( 30 octobre, 2009 )

J’aimerais tant voir Chiracuse

justice.jpg« J’aimerais tant voir Chiracuse« , c’est ce que semble vouloir une juge d’instruction qui vient de signifier le renvoi en correctionnelle du citoyen Chirac. Les faits reprochés ne sont pas anodins et encore moins fictifs. Frère Jacques nous invitait à manger des pommes en 1995, la juge d’instruction Simeoni parait plus portée sur l’orange, certainement le fruit d’une longue et redoutable réflexion mûrie à point.

Chirac en politique c’est un peu comme le grand prix de l’arc de triomphe, un bourrin sorti de nulle part mais dressé avec le poing. Longs chants entonnés dès ses débuts par Marie-France galop, voire Garaud quand il s’agissait de provoquer des hémorragies chez l’adversaire politique devenu un peu trop envahissant. Giscard se souviendra que l’histoire le donnait gagnant dans la deuxième à 52 contre 48 mais Marie-France ne laissant jamais tomber, la course paisible sur le plat se verra agrémentée d’une multitude d’obstacles, tous aussi traîtres les uns que les autres. Chirac, ou le grand bond avec une chaussure noire, aura même droit à un dresseur de première pour suppléer la vipère au sang froid. Pierre qui roule pour Chirac sera l’assurance de voir Juillet toute l’année, gage de fortes chaleurs et grosses suées pour quiconque se mettra en travers, et courir de travers n’est pas chose aisée à part peut être pour un crabe ou un alcoolique anonyme de chez Ricard.

Juillet/Garaud, grands bonimentors devant l’éternel pouvoir,  modèleront leur pantin. Jacques sera leurs voix, leur idéal politique, leur intime convection capable de diffuser l’énergie ainsi transférée. L’imminence grise deviendra rapidement radieuse pour ce croquant qui s’affranchira des brides et autres mords pour chevaucher seul, cigarette au bec et des envies de pouvoir plus marquées que ne le serait une chair au fer rouge. Enfanté du fiel il en sera leur fin. Le tandem Juillet/Garaud se verra remercier par un Chirac plus que  jamais émancipé et aimant anticiper. Apprendre à démarcher seul le mènera à créer le RPR, repaire de truands te faisant le sac à main armée, une certaine idée du service rendu à la personne, mix entre action et civisme.

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( 17 octobre, 2009 )

Arche ou crève-2ème acte

epadant.jpgAn de disgrâce 2009, mois d’Octobre rouge, l’horoscope Breton n’annonce rien de bon. La prophétie des grenouilles de bénitier semble crier oracle et désespoir. Les affres de la politique agrippent le jeune dauphin qui tente maladroitement de reprendre son souffle et son bien, mais être dans le creux de la vague attire les requins. Neuilly tangue sous la bourrasque nationale, Jean doit agir, vite, très vite. Le retour de Lambert est proposé au jeune mâle aimé.

« T’as le look coco » mais un bonimenteur doit avoir une image sobre, quasi lisse. De la croupe aux cheveux, la métamorphose s’opère. La tignasse blonde et luxuriante de ce remarquable étudiant est remaniée puis ramenée à sa plus simple expression, un peu comme l’opposition de gauche. Le sacre futur de l’EPAD ne doit souffrir d’aucune faute de goût, le paraître tout autant que l’être se doivent d’inspirer la confiance.

Dehors, la fronde s’organise. La cour des miracles dépêche ses meilleurs limiers pour intensifier la riposte. L’agitation est palpable. Jean, propulsé à la tête de l’EPAD avec comme seul bagage des valises sous les yeux, se prétend victime d’une cabale au Canada, on joue border Line . Des langues se délient, enfin celles qui n’ont pas encore été coupées par la famille royale. Front contre front, républicains contre autocrates, nantis contre Isabelle, le pays revit et revêt des airs de besame mucho. La parole est à la défonce, le père de tous les mots dicte à son fils la posture intangible qu’il doit arborer. Chacun compte ses troupes. Le sieur Nicolas fait de l’huile. Son flanc droit lui donne du fils à retordre, il assène des « tous coupables » en clair et en stream, à l’oraison les mouettes gueulent et l’espi jacasse. La castration chimique, pense-t-il subitement, aurait pu lui éviter d’engendrer ce Crozemarie’s baby qui lui vaut de voir rappliquer un formidable panier de crabes. Malgré de vaines prières de ne pas déranger, les produits de l’amer ne sont pas du goût de notre père.

Néanmoins, la plus soudaine des brèches se produit sur son flanc gauche, celle là même qu’il avait tenté ,voire contentée, de contenir en 2007. Les vieux grognards donnent de la voix. « Qu’est ce qu’il veut, qu’est ce qu’il a, qui c’est ce type là!!! » entonnent les compagnons de l’ascension de Latche. Les bataillons se forment, marchent sur la pitoyable défense du dauphin entendant dans cette campagne de dénigrement mugir les féroces soldats désireux d’égorger le fils et sa compagne. Jean se terre dans une immuable décontraction, droit dans ses bottes de sept lieues qui l’amèneront, à n’en point douter, d’une lamentable deuxième année de droit à l’imposture vers le sérail doré des eunuques se prosternant devant le diktat de son père.

