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( 18 décembre, 2010 )

Quand un voisin rencontre un autre voisin

mediumcagedescalier.jpgTroisième volet du cycle Voisin, voisine. Cette fois, c’est l’ami babel qui s’y colle !

Dans mon escalier… non, il n’y a pas un étang, mais des fleurs séchées à chaque étage. Et de vraies fleurs en bas, à l’entrée ensoleillée. A l’heure du courrier, les allées et venues ne manquent pas. Assez souvent, le facteur n’a pas le temps de mettre le courrier dans ma boîte, car je vois arriver son vélo, et je sors lui ouvrir l’entrée du bas.

Les voisins, devant, côté séjour, ce sont donc les usagers du tram, ou des bus qui ont leur arrêt là. Dès sept heures du matin, c’est animé ! Mais l’immeuble étant en contrebas, les bruits sont assez assourdis. J’ai la chance d’être au rez de chaussée. Les voisins de dessus ont posé des survitrages.

Côté cuisine, c’est la pelouse commune, avec des arbres à l’ombre desquels ces dames amènent leur chaise de jardin l’été, et papotent tout l’après-midi. Au-delà, les petites maisons assez récentes ne sont pas en vis-à-vis, elles sont nord-sud alors que l’immeuble s’oriente est-ouest. C’est calme. Autrefois, je voyais entrer et sortir des voiliers par le grand portail de derrière de l’immense boutique à bateaux qui jouxtait notre habitation. Maintenant, ce sont une papeterie et un vendeur de tissus et accessoires de décoration intérieure qui ont pris la place.

Les voisins eux-mêmes ? Ah ! Sur le même palier, la dame de 90 ans qui vit là affiche un dynamisme que des cinquantenaires peinent à égaler. Chaque matin, elle part à pied chercher son journal au bureau de tabac, là-bas de l’autre côté de la grand’route, tout au pied de la monumentale tour qu’avait inaugurée François Mitterrand, il y a plus de 35 ans. Il y a largement cinq cents mètres. C’est moins bruyant que quand elle sort sa voiture. Dans le hurlement de l’embrayage, elle avance comme un escargot et réussit à s’insérer dans la circulation, quand elle ne prend pas le trottoir, et quand elle ne cale pas dans la montée. Un phénomène !

Un autre voisin, plus haut, est toujours prêt à rendre service. Parfois il me tutoie, parfois il me vouvoie. Chômeur de longue durée, il occupe son temps en retapant une bicoque pour plus tard, quand il aura enfin sa retraite. Parfois, il m’a vraiment dépanné. Un type bien.

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( 17 décembre, 2010 )

Poupoupidou à Europe N°1 et mort de Pompidou

4223189394.jpg1974 allait être ma dernière année à Europe N°1. J’étais secrétaire de Direction, mon boss avait cessé de m’impressionner et mon petit cercle de copains s’était renforcé d’une autre jeune femme. Jeannine, la secrétaire de Gorini ayant abandonné le boulot pour faire la mère de famille en Alsace, avait été remplacée par Danièle K. Même que c’est moi qui l’ai suggérée à mon patron qui gérait la Rédaction. C’était une belle brune aux cheveux longs, très discrète, qui tapait les flashs de la soirée. Elle était du soir, j’étais du matin, nous étions très complémentaires. Elle rejoint très vite la bande dont le noyau dur était composé de Josée, la secrétaire de Pierre Bonte (qui faisait son émission « Bonjour M. le Maire »), Paule ou Andrée du service reportages, Pascal, Dudu et moi.

Je pris l’habitude de traîner dès que mon patron était en studio… ma vie sentimentale se délitait et les petites fêtes improvisées très souvent m’aidaient à franchir ce cap (classique) du mec un peu absent, ou présent juste lorsqu’il s’agissait de frimer en invitant des copines aux débats politiques de mon patron, qui se déroulaient en public. Grâce à moi, il pouvait faire entrer ses amies de Science Po. Le copain de ma nouvelle collègue, surnommé « Popeye » avait été intronisé dans le groupe. Nous faisions des soirées chez les uns ou les autres, au restaurant, ou dans le bureau de Siegel lorsqu’on le pouvait.

