( 6 juillet, 2010 )

C’est trop !

demission.gifDeux personnes ont jailli de l’infernale charrette. Deux comparses s’en sont allés, pour ce qui n’était, face au reste, que des peccadilles. L’Élysée s’imagine peut-être avoir « sauvé les meubles » par ce geste puéril. Au contraire, il a bien indiqué de cette façon-là combien ses priorités étaient l’inverse du sens commun, combien il se moquait de la vraie hiérarchie non naturelle, mais des responsabilités de la situation actuelle.

Depuis des années maintenant, celui qui a théoriquement été élu pour être l’arbitre de la Nation s’est délibérément détourné de ce rôle que ses prédécesseurs avaient tenu le mieux possible. Jamais juge, toujours partie, il a toujours instrumentalisé les évènements à SON bénéfice, et il continue. C’est en permanence une guerre entre l’OCCUPANT de l’Élysée, et la France, un pays dont il ne connaît que certains quartiers huppés. Tous ses actes tendent vers le même but : détruire, détruire, détruire.

Détruire l’inestimable héritage de nos aînés du CNR. Détruire les infrastructures de transport, d’énergie, les historiques et authentiques strates administratives qu’il veut remplacer par des structures floues et ouvertes au commerce sans entraves. Détruire l’esprit républicain à l’école publique, qu’il émascule grâce à des coupes drastiques de personnel ; détruire la laïcité, ce faisant, et en accordant un maximum de soins aux enseignements privés et confessionnels ; détruire la Justice, en liant encore plus étroitement les procureurs à ses désirs et ses ordres (au niveau européen, on leur dénie même le statut de magistrats), en abattant le juge d’instruction, trop libre, en modifiant toute la structure judiciaire chassée des petites villes et s’entassant dans les grandes. Détruire l’armée, à son goût pas assez docile, en bloquant ses crédits, en détachant de sa hiérarchie la gendarmerie pour la soumettre au ministère de l’Intérieur, SON fief. Détruire notre système de santé, en le déshumanisant, en lui enlevant petits hôpitaux et personnels, en étouffant la Sécurité Sociale par des exonérations patronales injustifiées et lourdes sur le budget. Détruire l’inspection du Travail, empêcheur de tourner en rond ; les services vétérinaires qui pourraient donner trop vite l’alerte face aux productions de ses amis industriels ; les services de voirie confiés aux collectivités locales ou régionales sans contrepartie financière…

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( 30 juin, 2010 )

P O L I T I C I E N

politi10.jpgLe politicien (et non l’élu, dont il en est d’admirables ) a ceci de particulier qu’il aime pérenniser dans sa descendance la nullité de son incrustation parasitaire. L’étiquette n’est rien, puisqu’il en change au gré des opportunités, des modes et – pour les plus doués – des prévisions. La présence est tout, adaptée à son caractère, plus ou moins tapageuse, évidente, prolifique en petites ou en grandes phrases, parfois même utile, par hasard…. mais présence il y a, avec obstination, avec constance, avec hargne, avec rage pour certains.

La majorité actuelle peut compter à son actif une brochette particulièrement représentative de la définition ci-dessus. Elle a su trouver un maximum en nombre des plus nuls en qualité, des plus répréhensibles la plupart du temps, et cette charrette hors pair n’avance que parce que ses soutiens financiers n’ont jamais été aussi nombreux, aussi prodigues envers ceux qui leur renvoient l’ascenseur avec la gratitude du pendu soutenu par le fondement. Cette association contre nature s’emploie à renforcer mutuellement les larrons ainsi acoquinés, ceux de la finance et ceux de la politique, avec ceux qui dithyrambisent avec entrain en faveur des uns et des autres, qu’ils soient journalistes de Cour, sondagiers machiavéliques ou philosophes de composition.

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( 28 juin, 2010 )

Le monarque ne riait pas

bouffo10.jpgGuillon, Porte et Morel auront donc tous les trois été chassés de France Inter par… un ancien « humoriste ». On peut raisonnablement penser qu’au-delà de ses ressentiments propres, il aura été puissamment inspiré dans sa démarche triple par les désirs impérieux de l’Imperator. Celui-ci a bien du mal à soutenir l’humour, on le voit bien dans tous ses contacts avec le « vrai public », celui qui n’est pas là par obligation.

