( 3 janvier, 2011 )

Éric Ciotti récidive, et obtient haut la main son second Prix Busiris

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Applaudissez ! Grâce à la Loi LOPPSI, le grand homme de l’Assemblée Nationale  se hausse aux plus aiguës des cimes du déni de démocratie. Par un tour de passe-passe, il réussit à éviter la présence obligatoire d’un juge pour faire fermer un site qui ne lui convient pas. Comme çà ? Comme çà. Pas de procédure, pas de tribunal, pas de débat contradictoire. On ferme ! Le FAI ne peut que se plier à l’injonction, sans murmurer, sans possibilité de contester le bien-fondé d’une mesure impérative. C’est sensé protéger les chères têtes blondes de sites inadéquats à leur âge, mais comme personne n’a le droit de venir contrôler qui a bloqué quoi, toutes les censures sont possibles. Vous avez dit censures ? Non bien sûr, le terme ne sera jamais employé.

loup.jpgPendant ce temps-là, les fournisseurs d’images pour patronages dans l’air du temps auront peaufiné d’autres filières indétectables, et tout aussi juteuses, mais c’est une autre histoire : on ne va pas mélanger les prétextes et les vrais problèmes, tout de même. A la limite, les instigateurs de ce coup contre la démocratie pourraient même avoir leur pourcentage sur les gains des « amis des enfants ». Cela n’étonnerait personne.

Pour plus de détails, merci de se reporter à l’incontournable Maître Eolas, à sa faconde et à ses explications très pédagogiques.

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( 18 décembre, 2010 )

Quand un voisin rencontre un autre voisin

mediumcagedescalier.jpgTroisième volet du cycle Voisin, voisine. Cette fois, c’est l’ami babel qui s’y colle !

Dans mon escalier… non, il n’y a pas un étang, mais des fleurs séchées à chaque étage. Et de vraies fleurs en bas, à l’entrée ensoleillée. A l’heure du courrier, les allées et venues ne manquent pas. Assez souvent, le facteur n’a pas le temps de mettre le courrier dans ma boîte, car je vois arriver son vélo, et je sors lui ouvrir l’entrée du bas.

Les voisins, devant, côté séjour, ce sont donc les usagers du tram, ou des bus qui ont leur arrêt là. Dès sept heures du matin, c’est animé ! Mais l’immeuble étant en contrebas, les bruits sont assez assourdis. J’ai la chance d’être au rez de chaussée. Les voisins de dessus ont posé des survitrages.

Côté cuisine, c’est la pelouse commune, avec des arbres à l’ombre desquels ces dames amènent leur chaise de jardin l’été, et papotent tout l’après-midi. Au-delà, les petites maisons assez récentes ne sont pas en vis-à-vis, elles sont nord-sud alors que l’immeuble s’oriente est-ouest. C’est calme. Autrefois, je voyais entrer et sortir des voiliers par le grand portail de derrière de l’immense boutique à bateaux qui jouxtait notre habitation. Maintenant, ce sont une papeterie et un vendeur de tissus et accessoires de décoration intérieure qui ont pris la place.

Les voisins eux-mêmes ? Ah ! Sur le même palier, la dame de 90 ans qui vit là affiche un dynamisme que des cinquantenaires peinent à égaler. Chaque matin, elle part à pied chercher son journal au bureau de tabac, là-bas de l’autre côté de la grand’route, tout au pied de la monumentale tour qu’avait inaugurée François Mitterrand, il y a plus de 35 ans. Il y a largement cinq cents mètres. C’est moins bruyant que quand elle sort sa voiture. Dans le hurlement de l’embrayage, elle avance comme un escargot et réussit à s’insérer dans la circulation, quand elle ne prend pas le trottoir, et quand elle ne cale pas dans la montée. Un phénomène !

Un autre voisin, plus haut, est toujours prêt à rendre service. Parfois il me tutoie, parfois il me vouvoie. Chômeur de longue durée, il occupe son temps en retapant une bicoque pour plus tard, quand il aura enfin sa retraite. Parfois, il m’a vraiment dépanné. Un type bien.

