( 25 avril, 2010 )

Des abeilles et des hommes *

vieilescalierincurveacutethumb12227476.jpgJe viens de me livrer à une activité hautement inhabituelle chez moi : le ménage. Mais pas n’importe quel ménage ! Plus que du ménage, du temps consacré à enduire amoureusement de cire d’abeille les multiples marches de l’escalier centenaire de notre maison. Plusieurs générations d’une même famille y ont vécu jusqu’à ce que l’aïeule décède, et que, les enfants comme les petits enfants ayant réussi leur vie, elle se trouva sur le marché d’un immobilier encore abordable où je passais justement, à la recherche d’un nid douillet pour ma (à l’époque petite) famille.

Et à chaque marche de cet escalier majestueux, je repensais à un autre escalier que j’avais ciré aussi pendant de longues heures dans mon enfance, celui de la maison de ma grand-mère…elle aussi décédée depuis longtemps et dont le patrimoine est passé chez d’autres…ainsi va la vie, le timing n’est pas toujours optimal, et les familles ayant perdu l’habitude de vivre ensemble , leurs biens sont dispersés au vent…heureusement, de nouvelles familles se constituent et les maisons connaissent une nouvelle histoire…

Ma grand-mère était la femme d’un médecin. Pas l’un de ces grands spécialistes dont les honoraires extravagants déforment toute l’image de la profession, non, un petit médecin de campagne dont la rémunération était plus souvent une poule ou un panier de légumes que de l’argent sonnant et trébuchant. Un petit docteur qui allait visiter ses patients qu’il vente ou qu’il neige, se souciant de leur santé et non de son confort…C’était la fin de la guerre et les temps étaient frustres et durs, mais ô combien joyeux et remplis d’espoir après l’hécatombe où l’oncle avait été fusillé (résistant) et le frère incorporé de force puis capturé par les Russes (il rentra au bercail en traversant l’Europe d’Est en Ouest…à pied !. La valeur travail avait un sens , le New Deal  et les institutions crées par le CNR promettaient un avenir si ce n’est radieux, du moins crédible et à notre portée .

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( 19 avril, 2010 )

Goldman Sachs, un virus à éradiquer d’urgence

gsiii.jpgLe spectre d’une terrible pandémie de grippe H1N1 à peine écarté, c’est le chikungunya qui refait surface ! Gageons que notre Bachelotte de ministre ne s’y laissera pas prendre deux fois et saura juger la menace à sa juste valeur ! Mais, il y a aussi de bonnes nouvelles sur le front des épidémies : un virus particulièrement redoutable et tenace serait en passe d’être stoppé, ou pour le moins, sa progression ralentie. Il s’agit du virulent parasite GS. Comme vous le savez, le GS sévit depuis bientôt 2 siècles et a mis en échec de nombreux plans destinés à le stopper. Sa formidable capacité d’adaptation, et les mutations qu’il a subies en ont fait un adversaire particulièrement dangereux pour la société des humains.

On découvre ses premières traces en 1869, mais ce n’est que dans les années folles que le virus fait vraiment parler de lui pour la 1ère fois….Il est l’instigateur d’une pyramide de Ponzy d’une telle magnitude qu’on peut lui attribuer pour partie la débâcle de 1929. Nos chercheurs pensaient qu’il avait été anéanti en même temps que d’autres spécimens parasites de l’époque, mais il semblerait qu’il ait non seulement survécu mais prospéré sur les cadavres de ses concurrents. Telle une pieuvre, cet organisme multicellulaire et protéiforme s’est développé sur le corpus même de la société, contaminant la scène politique après avoir colonisé celle de la finance.

Ses tentacules foisonnent et se répandent dans les moindres interstices des allées du pouvoir, à commencer par celui des Etats-Unis. Spécialiste de l’infiltration et de la dissimulation, il se cache dans des costumes 3 pièces et des cravates de luxe, attaché-case à la main, mais c’est bien un prédateur sanguinaire qui revêt ces oripeaux.

Adepte de la pratique des revolving-doors, il passe d’hôte en hôte, n’oubliant pas à chaque fois d’inoculer le poison de la cupidité dans les organismes qu’il visite, un petit souvenir de lui en sorte !

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( 15 avril, 2010 )

Retraites : une question de vie…ou de mort ?

aleqm5hb0xcnl816b2jtbih25c3dkhhp1q.jpegJe ne vais pas vous parler des retraites….non, non, non. Vous êtes assez grands pour vous informer tous seuls, non ? Et ne pas vous laisser avoir par toutes les sornettes alarmistes que lémédia nous débitent à longueur de journée sur le sujet, n’est-ce pas ? Même si ledit sujet me passionne au plus haut point, je ne l’aborderai donc pas ici…enfin, pas directement, vous allez comprendre.

