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( 29 janvier, 2011 )

Les 5 derniers articles du nouveau Ruminances

( 7 janvier, 2011 )

Ruminances change de crémerie

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Nouvelle adresse

Pour des raisons techniques essentiellement, ruminances change de crémerie. Voici venu le temps de la transhumance. Vous pourrez nous retrouver dès aujourd’hui ici !

On travaille d’arrache-pied avec l’ami Rodo pour récupérer les éditos anciens et les incorporer dans le nouveau site mais cela prend du temps vues que les plateformes unblog et blogspot ne sont pas vraiment compatibles.

Les liens avec les sites sympas sont également en travaux mais ne vous formalisez pas d’un oubli. Signalez-le nous tout simplement. Heu pas Didier Goux…

Nous vous embrassons très sincèrement et souhaitons de tout coeur que nous ferons encore un bout de route ensemble. 

Amis blogrolleurs, veuillez modifier notre adresse sur vos liens :

Ruminances

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( 7 janvier, 2011 )

Les cinq dernières minutes ou la découverte du coupable

affaireguerlainlecsaareagim43865.jpgLe 15 octobre dernier, je me souviens, j’étais dans mon lit,  je matais la téloche. Il faut vous dire que mon plumard fait office de duplex : je lis, je baise, je mange des yaourts à fort pourcentage de matière grasse – ils ne sont pas chers –, je lis des choses sérieuses ou je m’endors avec des conneries aussi assommantes que l’inspecteur Derrick ou un article du nouvelobs. Ma belle-mère y est abonnée et de temps à autre je m’avachis à sa lecture. Une demi-heure plus loin je m’éveille à la réalité comme un forçat découvrant qu’il est toujours dans sa paillasse, une mer turquoise se dissipant sur le mur sale de sa carrée.

Ayant quitté l’équipe de Canal midi parce qu’elle me gonfle à force de légèreté forcée et de festivité à un centime d’euro, je me concentrais sur les 5 dernières minutes du JT de France 2 et sur l’invité du jour Jean-Paul Guerlain. J’aime beaucoup m’attarder sur ces personnages de la mode, comme Lagerfeld, que je regarde comme on observe des extraterrestres venant nous faire un coucou extra-planétaire, attifés avec excès et imbus d’une supériorité ridicule.

J’aime le concept des 5 dernières minutes du JT de la 2. Rien à voir avec la série éponyme, cette série d’enquêtes où le spectateur accompagnait le commissaire Bourrel et son assistant Dupuy tout au long de l’enquête pour enfin découvrir le coupable et dont les premiers épisodes furent diffusés par feu l’ORTF.

Ici, il s’agit du journal d’information d’une chaine nationale où, en toute fin de partie, on invite des cinéastes, des acteurs, des musicos ou une personnalité du showbiz pour parler de son actualité. C’est le moment de détente, après avoir tout fait pour être agréable à ses supérieurs en faisant croire au quidam proche de sa sieste que tout va bien ou pas trop mal. Ou de mal en pis,  selon l’humeur des dirigeants politiques, toujours soucieux de propagande.

C’est le moment où chacun fait plaisir à l’autre en vendant sa came. Rien de méchant, que du plaisir. La société de consommation et du spectacle se livrant à une ronde banalisée. C’est dire si Élise Lucet était décontractée en recevant Jean-Paul Guerlain pour l’interroger sur son actualité du moment. On babille gentiment, on s’extasie, c’est le clap de fin, tout le monde range son matos et on s’apprête à passer à autre chose. Moment choisi – de façon naturelle – par Guerlain, sapé comme un milord, les orteils manucurés, pour déclarer, à propos du boulot que son affaire représente : « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… »

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( 6 janvier, 2011 )

Qui paye ses dettes, paye ses dettes

lacrise.jpgEl Mínimo a profité du conseil de ministres pour présenter ses vœux au gouvernement, ce mercredi 5 janvier. Juché sur ses tics-tics-aïe-aïe-aïe, il n’a pas lésiné en matière de discrétion, sa nouvelle religion. Une recommandation expresse à l’ensemble de ce groupe qu’il voudrait resserré, solidaire et concerné. Pas de syndrome électoral, on gouverne et motus. Pas un mot nulle part. Personne ne doit être au courant qu’au lieu de gouverner nous remplissons les caisses pour nous payer une belle campagne électorale en 2012. Les ministres ont une mission et une « tâche à accomplir » : consacrer une année à faire croire à l’opinion qu’ils sont « pleinement au service des Français ». La routine sous la Cinquième de Jean-Claude Bourret !

J’aime ces envolées présidentielles d’où l’amphigourique est exclu. Simple, direct et tordu, tel il s’aime, tel on le vénère, comme le proclame, à rate dilatée, Luc Chatel, le très bien lécheur ministre de l’éducation nationale.