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( 15 décembre, 2010 )

La Santé ne serait-elle plus qu’une prison ?

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Vous connaissez la dernière ? Eh bien, la dernière de la classe, c’est Roselyne. Étonnant, non ? Pas tellement, on avait eu l’occasion d’entendre parler de ses frasques à propos de certaines grippes. Qui, soit dit en passant, ont multiplié par sept les fausses couches chez les femmes enceintes vaccinées. Un détail.

La ministre fait mieux cette fois. Par département, en raison de restrictions budgétaires ne pourrons subsister qu’un ou deux labos d’analyse de sang, qui devront avoir des habilitations spéciales (même si désormais le patron des dits labos ne sera plus nécessairement un médecin biologiste, paradoxe).

sant.jpgCes labos accréditeront à leur tour des infirmières attachées à ces labos-là, même si elles sont libérales. Ils devront s’équiper à grands frais de nouvelles machines afin de baisser le nombre de personnels, pour faire (?) des économies. En effet les taux de remboursement vont baisser sur ces prestations. Et toc !

Des conséquences ? Il ne sera plus possible de faire des prélèvements à domicile. Prévoir soit de se déplacer (plus loin, puisqu’il y aura moins de labos), soit pour les grands malades de se faire hospitaliser dans un grand hôpital (faute de moyens, les petits ne pourront plus faire les prélèvements, oui oui, oui !). Rien que pour faire des économies, je vous dis !

Autre conséquence, les infirmières stagiaires, remplaçantes, etc… ne seront plus agréées puisque chaque infi sera autorisée par un labo particulier. En urgence, et faute de personnes autorisées, on ne prélèvera pas, c’est simple.

Qui financera ces nouveaux matériels ? Pas de problème, le bon vieux biologiste du coin ne pourra pas, et devra fermer sa boutique. Ce sont des groupes comme la Générale de Santé qui achèteront les labos bien placés, comme cela se passe déjà pour les cliniques. Qui sera content ?

Aux dernières nouvelles, il est aussi prévu de baisser les remboursements des radiographies. Il sera judicieux de prévoir le même scénario dans un proche avenir, quand on voudra se faire photographier les intestins ou les os du petit doigt.

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( 2 décembre, 2010 )

Bureau Ovale

bureauovale.jpgEn son Bureau Ovale, Barack songeait. Sur ce siège, ou un autre similaire, s’étaient assis moult présidents d’un pays bien jeune encore. Au-delà des vitres blindées, les pelouses de la Maison-Blanche ondulaient au vent. Mais lui repensait à ce qui avait créé cette nation à laquelle ses prédécesseurs avaient appris à être fière, et même arrogante.

Dans les forêts de cette contrée immense, explorateurs, trappeurs, coureurs des bois avaient arpenté buissons et futaies, avaient fraternisé avec les nations qui vivaient là, ou au contraire, selon leur caractère, avaient attaqué « ces sauvages » qui vivaient différemment. Dans l’immense Prairie, Irlandais, puritains, chassés de chez eux, Allemands venus tenter leur chance poussaient vers l’ouest, toujours vers l’ouest, accompagnés de quelques noirs montés du vieux Sud dans le même espoir. C’était bien loin. De nombreux entrepreneurs brutaux, spéculant sur l’or, le chemin de fer, le pétrole avaient causé des ravages dans les rangs des colons, et aussi dans les cœurs où ils avaient apporté souvent la rapacité et le mépris.

Tout cela avait créé une nation aux mœurs brutales, où chacun avait appris à ne compter que sur lui-même pour simplement survivre. La solidarité n’existait qu’entre voisins qui avaient appris à s’estimer, pas du tout entre des gens qui ne se connaissaient pas et n’y tenaient pas. La cohésion ne tenait qu’à coups d’ennemis plus ou moins imaginaires, avec lesquels il fallait en découdre, et contre lesquels des armées s’étaient constituées vaille que vaille

Encore la guerre de sécession avait-elle failli tuer dans l’œuf ce besoin de cohésion, en raison de visions différentes de l’avenir, et des rapports entre personnes présentant de petites différences physiques. Longtemps après, des traces de ce conflit interne perduraient, et lui, Barack, en était particulièrement conscient, premier président au teint moins clair de l’Histoire de ce pays.