Pour un chef d’État bien dans sa tête, se faire brocarder par les humoristes, les chansonniers, les empêcheurs de tourner en rond, relève de la très bonne santé, à la fois du pays et de celui ou ceux qui le dirigent. C’est au point qu’autrefois, au Moyen Age, la place du Fou du Roi était enviable, et enviée, tant elle avait d’importance pour l’équilibre de chacun. Quand un général romain avait droit à ce qu’on appelait “un triomphe”, une fête en l’honneur de ses hauts faits, sur son char, juste derrière lui se tenait un esclave qui lui susurait constamment “Souviens-toi que tu es mortel”.

Fi de toutes ces précautions : autour du monarque n’ont désormais droit de cité que les courtisans les plus vils, et les “amis” pourris d’argent qui utilisent ce monarque à leurs opérations pas souvent délicates. Situation plus que dangereuse, catastrophique à court et à long terme si aucun remède n’est apporté à la situation. L’argent a remplacé toutes les valeurs, toutes les solidarités, toutes les mesures et toutes les institutions où l’égalité est la base des relations, toutes les formes de la liberté qui ne sont pas les siennes propres. Les obligations dues à sa charges, vis-à-vis de la Nation et de la République cèdent la place à des amitiés extérieures, amitiés qui sont entretenues aux dépens de la survie du pays même.

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( 10 mai, 2010 )

Austère

oppression1.jpgAux stères du bois qui pourrait bien chauffer. Les dirigeants de l’Europe ont décidé, contre toute logique, de faire passer le bien-être des banques avant l’existence des pays de l’Union, avant les citoyens, avant le droit à un travail décent dans des conditions décentes, rémunéré décemment. Il faut dire aussi que le traité de Lisbonne est très évasif sur ces données-là, données essentielles pour tous, sauf pour les Caïds de Bruxelles.

L’argent aurait-il donc tant de valeur, face à la vie des habitants de notre Europe ? Il faut bien vous dire, dirigeants félons, brutaux, pleins de morgue, que les nonistes de 2005 sont en fait bien plus européens que vous. Ils sont attachés à ce coin de terre qui fait face à l’Amérique du nord, à ses nuances de climats, de langues, de tempéraments, d’idées, de rapports avec les dieux quels qu’ils soient. Ils répugnent à se voir dans les faits imposer une langue unique, celle d’une île peu encline à faire partie de cet ensemble, paradoxalement. Ils supportent fort mal de subir une uniformisation des rapports aux religions,un nivellement de législations qui tiennent compte des différences de climats (eh oui) et de coutumes. Devant cet ensemble frémissant et plein de bonnes volontés, le lobby de la finance mondiale impose une circulation sans aucun contrôle des fonds, des denrées, des services, sans se préoccuper aucunement de la pertinence d’une telle décision. Seul compte le PROFIT maximum pour vous, et surtout pour vos commanditaires internationaux. Au Moyen Age, à propos de votre caste, Messieurs, on parlait de bandits de grands chemins, de grandes compagnies, et ceux qui se faisaient prendre par les prévôts finissaient branchés haut et court. Aujourd’hui, excepté quelques lampistes comme Kerviel ou même Madoff, qui lui-même n’était qu’un pion, vous êtes intouchables puisqu’au-dessus des politiciens que vous contrôlez.

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( 1 mai, 2010 )

Le taureau par les cornes

banqui10.jpg Grâce aux institutions européennes, et en particulier au traité de Lisbonne, qui détient la plus grande partie des dettes, et des intérêts colossaux de celles-ci ? Les banques d’affaires. Comment peuvent-elles en être arrivées là ? C’est simple, autrefois les États créaient de l’argent, c’était leur prérogative régalienne. Si ces États étaient démocratiques, ce sont les représentants du Peuple qui votaient des budgets en déficit.

L’expansion se chargeait de combler ces déficits. Maintenant, et cela partout dans le monde, ce sont des banques privées, ou des organismes soit-disant indépendants qui distribuent la manne à des taux importants, et souvent incompatibles avec de saines finances. Les États, tous les États sont pris à la gorge. Leurs émissions institutionnelles, bons, emprunts, leur reviennent cher également. Sinon ceux qui possèdent des liquidités, souvent les banques ou des fonds de placements privés, n’en veulent pas.

Quelle pourrait être la solution ? Elle va faire se dresser des lobbies multiples, ceux qui sont payés par les riches apporteurs d’argent évoqués plus haut. En revanche, elle est simple. Il faut et il suffit que les États, en séance solennelle de l’ONU (car c’est une décision politique), décident que dorénavant toutes les dettes contractées auprès des banques, des fonds de placements, des compagnies d’assurances en chasse à la bonne affaire financière (pour elles, et non leurs clients), que ces dettes n’existent plus, non plus que les intérêts correspondants. Pour faire moins brutal, appelons cela un moratoire, mais voté à titre définitif.

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