( 25 juillet, 2010 )

Mais que devient Rachida ?

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Avec toutes ces histoires peopolo-politico-mediatoc sur la saga bête en cours, on en oublie notre ex-ministre Dati (mon amie), exilée à Strasbourg depuis qu’elle a failli et répandu moultes rumeurs mal venues sur le compte de notre inoxydable présidentissime bien mal aimé….

Qu’est-elle donc devenue, notre pourfendeuse des tribunaux, véritable déchiqueteuse de la carte judiciaire ? Et bien elle officie de temps à autres, dans son fief du 7ème arrondissement parisien. Elle y remplit son office de mairesse : état civil, mariages, funérailles, business as usual. Après tout, notre présidentissime, alors qu’il n’exerçait que ce même modeste mandat de maire, mariait aussi…même que cela lui permettait de rencontrer de belles futures-ex à épouser. Mais ce soupçon ne saurait peser sur mon amie Rachida : il est indéniable que Besson ne sera pas son prince charmant !

A l’image de son maitre à penser, elle balise le chemin de 2012 puisqu’outre les présidentielles, nous aurons également des législatives. [note : a-t-elle pensé à créer son micro-parti ?] Taclée par Lellouche et plus encore par Tibéri, notre tourne-veste (mais de chez Dior, hein !) a trouvé un nouvel étalon pour porter ses ambitions féroces en la personne de Jean-François Copé. Faut miser sur le bon cheval, et l’écurie Sarko ne semble pas prête de gagner la prochaine course ! Donnée à 40 contre 1 chez les parieuses Dam’s du Ghota, il semble clair qu’il devient urgent de changer de monture même si celle-ci aura permis à tous nos richissimes parieurs de défiscaliser proprement leur investissement hippique…quelle ingratitude !

En fait d’hippisme, on serait plutôt dans la Croisière prend l’eau, avec des rats quittant le navire avec célérité…sauf quelques cons vaincus de la Sarkozye agonisante…

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( 11 juillet, 2010 )

L’argent de la vieille !

L'argent de la vieille ! dans Brèves brevitudes1

‘Tain, je viens encore de lire un truc incroyable chez Mediapart (repris de Marianne apparemment, mais j’ai la flemme de chercher la réf…) Alors petit cours de fisca vite fait : la Miss Bettencourt a glosé sur le fait qu’elle avait payé 400 M° d’ € d’ISF sur les 10 dernières années. Putain, ça en jette ! 40 Millions par an ? mazette, ça en fait du flouze, hein, citoyen moyen qui n’a jamais vu tant de fric, même à la cagnotte du loto ! Sauf que sur un patrimoine évalué à 17 Milliards, ça fait pas bézef ! C’est même queudchi !

Donc, décortiquons.

Je résume : en gros, les 7/8ème de la fortune de M’âme Bettencourt ne sont pas imposés à l’ISF. Ben oui, faut bien que les cours dispensés dans les – très chères – écoles de commerce soient rentabilisées nom de Zeus ! qui, croyez-vous, imagine de pareils montages ?

Or donc, la majeure partie de cette fortune soustraite est constituée de ce qu’elle reçoit de l’Oréal (je simplifie le bordel). Qui est encaissé chez Thétys, une société, et non chez M’âme Bettencourt, un(e) particulier(e). Les sociétés ne sont pas soumises aux mêmes règles fiscales que les particuliers (surtout les particuliers milliardaires). Elles sont imposées au titre de l’impôt sur les sociétés (33% pour info). Bon, ceci dit, l’Etat aurait du récupérer un beau pactole quand même avec ces 33%…. sauf que c’est un impôt sur les bénéfices. Et là, joli montage devant lequel je m’esbaudirais presque si je ne savais pas que ça existait au préalable…

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( 24 juin, 2010 )

Les garçons sauvages

portementdecroix.jpgL’autre jour, j’écoutais sur Inter une émission sur Burroughs (William de son prénom). Ça m’a ramené des siècles en arrière. En effet, ce monsieur déjanté était, avec les sieurs Kerouac et Ginsberg, l’incarnation de la beat génération, même si pour ma part, je l’ai toujours considéré un peu à part, différent des deux autres tant dans sa prose – si on peut appeler ça comme ça – que dans son attitude. En tout cas, ces trois-là étaient amis. J’avais 20 ans et j’étais étudiante à Paris. Je suis tombée par hasard sur Les Garçons Sauvages, un bouquin qui m’a vraiment interpelé tant il était politiquement, littérairement, spirituellement, intellectuellement incorrect … un de ces bouquins qui vous retourne les tripes et met vos pensées sens dessus-dessous, d’où vous émergez titubant, avec l’impression que le monde ne sera plus jamais le même.

Du coup, je me suis passionnée pour cet auteur et ai lu tous les romans qu’il avait publiés, faisant ainsi la connaissance de Ginsberg et Kerouac. Si les élucubrations de Burroughs n’étaient pas des plus accessibles, ses livres n’en étaient que plus intéressants : il fallait décrypter, se tordre les neurones, oublier et recommencer, lire une autre œuvre pour comprendre, en y revenant, ce que tel paragraphe signifiait ou pouvait signifier dans cet autre livre…un vrai jeu de piste pour malades mentaux (quand je dis malade mental, c’est dans le sens Dickien d’extra-ordinaire, une pensée « a »normale) ! A cette époque sortait d’ailleurs au ciné une adaptation du Festin Nu, si je ne me trompe, de Cronenberg qui n’avait pas grand-chose à voir avec le texte, mais parvenait cependant à traduire l’ambiance du bouquin. Si vous avez eu l’occasion de le voir, vous comprendrez ce que je veux dire.