Depuis un petit moment, sentant le chaud lui brûler le cul, El Mínimo fait dans la reculade. Ou fait semblant d’ainsi faire. Après avoir alimenté dans une surenchère frontiste, des débats plus que douteux, comme l’identité nationale, la burqa, la délinquance et le tu vas voir ce que tu vas voir, avec l’arsenal des formules qui n’ont rien à envier à celles de certains idéologues fascistes, le voici opérant un virage de loup déguisé pour bien aiguiser la lame qu’il a envie de nous planter dans le dos, pas plus tard qu’en 2012.

Dans cette perspective, bien ancrée dans son esprit, il se met à jouer l’homme responsable, le chef soucieux n’ayant d’autre souci que celui de la France, de sa grandeur et des citoyens qu’il a la charge de gouverner. Aussi exhorte-t-il son équipe à ne pas dévier d’un pouce de l’objet même de la vente : « Le service des Français continuera d’être tout au long de cette année, votre seule, votre unique préoccupation. Les ministres ont une tâche à accomplir. Ils ne doivent s’en laisser détourner ni en anticipant des échéances électorales encore lointaines, ni en participant à des polémiques qui pourraient donner aux Français le sentiment de faire passer le souci d’un avenir personnel avant celui de l’intérêt général ».

Pour faire avaler la pilule à des français crédules et apeurés par la crise qui se propage et que les propagandistes de la peur ont pour mission de marteler dans les esprits, El Mínimo balance son blues des temps difficiles, préparant son équipe à argumenter le bon refrain : « l’environnement international lourd de menaces » pour ce qui concerne la politique extérieure et ses probables mauvaises répercussions à l’intérieur, cassage de gueule des marchés financiers, quelques interlopes banquières, des patrons récalcitrants, rien que du solide pour instiller la sinistrose. Côté politique intérieure, on mise sur le boulot qu’il reste à faire pour « réparer les injustices, réduire les inégalités, faire reculer la violence, faire respecter nos valeurs républicaines, renforcer la compétitivité de notre économie qui nous protégera des délocalisations… »

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( 5 janvier, 2011 )

Hessel, de l’ombre à la lumière

stephanehessel.jpgStéphane Hessel est un homme qui a toujours vécu à l’ombre. A l’ombre du gaullisme. A l’ombre de la politique politicienne et du microcosme. Il a traversé sa vie non pas comme une ombre, mais comme un éclat lumineux que les gens pressés ne peuvent pas distinguer tant le festif et le pressé colonisent le temps réfléchi. Au crépuscule de sa vie, cet homme qui a vu tomber la pluie, s’attarde sur un aspect de ce phénomène avec une pointe d’indignation. Il se sent redevable de l’offrande que la vie lui a faite : vivre. A ce titre il a une dette envers lui-même et il tient à s’en acquitter avec honneur. En ces temps obscurs, les hommes d’honneur son rares, inclinons-nous sans nous abaisser.

En quelques pages de constat et de réflexion, il a jugé utile – pour sa conscience – de jeter un oeil sans complaisance, pour ne pas dire déplaisant, sur notre époque, qui sera bientôt son passé. Une sorte de passage de témoin pour qui veux s’éclairer. Son opuscule a du succès. Ce succès, disons-le, ne doit rien au concept du buzz tel que conçu et numérisé par une faune plus disposée à courir qu’à réfléchir. Ajoutons, pour être complet, qu’il ne touche aucun droit d’auteur avec ce succès de librairie qui, en une trentaine de page, concentre beaucoup plus que bien de dissertations savantes au vide sidérant. Une telle simplicité dérange beaucoup de gens. Pensez ! Tant de lumière en si peu d’espace !

Contrairement à la pensée admise, l’indignation de ce vieux monsieur n’est pas l’oeuvre d’un révolutionnaire de type intégriste, arborant un couteau entre les dents, exhortant les masses à tout détruire sur son passage, bâtissant sur les ruines fumantes du vieux monde, un monde nouveau au parfum utopiste. On se rassure ! Monsieur Hessel est un vieux monsieur très sage qui a peur, non pas pour son avenir, mais pour le nôtre. C’est un homme de compromis. Un social-démocrate, comme il se définit lui-même. Il est un homme responsable qui ne veut pas nous quitter sans nous dire ses craintes, sa désolation et ses peurs. Tous ces sentiments sont palpables à tous les étages de la vie sociale et politique et il lance un cri d’alarme contre le pire qui s’annonce par la faute d’un système corrompu et inadapté. Il nous dit que quelque chose ne fonctionne pas, aussi bien au niveau national que mondial. Son indignation n’a rien de négatif, dans le sens où il trouve le moyen de nous donner des raisons d’espérer. Stéphane Hessel est un homme de bonne volonté muni d’un niveau de maçon avec lequel il indique le degré de faux aplomb qui touche l’immeuble censé nous abriter.

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