( 22 octobre, 2010 )

Pourquoi ce silence ?

bovide.jpgToutes les composantes du peuple sont dans la rue, jeunes, vieux, lycéens, étudiants, chômeurs, précaires, travailleurs chenus et employés encore inexpérimentés, hommes, femmes. Dans tous les secteurs des blocages se construisent, se reforment malgré les forces de l’ordre, persistent, s’étendent. Partout les travailleurs sont excédés de ces « autorités » qui « n’ont pas mandat » quand cela les arrange, mais qui vont jusqu’au bout de leur entêtement quand c’est un effet de leur front buté et de leur aveuglement en faveur de leurs « amis ».

Cependant, on n’entend nulle part les opposants « officiels », ceux qui peuvent avoir accès aux médias qui font le plus d’audience, oser crier à ce troupeau malfaisant, pervers et content de lui-même :  » Mais partez, cassez-vous, c’est fini, vous avez fait assez de mal, maintenant il va falloir reconstruire ce que vous démolissez avec allégresse et opiniâtreté ». Personne ne frappe du poing chez les « grands » animateurs (on ne dira pas journalistes, ce serait leur faire bien trop d’honneur), afin d’asséner en haut ce que hurle la France du bas. Pourquoi ? est-ce manque de courage ? Est-ce parce que cette pseudo-opposition est en réalité parfaitement d’accord, au point de lâcher des lapsus révélateurs en direct sur les plateaux télé ? Est-ce parce que des accords sonnants et trébuchants ont scellé le sort de ceux dont le seul défaut est de travailler dans le système, faute d’autre possibilité ? Qui paiera ce démantèlement de toutes nos institutions, en particulier de celles mises en place par le CNR ? Faudra-t-il léguer à nos descendants les fruits vénéneux de la folie de ces casseurs en cravate ? Comme Madame Thatcher, ceux-ci seront-ils plus tard exonérés de toute peine, faute d’avoir encore toute leur tête ?

Il faut le crier à la face de la classe gouvernante. D E H O R S ! ! ! . . .

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( 2 octobre, 2010 )

Il fut Président

1 DG et l’armée

Le lieutenant-colonel de Gaulle, en 1934, avait su, deviné et écrit ce que serait l’invasion allemande en France, six ans plus tard. Pour lui, seules des forces blindées indépendantes très mobiles, très professionnelles, pouvaient assurer une défense en profondeur de notre frontière du nord-est : quitte à l’accomplir grâce à la meilleure défense, qui est l’attaque. Il était logique, selon cette conception très dynamique des rapports de force, qu’il se repliât en Angleterre pour affiner sa revanche. Beaucoup, à l’époque, ne l’ont pas compris.

lignemaginotbabel1.bmpLa Ligne Maginot, joyau de la défense fixe et passive, même aujourd’hui, occupait les pensées, et les rassérénait face à des forces aux conceptions trop différentes pour être simplement craintes. Le débordement de cette Ligne dans un secteur qui paraissait un rempart naturel, les Ardennes, les déstabilisa complètement.

L’invasion en route, l’officier qu’était De Gaulle se heurta aux visées politiques des américains, Eisenhower en tête, qui se préparaient à annexer notre pays comme ils l’avaient opéré ailleurs sans coup férir. C’est lui qui gagna grâce à sa ténacité. C’est pourquoi, dès qu’il le put, il mit en place la force française de dissuasion : bien modeste au départ, elle n’est pas négligeable aujourd’hui. Il est fort regrettable que depuis trois ans, ce soit un agent de ces mêmes USA qui ait l’accès au bouton rouge.

Jeune admirateur de de Gaulle, c’est Jacques Chirac qui mit en place officiellement l’armée de métier française, sur le modèle du petit livre de 1934. Aujourd’hui, cette force, très diminuée par des budgets de plus en plus restreints, ne peut plus servir que de supplétif bien commode aux soldats US. On peut comprendre que les relations entre le chef des armées, et les officiers généraux de la vieille tradition, ne soient pas obligatoirement au beau fixe.