Toujours est-il que j’ai l’impression étrange depuis quelques temps d’avoir glissé sans m’en rendre compte dans l’univers onirique bizarre et hallucinant de Burroughs. Un peu comme une Alice au pays des Merveilles, à la poursuite non pas d’un lapin blanc, mais de sanité, tout simplement.

J’ai basculé dans un monde où des milliardaires, gamins montés en graine, mal élevés et sans le début du commencement de l’once d’une réflexion crachent sur leur pays, sur leurs supporters et ridiculisent la France devant les nations, ébahies par cette tragi-comédie.

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( 15 juin, 2010 )

Et vous, vous êtes las ?

vuvuzela2.gifLémédia se plaignent beaucoup des vuvuzelas. Que ce soit TF1 qui fait vrombir tes oreilles dès que tu allumes ta lucarne ou les journaux radiodiffusés dont tu n’as plus besoin d’écouter les « titres » : le bourdonnement en fond t’informe que ça cause de coupe du monde. Si tu n’es pas fan de foot, c’est le moment de zapper !

Les vuvuzelas sont pourtant une arme d’intimidation. Je l’ai entendu dans le journal de France Inter ce matin, donc ça doit être vrai. Comme la cornemuse des écossais ou les cris de guerre des Huns, ce son sert à démoraliser l’adversaire. A lui faire peur. Quand il y en a 25000 qui rugissent en même temps, faut dire que l’effet doit être saisissant ! Aux abris ! A moi  les Boules quiès ! Planquons-nous !

Pourtant, toi, spectateur quotidien du petit écran, auditeur attentif de RTL ou de France Inter, tu n’éteins pas ton poste, tous les jours, quand les vuvuzelas démédia raisonnent au fond de ton cerveau… la petit musique lancinante de la fin de l’histoire, de la fatalité, de l’absence d’alternative, cette Tina qui nous envoute, nous hypnotise, nous endort pour mieux nous dévorer, Oh, cette musique-là est bien moins agressive, bien plus douce, bien plus harmonieuse que les vousvouszêtesvuslà! Elle se drape des oripeaux de la raison, de la rationalité, pour t’enfoncer dans le crane que tu n’es rien, que tu ne peux rien changer, que tout ceci est inéluctable. Alors laisse toi faire ! Ecoute la berceuse, surtout, ne pense pas !

C’est comme la pub, en fait. La pub veut te faire croire qu’elle essaie de te fourguer des produits (dont tu n’as pas besoin pour la plupart d’ailleurs), mais ce n’est pas vrai ! Ceci n’est qu’un effet secondaire, la cerise sur le gâteau de quelques annonceurs. Parce que tu es cultivé, toi. Ou sinon cultivé, du moins tu n’es pas un con. Tu n’es pas con au point de croire que ce téléviseur est tellement mieux que celui-là. Ou que cette lessive lave plus blanc que celle-ci. Non, ce serait faire injure à ton intelligence. Et tu as raison. Le but de la pub, ce n’est pas de vendre des produits, c’est de distiller son métapoison dans ton cerveau : consommer, c’est bien. Consommer te rendra heureux. Si tu ne consommes pas, tu seras frustré. Consommer, consommer, consommer…la nouvelle religion de notre société ultra-matérialiste. Une répétition permanente, ostentatoire, l’étalage obscène, partout, de l’objet roi, la possession comme fin en soi.

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( 9 mai, 2010 )

Quand la Grèce brûle, gare au retour de flamme

10050514141624535000apx470.jpgJe prends le prétexte d’un billet chez l’excellent Vogelsong pour revenir sur la Grèce, sujet qui avait été abordé ici même il y a 3 mois

Oui, parce que la Grèce, c’est un sujet. Ce n’est plus un pays. Ce n’est plus un peuple. C’est un sujet d’expérience. Un nouveau cobaye. Un laboratoire grandeur nature qui permet de tester le point de rupture (ou son absence) de ce que les peuples sont prêts à encaisser.

Tout ce que j’imaginais lorsque j’ai commencé à suivre ce compte d’effets en décembre s’est réalisé. Pire, la réalité a largement dépassé la fiction. Aucun réalisateur hollywoodien n’aurait osé un scénario aussi extrême, aussi peu plausible ! Quoi ? Des spéculateurs sans visage, lémarché omniscients s’attaqueraient non pas au cours d’une matière première, non pas à une entreprise OP(h)Aï(s)sable, mais à un pays tout entier ? Inimaginable ! Un pays ne peut pas faire faillite !

Et pourtant, « ils » ont osé (c’est même à ça qu’on les reconnait).

Une première « cure » d’austérité a été prescrite en février afin de tenter de rassurer lémarché. Entre atermoiements des présidents et des ministres des finances, déclarations floues concernant un hypothétique plan d’aide, hésitations de Mme Merkel, lémarché n’ont été apaisés en rien, voyant au contraire une occasion en or de se livrer à leur petit jeu de vautour favori : spé-cu-ler  en profitant de la confusion pour se faire quelques millions vite fait. Je rappelle pour la petite histoire que le plan d’aide s’élevait alors à 25 Mlds d’Euro.

Les grecs se voient alors prescrits une seconde cure d’austérité qui vient se rajouter à la première. Devant la valse, ou plutôt le tango (1 pas en avant, 2 sur le côté, 3 en arrière…) auquel se livrent les deux principaux pays de la zone Euro et la cacophonie du chœur des vierges , l’hypothèse d’une entrée en scène du FMI se profile… le FMI, vous savez ? Le machin qui a servi à imposer des plans d’ajustement structurels drastiques et ruiné des pays entiers.

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