Maintenant, toujours pour conserver un semblant d’unité, il envoyait au front quelque part de nouveaux citoyens, issus souvent des pays plus au sud, là où les langues latines étaient dominantes. S’ils survivaient, ces hommes nouveaux étaient attachés à un pays qui les avait ainsi acceptés dans son sein, ainsi que leurs familles. Mais cela ne se faisait qu’au prix de la fabrication de nouvelles armes, toujours, et de mensonges à propos de menaces fictives dont les nations envahies étaient sensées être la source. Ce pays n’était plus qu’une usine d’armement tous azimuts, y compris biologiques, destinés à asservir tous les autres pays du monde.

bureauovaleobamabush.jpgBarack savait tout cela, bien sûr. Il savait aussi que l’optique des stratèges qu’il côtoyait tous les jours était bien de cet ordre, et que la perversité des mensonges anciens obligeait à continuer dans cette voie coûte que coûte. C’était une fuite en avant, qui ruinait le sol de la planète entière, rien que pour la maîtriser davantage, et puis c’est tout. La vision de l’avenir se perdait dans un brouillard, où un mur de plus en plus proche apparaissait fugitivement au milieu des volutes de brume.

Des représentants plus clairvoyants, d’autres pays en général, mais aussi de la communauté scientifique nationale, criaient à l’abandon de ces pratiques : tout était fait, grâce à une propagande bien orchestrée, et aussi grâce à des menaces, pour couvrir leurs voix trop lucides. Ceux qui tenaient les cordons de la bourse, grands industriels de l’armement, de la chimie, de la biologie génétique, banquiers d’affaires, entretenaient de nombreux instituts de recherche, dont le seul but véritable était d’infléchir dans leur sens la politique du pays. Comme la démocratie affichée était plus réelle qu’en Europe souvent, c’étaient les membres du Congrès qui étaient leur cible, et ne passaient que les lois qui les arrangeaient, quelle que fût la couleur politique de la majorité.

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( 17 novembre, 2010 )

« Je veux ! »

Il y a 50 ans, sur Radio-Luxembourg (ondes longues bien sûr), une petite émission du midi s’appelait « l’homme des Vœux », et permettait aux concurrents de gagner des cadeaux.

sarkozypubl1.jpegAujourd’hui, sur toutes les chaînes de toutes les télévisions et de pas mal de radios, une séquence très fréquente se nomme « l’homme des Je Veux ». Elle n’a pas pour but de faire gagner, mais de faire perdre. Cependant, elle donne l’apparence d’être très populaire, puisqu’elle continue à ravager le PAF, ce concept audiovisuel qui met KO le français moyen au lieu de le renseigner. C’est Obélix sans la truculence joviale, c’est le bâton sans carotte, le lance-pierre (renommé flashball) en guise de négociation, l’anti-gang recyclée en anti-jeunesse, l’arrogance qui tient lieu de légitimité, l’échec érigé en victoire de la mondialisation perverse.

Passons à autre chose, vite ! Qu’y a-t-il ce soir ?

« ….un nouveau gouvernement…. »

wc.jpgEt c’est pour ces choses-là que celui qui devrait être le chef de l’État en France est arrivé au G20 en retard, très en retard. C’est pour cela qu’il est reparti en avance, laissant en plan tous les chefs d’États et de gouvernements réunis à Séoul pour un évènement que, bon gré, mal gré, c’est son tour de présider. C’est un affront, mais les affronts sont son mode d’action quotidien. Il ne sait faire que cela, d’ailleurs, tant ses bilans, tous ses bilans, sont décevants quand ils ne sont pas apocalyptiques.

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