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( 16 octobre, 2009 )

Arche ou crève

jean1001.jpgIl est bien connu que la meilleure défense c’est l’attaque. Pour Jean, fils de Nicolas, c’est surtout l’arche. Or, depuis quelques jours, des averses diluviennes s’abattent en Sarkozie, faire la pluie et le beau temps n’est point chose aisée, même du haut de la splendeur de ses 53%. L’homme qui battait la campagne électorale et le fer, pendant qu’il était bien chaud, proclamait du haut des scènes populaires son populisme à peine voilé. Il convainquait le gueux et le manant que ceux qui seraient les plus méritants devraient en récolter les fruits, certainement de la croissance.

Il exaltait les foules avec des délires sectaires, la France aux François, et fustigeait le piston comme seul ascenseur social. La victoire en chantant du Barbelivien fut l’avènement d’un ordre nouveau, basé sur la rupture et la dénonciation des insanités de Mai 68. Cette nouvelle ère serait celle du renouveau politique. Quelques années plus loin et une crise financière prise sur le coin de la tronche, ceux que l’on a essayés de semer reviennent tempêter leur colère. Peine perdue mais pas pour tout le monde puisque le roi avait un fils

Dans le jeu de cette famille, on en avait presque oublié que l’un des rejetons était entré en politique pour le meilleur et pour l’empire Sarkozy.  Papa avait été un traître sublime, le fils en serait un tout aussi prodigieux. Tuer ses pairs pour mieux s’émanciper tel fut le credo régulier de Messire Nicolas. Inscrit au patrimoine de l’inhumanité, le paternel transmit à son fils Jean, le fameux code génétique lui permettant de marcher dans l’EPAD de son père. Camorra au poing, Sarkozy père avait assujetti l’UMP à une seule idéologie, la terre des siennes.  Jean, son fils prodigue, n’avait plus qu’à se pencher tout en faisant en sorte que Frédéric Mitterrand resta à bonne distance de lui, pour ramasser le royaume de Neuilly. Berceau de la civilisation moderne nationale, Neuilly était de ces villes où la vie semblait d’une rudesse insoutenable, les logements sociaux foisonnaient et sortaient de terre avec des relents indécents de mixité sociale. En Sarkozie point de pauvres, s’attacher à la richesse sonnante et trébuchante plutôt qu’à celle dite humaine ou intellectuelle. Fort de cette expérience Neuilléenne, Jean suivra à la lettre, loin d’être Persane, les recommandations de son seul maître et dieu de père qui êtes odieux.

Faire croire que l’on s’occupe de vous quand in fine on ne s’occupe véritablement que de soi, servir une cause qui se prénomme ambition personnelle sous couvert de prédispositions autoproclamées pour des fonctions savamment préparées et mises à disposition, furent les alibis politiciens avancés lors du terrible procès d’intentions, forcément malveillantes puisque à charge contre un système quasi monarchique, de l’an 2009 du mois « je suis Jean et je vous emmerde tous autant que vous êtes« .

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( 12 septembre, 2009 )

Je rêvais d’un autre monde…

aziz01.jpgParfois, le cerveau est assailli de questions bêtement métaphysiques, « qui suis-je, où vais-je« , du classique quoi. Mais la réalité rattrape bien vite les divagations de tout un chacun, surtout quand elle porte un uniforme de police. L’histoire je la laisse aux historiens dont c’est le métier, mais pour la petite histoire je ne me sens pas le droit de fermer ma gueule de métèque et d’être frappé d’amnésie collective surtout quand elle arrange, à sa manière,  les faits qu’on aimerait bien lui reprocher.

Juin 2009 devait être un joli mois de mets pour Ali Ziri, vieil homme bien peu amer malgré une vie déchirée entre Kabylie et France.

« Quelques heures avant sa mort il respirait encore » aurait pu éructer Mr de la Palice national. En effet, le minuteur du décompte de la folie ordinaire venait de s’enclencher et tonton Ali,  comme le surnommaient ses amis,  ne verrait malheureusement pas le soleil se lever à nouveau. En ce 8 Juin 2009,  Ali Ziri fait ses courses en ville comme le font certainement vos parents,  il rencontre Arezki, 61 piges au compteur et ami de toujours. Que peuvent faire deux vieux potes quand ils se rencontrent ? boire un coup et faire un tiercé. Sur les coups, inoffensifs ceux-là,  de 14 heures ils se pointent dans une galerie commerciale pour acheter un jean qu’un des fils de Mr Ziri lui a demandé d’acheter. Faire les boutiques ça creuse, alors les deux hommes investissent un restaurant pour casser la croûte.  Au menu, steak, haricots et comme il faut faire descendre tout ça un peu de vin, s’ensuivent un café et un calva, bref pas de quoi fouetter un chat quand on est né bon vivant et un mort qu’on s’ignore!

L’après-midi se poursuit au rythme des vitrines et des coups bus pour rincer le gosier, mais il est temps de se rentrer. Arezki prend le volant, son vieil ami Ali à ses côtés, et là commence la mortelle randonnée. Centre ville d’Argenteuil, une patrouille intercepte le véhicule de nos deux compères et procède à un contrôle. Dès lors, le crépuscule d’adieu d’Ali ziri s’égrène.

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( 11 septembre, 2009 )

L’immonde du silence

http://www.dailymotion.com/video/xaev0k

Peut-être cette vidéo vous semble familière et l’avez-vous déjà visionnée, mais je ne peux m’empêcher de vous la faire partager à nouveau puisque je la découvre à l’instant si je puis dire…

Il est des silences plus révélateurs que de longs discours !

Alors je vous demande de vous taire!!!

En ce jeudi 3 septembre, le cap Nègre semblait déjà bien loin pour un Sarkozy passablement gestuel lors de sa première sortie de rentrée des crasses.

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