anar local a donc très tôt développé des activités artistiques… libertaires. Dans un très belle petite ville de la région (où mon cirque s’était arrêté), Saint-Imier, existe unCarré Noir, espace autogéré pour expos, concerts, conférences, etc

J’ignore comment mon ami nazairien Taro (de son nom d’artiste peintre et sculpteur) fut invité là-haut à exposer, mais toujours est-il qu’il m’embaucha comme ‘taxi’, pour déménager son expo, sur plus de 1000km …

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