( 29 décembre, 2009 )

Princesse Dior

dati001.jpgIls sont tous pareils. Elle aussi. On leur dit quatre lignes et ils nous livrent une bafouille bien fournie. Elle, c’est laetSgo et Rachida est son amie… Merci pour sa contribution !

Elle aurait pu être le symbole de l’excellence de l’école républicaine : elle est l’incarnation de la pire des France, celle du népotisme, des réseaux et du copinage.

L’aventurière ne manque certes ni d’audace, ni d’un instinct quasi-animal que d’aucuns nomment le flair politique. Les fruits de ses études, poursuivies avec zèle mais jamais rattrapées, sont avantageusement remplacés par la fréquentation d’hommes influents, qui vont la propulser en politique et au sein du pouvoir. Rêvant sans doute de prendre sa revanche sur cet Etat de droit dont elle a eu le plus grand mal à intégrer les rangs, arrachant sa nomination avec les dents, tel son patron la croissance, elle tente d’en faire éclater l’ordonnancement avec la réforme de la carte judiciaire et parvient à faire l’unanimité contre elle en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Quelle ingratitude alors qu’elle gagne enfin la reconnaissance de ses pairs qui lui attribuent pas moins de 6 prix Busiris !

Arrogante et colérique, drapée dans un luxe ostentatoire qui sied fort mal à sa fonction, elle tyrannise ses collaborateurs qui jettent l’éponge les uns après les autres. Elle sacrifie tout, même sa fille, à des rêves de puissance, à l’attrait de l’argent et au règne de l’apparence, s’acquittant avec zèle de toutes les missions que lui confie le nabot élyséen.

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( 18 décembre, 2009 )

Bleue comme une orange / L’ombre de l’oiseau Lyre / Ikebukuro West Gate park

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LaetSgo est une grande lectrice devant l’éternel dont la bibliothèque semble posséder de nombreux trésors. Pour ruminances, elle en a extrait trois ouvrages, « trois livres qui n’ont rien en commun à priori », nous confit-elle. Nous sommes très heureux de l’accueillir ici. Et qu’elle revienne dans cet espace enfumé chaque fois qu’elle en exprimera l’envie… Un grand merci pour sa contribution.  

Notes de lecture :
Bleue comme une orange – Norman Spinrad
L’ombre de l’oiseau Lyre – Andrés Ibañez
Ikebukuro West Gate Park – Ishida Ira

Spinrad est un écrivain nord-américain décalé et auteur culte dans la droite lignée de K. Dick. Tiens, c’est assez drôle la sérépendité et les coïncidences : Bleue comme une orange parle justement de catastrophe climatique et de manipulation à grande échelle. En plein dans le sujet avec le #fail sommet de Copenhague qui se termine aujourd’hui, et dont il ne sortira bien évidemment rien puisque ce ne sont pas les bonnes questions qui sont posées…Une fois de plus, et c’est très occidental comme méthode, on tente vainement de traiter les conséquences, les symptômes, au lieu de s’attaquer aux racines du mal (clin d’œil à Dantec, quand j’appréciais encore ses livres).

Mais je m’égare, revenons à nos moutons (électriques). L’Ombre de l’oiseau Lyre, je suis tombée dessus complètement par hasard : la couverture était absolument splendide, la 4 de couv alléchante, tant dans le résumé que dans le rapide descriptif de l’auteur (espagnol, jazz) et ce fut une précieuse découverte. Un univers onirique et fantastique qui m’a emporté dès les premières pages, une écriture merveilleusement fluide et un récit qui pourrait être un conte enfantin si on l’appréhendait au premier degré, mais qui est, là encore, une allégorie de ce monde dans lequel nous vivons, où l’innocence et le rêve sont niés et combattus pour ne laisser place qu’à une réalité bassement matérialiste. Cela me rappelle un peu l’écriture de Vian dans l’écume des jours…

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