Le 2 avril 1974, le Dr Europe et Albert Ducrocq ont invité, comme tous les ans, toute la rédaction à leur buffet. Cela se passait au sous-sol, à la cantine. C’était charcuterie et tonnelets de vin rouge, à partir de 19h. C’était une habitude qu’ils avaient prise et à laquelle tout le monde se prêtait bien volontiers. Nous étions donc nombreux à festoyer parmi lesquels Siegel, Gorini, même « Papy Floirat » qui aimait bien passer à Europe en fin de journée. Le petit groupe d’amis n’étant guère décidé à retourner chacun chez soi, nous avons donc décidé de finir la soirée dans le bureau de Siegel, lequel était parti depuis belle lurette, ainsi que toute la hiérarchie. Pascal avait monté les restes de pâtés, saucissons et autre cochonnaille, les autres avaient pris des gobelets, récupéré les tonnelets… et nous continuions allègrement la fête dans le bureau directorial, en musique.

georgespompidou.jpgTout à coup, Pascal de passage dans le bureau du secrétariat, surgit dans le bureau et nous annonça : « Pompidou est mort« . C’était Levaï qui avait entendu l’urgent (une sonnerie sur le telex) en passant devant la salle des télex ! A moitié éméché, il était descendu faire un flash spécial que Pascal avait entendu au vol.

Re gros branle-bas de combat. Nous avons déblayé le bureau de Siegel, posé les plats et tonneaux sur la table de la rédaction, et rappelé nos patrons respectifs. Ils étaient de retour une demi-heure plus tard. Nous étions chacun dans notre bureau, dans les starting-blocks pour la nuit de travail que la mort d’un président allait représenter.

Gorini n’en revenait pas de nous voir tous à nos postes, pas un seul n’a pensé que nous nous apprêtions à faire la fête quand la nouvelle nous avait « chopés ». Il se frottait les mains, tout content et répétait sans arrêt « enfin, il se passe quelque chose… on s’emmerdait à la longue« . Il me semble bien que nous avons travaillé toute la nuit. Un moment, faute de boustifaille, nous avons téléphoné au bar d’à côté au petit matin pour qu’on nous apporte des sandwiches, des oeufs durs et du café, de quoi tenir le coup.

Je découvrais enfin ce qu’était la venue d’un événement majeur dans une rédaction. J’ai bien aimé ce moment où chacun sait ce qu’il a à faire, définit ses propres priorités, prend des initiatives et pallie au plus urgent. C’est beaucoup plus tard que je prendrai conscience de ma capacité à réagir vite et bien mais j’étais très à l’aise dans ce genre de situations.

Bien sûr, la mort de Pompidou a provoqué des élections présidentielles après l’intérim de Poher. A Europe, des étudiants étaient recrutés tout spécialement pour travailler avec l’IFOP sur les intentions de vote. C’est donc là que j’ai vu arriver Anne Sinclair en jupe plissée bleu-marine et en catogan.

Notre petit groupe de copains continuait à bien fonctionner, nous faisions régulièrement la bringue ensemble, j’étais devenue très amie avec ma collègue Danièle chez qui j’allais dormir de temps en temps, lorsque mon studio a été inondé… à moins que je n’aille chez Pascal qui me prêtait son studio. Nous avions pris l’habitude de jouer de temps à autre au poker (sans argent car personne n’en avait). Nous misions des trombones.

Ces soirées contribuaient à souder le groupe . Nous avions tous du pain sur la planche et passions beaucoup de temps au bureau car la campagne électorale battait son plein entre les divers candidats dont Giscard d’Estaing et le Premier Secrétaire du P.S. François Mitterrand. Un débat entre ces deux-là, animé par mon patron, eut d’ailleurs lieu dans le studio d’Europe N°1 et fut couvert par toute la presse française.

Bien sûr, les veilles et jours d’élections, nous étions au taf, sans rechigner. Un célèbre traiteur était en charge d’un énorme buffet qui se tenait sous une toile de tente dans une des cours intérieures de la station. Nous avions des badges pour accéder à ce buffet pour nous sustenter à tour de rôle puis remonter dans nos bureaux.

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( 16 décembre, 2010 )

Fillon-les-p’tits- »lus »

simplecommeuneboc3aetec3a0biscuit.jpgEn 1610, au mois de mai, Henri IV fut occis par Ravaillac. Le Vert Galant, comme on le surnommait, fut enterré avec tous les autres couronnés de France et de Navarre à la Basilique de Sain-Denis. Jusqu’en 1793 il dormit en paix. On ignore pourquoi des révolutionnaires ouvrirent son cercueil et le corps fut jeté dans une fosse commune… La tête  et le corps en furent séparés.

Une tête qui aimait le voyage. Le trouva-t-elle à son goût ?… On la retrouva enfin, mais personne ne voulut croire qu’il s’agissait de celle de Riton. Après un périple mouvementé, entre la demeure d’un comte allemand et d’un antiquaire de Dinard, qui l’achète pour trois balles dans une vente aux enchères à l’Hôtel Drouot en 1919 – et  autres péripéties ! -, des scientifiques l’ont enfin authentifiée quatre siècles après son trépas ! Qu’elle repose en paix.

Un qui n’a pas perdu sa tête, mais qui cherche à retrouver un peu de son esprit, c’est François Fillon. Dans le fatras d’une majorité tirant à hue et à dia, il ne sait plus où donner du ciboulot pour apporter un peu de cohérence à cet ensemble baroque.