Mon attention a été éveillée en écoutant une émission sur la radio suisse Couleur 3, La Planète Bleue, que je ne saurais trop vous recommander eu égard à la qualité des musiques et des éditos qu’elle diffuse. Ca se passait samedi dernier, entre 18 et 19h, mais pour cause de vacarme familial ambiant je n’ai pas bien saisi les détails, juste que la courbe d’espérance de vie était en train de s’inverser…

Comme on parle beaucoup des retraites en ce moment (voilà, on y vient, pas plus tard que Minc sur Inter à l’instant où je rédige ces lignes), et qu’un des arguments utilisé pour justifier le recul de l’âge de départ en retraite est la plus grande espérance de vie, vous comprendrez bien que ça a fait tilt dans ma p’tite tête de blonde et que j’ai commencé à faire quelques recherches…

Alors autant vous dire tout de suite qu’il n’y a pas beaucoup de données…ou plutôt, elles concernent toutes une augmentation de l’espérance de vie…Cependant, confiante dans la qualité des infos d’Yves Blanc et bien qu’il ne cite pas de sources dans ce cas d’espèce, je poursuis mes recherches sur les moteurs de recherche anglophones…et là, bingo !

Un communiqué de la Harvard School of Public Health daté de Mars 2010 souligne les effets désastreux de certaines maladies sur la courbe d’espérance de vie (données strictement US). Ce n’est pas une découverte : le fait de fumer, d’avoir une pression artérielle ou un taux de sucre élevés, d’être obèse offre un terrain de développement favorable à certaines maladies, et réduit de fait l’espérance de vie.

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( 27 mars, 2010 )

Sacred Games – Vikram Chandra

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Il paraitrait que c’est le salon du livre…Dans mon salon, c’est la fête du livre tous les jours, mais entre la déconfiture de la construction technocratique européenne chaque jour plus patente et le bourbier de la peopolitique à la française, ça me donne l’envie de changer d’air…Respirons un grand coup, et retrouvons celui que je préfère : l’ère littéraire.

Avec en prime un petit parfum épicé puisque je vais vous parler de Sacred Games de Vikram Chandra. Avec un nom pareil, il n’y a pas l’ombre d’une ambigüité, nous sommes en Inde ! Après une rapide vérification googlienne, je vous confirme que ce roman épique a été traduit en français sous le nom de « Le Seigneur de Bombay » pour ceusses qui causent pas l’anglish dans le texte J

J’ai lu cette épopée (parce que, oui, quand on parle de 947 pages, j’estime qu’employer ce terme n’est pas abusif même si ce n’est un poème !) il y a environ 2 ans…ou 3, je ne sais plus, mais tout cela pour vous dire que mes impressions ne sont pas Frêche, donc vous me pardonnerez certaine imprécision quant à l’intrigue…D’ailleurs, si c’était un tableau, il serait clairement d’inspiration impressionniste : de petites touches de couleur, quasiment indiscernables dans leur unicité mais qui se mélangent admirablement pour former un tout somptueux, de ces petits détails qui donnent chair à un grand roman, qui vous font pénétrer insensiblement dans l’univers dépeint par l’auteur, jusqu’à en être inexorablement imprégné ! A tel point que je me suis découverte une passion pour la cuisine indienne après avoir partagé le quotidien des multiples personnages de ce livre pendant des jours et des nuits.

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( 6 février, 2010 )

Régime brûleur de Grèce

acropole01.jpgJe m’intéresse à beaucoup de sujets, mais il est vrai que je n’en connais que peu dont je peux disserter doctement…et l’économie n’en fait pas partie. Pourtant, ses impacts sur la vie de la cité me passionnent, mais n’étant pas économiste de formation, je ne suis pas en mesure d’en tirer suffisamment de substance pour faire une analyse « scientifique », argumentée, qui tienne la route dans tous ses détails. Il n’empêche que la sphère économique résonne et que ses ondes ont des impacts bien réels, même si les rouages complexes de sa mécanique intrinsèque restent un mystère pour moi…

Ainsi de la situation en Grèce actuellement. Certes, la Grèce a « menti » sur ses niveaux de déficit, sur l’état réel de son budget… Il n’empêche qu’elle subit actuellement l’assaut de spéculateurs de tous bords, requins assoiffés qui ont senti l’odeur du sang et de l’argent facile. Et la meute se rue déjà vers le Portugal, l’Espagne et l’Irlande… Les anglo-saxons ont trouvé un joli terme pour ce quatuor : après le BRIC, voici le PIGS (voire PIIGS si on y adjoint l’Italie). Saignons le cochon ! D’ailleurs, tout est bon dans le cochon, pour nos vampires financiers ! Dépeçons ce pays !

La Grèce donc, lâchée par l’Union Européenne, qui se contente d’accepter le plan de rigueur drastique qu’elle propose, sans y croire vraiment d’ailleurs… Et pour cause, notre fameux Traité de Lisbonne sensé faire avancer les choses ne prévoit rien, que dalle, bézef pour une telle situation : il n’y a pas de solution prévue ! La Grèce, mise sous tutelle, tel un adulte irresponsable… sauf qu’il s’agit d’un pays, et non d’une personne !

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