2 DG et l’Algérie

C’est au Maghreb que De Gaulle s’est ouvertement opposé aux américains, qui lui préféraient Giraud, plus docile. Il connaissait le terrain. Il n’aimait pas particulièrement les autochtones, dont il ne parlait pas les langues. Son appui était formé de français de métropole, même si des harkis et d’autres volontaires étaient enrôlés dans des régiments qui partaient en première ligne, des sacrifiés en somme. Les survivants, et les enfants des autres, n’ont jamais été remerciés par lui pour ces sacrifices. Pourtant, les harkis furent le fer de lance de l’armée débarquée en Provence en août 1944.

En avril 1958, son « Je vous ai compris » n’était que stratégique : il voulait, en accordant le droit de vote à tous les algériens, faire un plein de voix pour ce qu’il envisageait, quitte ensuite à trahir tout le monde. Tout le monde lui en a voulu. Le moment venu, en 1962, il a décidé de négocier avec les plus terribles et les plus acharnés de ses opposants, ceux du FLN. Déroutés, les plus modérés, du MNA par exemple, furent exterminés par les jusqu’auboutistes.

Les accords d’Évian scellaient la fin du conflit pour certains français, tout en exacerbant le ressentiment de ceux qui avaient cru à sa parole, et ont voulu le lui faire payer. Ses réactions furent mesquines et indignes d’un grand homme : au lieu de proposer une discussion avec les meneurs ulcérés, il fit assassiner, sans doute en réaction de sa peur, le colonel Bastien-Thiry qui avait organisé l’attentat du Petit-Clamart. L’extrême droite ne le lui a jamais pardonné, semble-t-il.

Quant à l’Algérie, elle continue à souffrir sous la poigne de fer et de compromissions des anciens du FLN et de leurs élèves. De façon détournée, elle demeure une colonie française, bien que cet aspect n’apparaisse guère au grand jour.

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( 18 août, 2010 )

Insurrection

insurr10.jpgCitoyennes, citoyens,

Au nom du non-comité du salut Public, devant les turpitudes du Pouvoir, devant le mépris en lequel il tient l’expression de la volonté du Peuple par les urnes, devant les options catastrophiques pour l’égalité entre tous devant la loi, l’éducation, le travail, la santé, pour la liberté, et toutes les libertés qui en découlent, d’expression, de réunion, de pensée même, devant sa volonté de détruire toute solidarité au niveau des retraites ou de la Sécurité Sociale, devant les choix ignobles de politique étrangère qui l’ont caractérisé, le peuple n’a plus pour solution que de faire entendre sa voix dans la rue.

Les centrales syndicales n’étant que des moyens de canaliser le peuple au bénéfice du Pouvoir, il sera nécessaire de se mobiliser spontanément, et de coordonner nationalement les actions hors tout cadre officiel.

Le Pouvoir tente de préparer dès à présent l’opinion publique, par des manipulations au niveau des sondages, et de tous les médias, afin de gagner à nouveau les élections de 2012. Il va falloir le contrer, en allant imposer la volonté du Peuple dans la rue avant cette échéance-là. Le plus tôt sera le mieux, tant il va se préparer et s’arc-bouter de plus en plus en vue de l’échéance.

Partout, dès à présent, les citoyens sont invités à se concerter, afin de prendre en main leur destin. Les cafés de discussion seront un moyen parmi d’autres susceptibles d’initier le mouvement. Les blogs pourront utilement apporter un élément de coordination de ces initiatives locales, le plus nombreuses possibles. Le peuple souverain doit, veut, reprendre la main sur son destin : c’est vital pour nous tous, c’est vital pour les pays qui, jusqu’à une période proche, ont pris exemple sur notre détermination et nos idées.

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( 9 août, 2010 )

De la démocratie, moyen de dictature

democratie.jpgSoyons clairs : de quelle démocratie parlons-nous ? L’Athènes ancienne comporta trois cent mille habitants, ce qui était considérable pour l’époque. En revanche, bien plus de la moitié de ceux qui y vivaient ne pouvaient prétendre au titre de citoyens. Métèques ou esclaves assuraient tout le travail dans la cité, mais ne pouvaient prétendre à la gérer. Comme les mineurs, et les femmes, même de bonne famille, ne pouvaient pas, ou pas encore, aller sur l’Agora, environ vingt pour cent de la population avaient le titre de citoyens, soit soixante mille personnes dans la plus grande expansion, bien moins ensuite. Par commodité, seule une partie de ces citoyens siégeait à la fois, soit six mille « représentants du peuple ».