Depuis l’épisode de la poudreuse et le bordel subséquent qu’on n’hésite pas à considérer comme un « loupé », Fillon fait, en privé, amende honorable, reconnaissant qu’ils (le gouvernement) n’avaient pas été « bons » en « matière de communication ». On lui pardonne. Après tout, on ne peut pas passer sa vie à téléphoner à tous les « naufragés » – quel joli terme que voilà ! -, alors qu’il y a un pays à gouverner et une Europe économique à remettre à l’endroit.

Fort de cette nouvelle disposition, il s’est positionné sur plusieurs dossiers et déclarations tapageuses – autant qu’idéologiques -, à commencer par celles de Brice Hortefeux à propos des policiers ripoux condamnés par le tribunal de Bobigny et à la polémique  qu’on sait. Le Premier ministre secoue les morpions du ministre de l’intérieur avec une fermeté qu’on ne lui connaissait pas. Il n’a pas lésiné et considéré comme « des faits injustifiables » le comportement des pandores, donnant raison à la justice. Une fois n’est pas coutume. Et une droite dans les gencives, une ! Il a ajouté que « l’honneur de la police exigeait un comportement exemplaire » et qu’en tout état de cause cette polémique entre volaille et justice ne peut servir que « les criminels et les délinquants ».

François Fillon n’a pas envie de perdre la main dans la très délicate partie que la droite engage dans la perspective des présidentielles de 2012 et il tient désormais à marquer de son seing la ligne à tenir. Alors que les sondages révèlent que 54% des militants UMP sont tentés par l’aventure Frontiste, une alliance en somme – que ne ferait-on pour gagner une élection -, Fillon parle de cohésion et rejette tout arrangement politique avec le parti du borgne qu’il juge « dangereux » !

Fillon donne l’impression de vouloir se battre à la loyale – à défaut d’idées -  sans autre compromis politique que celui qu’il pourrait conclure avec le Centre, les radicaux et quelques personnalités de gauche prêtes à franchir le Rubicond. Pour gagner cette guerre qui s’annonce dure, il ne mise que sur les difficultés rencontrées par le gouvernement tout au long de son quinquennat et sur sa volonté à continuer de réformer le pays contre vents et marées, quitte à atteindre le sommet de l’impopularité, comme cela fut le cas pour la réforme des retraites.

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( 15 décembre, 2010 )

La Santé ne serait-elle plus qu’une prison ?

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Vous connaissez la dernière ? Eh bien, la dernière de la classe, c’est Roselyne. Étonnant, non ? Pas tellement, on avait eu l’occasion d’entendre parler de ses frasques à propos de certaines grippes. Qui, soit dit en passant, ont multiplié par sept les fausses couches chez les femmes enceintes vaccinées. Un détail.

La ministre fait mieux cette fois. Par département, en raison de restrictions budgétaires ne pourrons subsister qu’un ou deux labos d’analyse de sang, qui devront avoir des habilitations spéciales (même si désormais le patron des dits labos ne sera plus nécessairement un médecin biologiste, paradoxe).

sant.jpgCes labos accréditeront à leur tour des infirmières attachées à ces labos-là, même si elles sont libérales. Ils devront s’équiper à grands frais de nouvelles machines afin de baisser le nombre de personnels, pour faire (?) des économies. En effet les taux de remboursement vont baisser sur ces prestations. Et toc !

Des conséquences ? Il ne sera plus possible de faire des prélèvements à domicile. Prévoir soit de se déplacer (plus loin, puisqu’il y aura moins de labos), soit pour les grands malades de se faire hospitaliser dans un grand hôpital (faute de moyens, les petits ne pourront plus faire les prélèvements, oui oui, oui !). Rien que pour faire des économies, je vous dis !

Autre conséquence, les infirmières stagiaires, remplaçantes, etc… ne seront plus agréées puisque chaque infi sera autorisée par un labo particulier. En urgence, et faute de personnes autorisées, on ne prélèvera pas, c’est simple.

Qui financera ces nouveaux matériels ? Pas de problème, le bon vieux biologiste du coin ne pourra pas, et devra fermer sa boutique. Ce sont des groupes comme la Générale de Santé qui achèteront les labos bien placés, comme cela se passe déjà pour les cliniques. Qui sera content ?

Aux dernières nouvelles, il est aussi prévu de baisser les remboursements des radiographies. Il sera judicieux de prévoir le même scénario dans un proche avenir, quand on voudra se faire photographier les intestins ou les os du petit doigt.

