( 18 novembre, 2010 )

Les enfants dans la guerre

belloulacreditphotoblednetcom185759.jpgNassira Belloula, écrivaine algérienne auteure du livre « Le massacre des innocents » déjà commenté, vient de recevoir le trophée « Arts et culture – Femmes arabes du Québec pour 2010 « . Elle n’est pas seulement écrivain mais est toujours restée une grande journaliste algérienne. Elle a défendu la cause des enfants massacrés, traumatisés innocents durant les années noires dans son pays et continue à militer pour la cause des enfants dans le monde. Ses articles sont la source de ce commentaire.

Omar KHADR, 11 ans, embrigadé par son père dans un camp d’Al-Qaida, fait prisonnier en Afghanistan à l’âge de 15 ans, grièvement blessé, accusé de meurtre par la justice américaine.

Un crime de guerre est une violation des lois et coutumes d’une gravité exceptionnelle. Dans les accords internationaux et en particulier le Statut de Rome, article 8, alinéa 59, régissant les compétences de la Cour Pénale Internationale (CPI) ou la Convention de Genève, il est bien spécifié qu’il s’agit de cas où les objectifs sont soit civils, soit prisonniers de guerre, soit blessés.

Ces cas ont été largement explicités lors du procès des criminels nazis de Nuremberg.

Or, qu’en est-il du cas d’un enfant de 15 ans, arrêté lors d’une opération d’acte militaire dans une guerre de représailles déclarée en 2001 par les États-Unis qui s’ingéraient depuis déjà une longue période dans un conflit interne en Afghanistan, grièvement blessé (deux balles tirées dans son dos et une grave blessure à la face qui lui fit perdre un œil), il est accusé d’avoir tué un soldat américain par jet de grenade.

Omar avait presque 11 ans quand son propre père le fit enrôler dans un camp d’Al-Qaïda en Afghanistan. On ne parle pas du destin du père. On a capturé le fils après qu’il eût subi 4 années d’endoctrinement et de formation. Il se trouvait dans une cache qui a été attaquée par des moyens terrestres à l’arme lourde et aérien avec bombardements, il n’était pas seul, son compagnon est mort, lui a été blessé par un tir dirigé alors qu’il tournait le dos a ses adversaires … déjà blessé à la face … dans les décombres de son abri. Une vraie victoire à mon avis !

Omar KHADR est né à Toronto, Canada en 1986, il est canadien. Il a été emprisonné à Guantanamo en 2002, il y a 8 ans, il y a subi les mêmes traitements que les autres prisonniers, il a été soumis au même régime que les adultes, tels qu’ils ont été largement commentés dans la presse mondiale.

Le dossier d’accusation mentionne les circonstances de sa capture et le témoignage de celui qui lui a tiré dessus alors qu’il était de dos. Diverses pièces du dossier, selon ses avocats ont été omises ou sont disparues, enfin les choses habituelles dans ces cas, surtout quand il s’agit d’un procès militaire, car il ne sera pas jugé par une cour civile mais par un tribunal d’exception militaire. L’affirmation officielle selon laquelle le jeune Omar aurait lancé la grenade a été contredite par des témoins américains et le véritable lanceur aurait été tué (difficile de lancer une grenade avec une blessure à la face … essayez de vous bander les yeux et de viser en lançant une patate et vous verrez le résultat)

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( 26 octobre, 2010 )

Le massacre des innocents – Nacera Belloula

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Son livre est un long cri. Il exprime le désespoir des «survivants», la douleur des mères, des femmes, des enfants orphelins, en face de ce qui n’était pas une guerre ou une insurrection, mais en face d’une barbarie pure pratiquée au nom d’une religion.

Nacera (qui deviendra plus tard Nassira de son vrai prénom) fut une enfant des Aurès. D’une famille aisée, elle allait à l’école, elle fut plus tard, lorsque la pression de la première guerre d’occupation ou de libération fut par trop contraignante, étudiante à la faculté d’Alger. Elle fut journaliste d’information dans des journaux comme « le Matin », « Le Soir d’Alger », et parallèlement mère de famille et éducatrice spécialisée pour enfants. Elle a vécu dans sa jeunesse l’occupation par les Français, la répression par les FLN, sa famille en paya le tribut.