On retrouve ce panel réduit de nos jours, bien plus réduit encore puisque le total de l’Assemblée et du Sénat réunis est de moins de mille représentants. Il faut cependant ajouter les assemblées communales, départementales et régionales qui gèrent au plus près des citoyens la vie courante.

Compte tenu de la grande concentration de pouvoirs à Paris, les assemblées locales ne peuvent délibérer que dans le cadre de lois édictées dans la capitale, quand ce n’est pas au siège européen de Bruxelles. Le gouvernement, pouvoir exécutif, a aussi l’initiative de la plupart des lois (Projets) face à un nombre réduit de Propositions émanant des élus. Il suffit, comme actuellement, que la majorité des mandatés aient la même couleur politique que le chef de l’État, et acceptent tous ses désirs, pour que celui-ci décide de tout à sa guise.C’est ainsi que l’on se retrouve, non de droit, mais de fait, dans une forme dictatoriale de l’État. Il suffit que le président élu pour arbitrer les litiges entre les piliers du pouvoir, réussisse à se les accaparer tous, pour que le fait soit accompli.

desequilibrepouvoirs.jpg*** Les ministres, et leur coordinateur le Premier ministre, constituent normalement le gouvernement : ils sont court-circuités par le Palais, où le nombre de Conseillers devient pléthorique pour couvrir tous les secteurs d’activité. C’est le « Je » qui décide de tout.

*** Les députés et sénateurs de la « majorité présidentielle », sur la même longueur d’onde que le président, s’ingénient à inventer de nouvelles propositions de lois dans la ligne de pensée du patron de l’Élysée : on peut parler là de servilité, si ce n’est une concordance d’intérêts. Bien entendu, aussi bien les propositions de lois que les projets « passent » à chaque fois ou presque, sans heurts ni vrais débats.

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( 6 août, 2010 )

Les NOMistes, qui sont-ils ?

annuitcoeptissmall.jpgIl n’y a plus qu’un patron apparent en France : l’OCCUPANT de l’Élysée, conseillé, secondé, « intuitivé » par ses sbires officiels, parfois par ceux des sinistres qui partagent ses vues, par les conseillers en comm de différentes officines plus ou moins officielles de « sondages », de propagande, de « sécurité », que sais-je ! Au bout du compte, beaucoup de monde se presse autour de celui qui a la place sans l’emploi, le trône sans les responsabilités, l’apparence sans ses servitudes.

L’individu n’a qu’un mot à la bouche, réitéré, asséné, globalisé, institutionnalisé, à la mesure de l’importance qu’il a pour lui-même, et de quelques autres sans doute. Je, Je, Je, Je, Je, tel est le Leit Motiv qui accompagne ses discours, dans la mesure où ses paroles restent audibles et claires. A la mesure des Roys de France, « l’État, c’est moi » assure le monarque pas encore héréditaire. Il empile avec célérité lois, décrets et proclamations, sans se soucier aucunement de leur cohérence et de leur légitimité, quand ce n’est pas de leur constitutionnalité.

Et pourtant…

6.jpgPlus de la moitié des lois françaises ne sont déjà que des transcriptions, souvent maladroites, de décisions bruxelloises. Qui a pris ces décisions ? Souvent le conseil des ministres concernés par le sujet, parfois celui, encore plus solennel, des chefs d’États et de gouvernements, et puis pour les plus litigieux, simplement la Commission qui se fiche comme d’une guigne des besoins et aspirations locaux.

Qui dirige vraiment, aujourd’hui et grâce au traité de Lisbonne, cette Europe dont les citoyens n’ont plus aucune possibilité de crier leur désapprobation ? Dans les faits, nous avons José Manuel Durão Barroso, président de la Commission Européenne, Hermann von Rumpuy, président du Conseil Européen, homme parfaitement inconnu avant sa nomination, Catherine Ashton, Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, oufff ! Et accessoirement le président du Parlement Européen, Jerzy Buzek. Vous ne le connaissez pas ? Moi non plus.

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