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( 15 décembre, 2010 )

Dans mon voisinage, il y a…

rjeanjaursstnazaire.jpg- Il y a à ma droite (en rentrant, côté nord, chez moi) un bistrot de pochtrons, l’un des rares qui restent à Saint-Nazaire, et dont je connais vaguement la bonne moitié (‘eh ! Salut ! – ah ! Salut !’ se dit-on sur le trottoir, côté nord, où l’on sort fumer). Mais j’ai fermement décidé de n’y jamais aller boire un coup (à une exception près) dans ce caboulot : j’habite trop près et redoute le classique coup du ‘on s’invite boire un coup chez toi, mon pote… !’ Et j’ai nuisance ou joie d’engueulades ou de chansons gaillardes, lorsque, côté sud (ou sont nos petits jardins), les pochtrons viennent s’attabler – sauf en hiver.

- Il y a ma gauche un feu tricolore bien plus désagréable : c’est par là que passent la plupart des autobus de la ville, qui ont crissements de freins épouvantables au feu rouge (sous ma fenêtre principale nord au 1°étage) et démarrages tonitruants au feu vert… De l’autre côté de ce carrefour, il y a un vaste collège, ce qui donne de la jeune et gaie animation au quartier. Jusqu’à présent, je me suis abstenu de faire ‘le coup de l’imperméable’ à la sortie de l’école !

- Mais à ma gauche, nettement plus loin que ce carrefour, il y a surtout une charmante amie – on s’aime bien – chez qui je vais parfois (mais j’aime pas son chat !) et qui vient plus souvent chez moi, entre autre lire Ruminances… qu’elle aime bien. Et on papote beaucoup… ! On s’échange des livres (on s’est connu chez Gérard, notre cher libraire de La Voix au Chapitre) ou revues, elle me dépanne parfois en épicerie (elle va au ‘Resto du Cœur’) et surtout en vêtements : je porte, ces temps, un superbe manteau venant de son nouvel amant (moi je suis trop vieux pour des exploits, lui trop petit pour le manteau). C’est un bon ami à moi, peintre (elle l’est aussi) que je me suis ingénié à lui présenter. Bref on se rend menus services, façon simple de lier amitié – mais l’ami peintre est paraît-il jaloux de moi… !

- Au dessus de chez moi, il y a une vieille dame (82 ans, c’est guère 10  de plus que moi…). Depuis qu’elle est veuve et handicapée (prothèse de la hanche, béquille), elle sympathise avec moi. Je lui monte chaque matin, de sa boîte aux lettres, son Ouest-France, et elle me donne les quelques sous pour que j’aille lui acheter son pain… (un peu plus tard, car, en général, je suis encore en robe de chambre à 9h). Une fois par semaine, je sors et ramène aussi la poubelle commune, et autres menus services… mais elle est généreuse à la saison, avec ses tomates, ses patates ou ses fleurs (on vient l’aider à cultiver son petit potager – côté Sud -, mais elle aime bien, entre béquille et binette, tenter de continuer ‘cultiver son jardin’ !). Depuis le temps que l’on se connaît, que l’on se sourie, je me suis enhardi un jour à lui demander : ‘on pourrait s’appeler par nos prénoms, se tutoyer ?’. Refus catégorique ! C’est donc toujours ‘Madame, Monsieur’, et vouvoiement ! : elle est pourtant d’un milieu ouvrier… mais on y a de forts principes, aussi, assez souvent même ! Elle sait bien sûr que j’ai des ‘opinions politiques’, mais le sujet est tabou pour elle, ainsi que les ‘opinions religieuses’. Elle n’a que des ‘opinions familiales’ de mère et grand-mère, plus ‘opinions météorologiques’ et surtout ‘potagères’

- En face de chez moi, au delà du petit potager susdit, il y a mon ennemi. Il ne le sait pas, mais c’est ainsi : une haine contenue… ! Lui n’est pas du même milieu populaire, ou il l’a bien renié. Est-il ancien adjudant-chef ou ancien colonel ? Je l’ignore. En tout cas toujours militaire, con. Il ‘règne’ sur son gazon (tondre, tondre !) ses massifs de fleurs et haies (tailler, tailler !), son cerisier (à la saison, faire la guerre aux envahisseurs ennemis, pies et merles !). Et le pire : il ‘règne’ sur deux femmes si semblables que je suis encore incapable de savoir laquelle est son épouse légitime et l’autre l’amie de l’appartement supérieur. Car ‘le militaire en son jardin’ (il y étend le linge aussi, bien aligné : ‘j’veux voir qu’une tête !’) a toujours le coup de nuque ‘réglementaire’ vers les fenêtres de ces dames… ‘T’aimes ma démarche de costaud… ?’. Oui, militaire non repenti, t’es costaud. Dès que la température le permet, t’es torse nu, ha la classe, à 55 balais ! Ça c’est du mâle ! Nous nous sommes toisés, moi à ma fenêtre au Sud, lui sur sa place d’armes (qu’est son jardin) longtemps, sans que ni l’un ni l’autre ne daigne saluer l’autre.

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