Tout cela se passait entre les décennies 60 et 70 :

« C’est à ce moment là que les premiers groupes islamistes ont commencé à s’entraîner dans le maquis. Les gamins d’octobre 1988 (la révolte des étudiants et des jeunes) n’avait donné qu’un coup de semonce à la crise qui allait pousser le pays dans une ère de bouleversements et de tourments. Dès 1986, avait commencé une effervescence sociale face à une démographie galopante, à une crise du logement, à une agriculture moribonde et une industrie stérile. C’est vrai que c’est à cette époque qu’avait aussi commencé la contraction du pactole pétrolier avec les conséquences connues, celle du manque de devises et l’Algérie est avant tout un pays importateur »

Chadli promulgua la nouvelle constitution et autorisa des élections multipartis permettant à la mouvance islamique d’asseoir sa légitimité. Ils remportèrent les élections municipales et purent acquérir ainsi un sentiment d’impunité. Leur mouvement s’organisa, créa le GIA (Groupe islamiste armé) et alors commença une ère d’intimidation, de terreur à coups d’assassinats de gendarmes, de fonctionnaires, de journalistes, de massacres systématiques d’habitants de hameaux entiers.

Les Algériens n’osaient plus se déplacer, craignant les faux barrages de faux policiers (la police et l’armée intervenaient aussi), les enlèvements.

« Quand le règne du FIS avait commencé, il avait entrainé dans son sillage, hélas, de nombreux partisans, divisant beaucoup de familles, d’amis et de voisins. Des femmes adoptèrent le hidjab et, sous prétexte d’une loi divine, acceptèrent de bonne grâce la polygamie, et même « Zaoud El Moutad », ou le mariage de jouissance ». (Ce mariage temporaire et sexuel a cependant ses obligations et a été interdit  par toutes les obédiences de l’islam sauf par le chiites. Les terroriste du GIA et du FIS en ont fait une généralité dans leur milieu).

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( 9 octobre, 2010 )

Ça sera dur pour les daltoniens !

30017131907600153656100000032505930354200967231n.jpgIl était une fois un jeune homme, trader de son état, travaillant dans une grande banque bien connue, la Société Générale. Celle qui à des comptes offshore (pas plus que les autres, mais quand même) et à qui on avait demandé de faire faire des bénéfices, beaucoup de bénéfices.

On lui avait tout appris au jeune homme. Comment acheter à terme prévu, avec le système du « levier », c’est à dire avec un dépôt – virtuel – de 10 % du montant des achats d’actions visées. Comment attendre (mais pas trop, parce que le temps c’est de l’argent) ? On s’occupe, on manipule un peu, on passe un coup de fil judicieux à tel pythie du marché etc … Rien que du normal quoi. Du coup, miracle, les actions achetées virtuellement avec 10% virtuels grimpent à la cote et VLAN !… On les revend en vitesse, encaissant un bénéfice pas du tout virtuel cette fois. Une affaire dans les affaires en somme, routinier, quotidien.

Le jeune homme ayant réussi plusieurs coups bien juteux, ses chefs le complimentent. Félicité, grassement récompensé, on l’encourage vivement à… continuer ! Ce qu’il s’empresse de faire, de plus en plus haut en chiffre d’affaires, et de plus en plus gros les engagements. Imaginez qu’au lieu de monter, le prix de ces actions soit descendu … la Banque aurait été dans l’obligation de payer ces actions au prix convenu à l’achat, plus cher que leur valeur au terme du contrat !

Catastrophe ! Ce qui pouvait arriver… arriva ! Il avait tant et tant acheté – comme les chefs le lui avaient demandé, ne l’oublions pas… N’oublions pas non plus – comment l’oublier ! – que dans ces Banques-là, on n’hésite pas à vous envoyer une lettre recommandée à 17€80 quand votre compte est débiteur de 10 euros…, il y a des contrôles. La Banque, c’est du sérieux !

Les Directeurs se frottaient les mains, s’envoyant de joyeuses tapes dans le dos, disant : « ah les beaux bénéfices que nous allons faire avec ce garçon ! » se sont retrouvés ridiculement nus devant l’opinion. Ils avaient trouvé plus malin qu’eux !

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( 27 septembre, 2010 )

Gangrène française… La Sarkoïdose !

grangrene.jpgDernièrement le Docteur PELLOUX, médecin-urgentiste-combattant a une fois de plus dénoncé la maladie des services de santé de l’Île de France. Il n’a pas inventé ni découvert une nouvelle infection, il n’a fait que constater les ravages de cette nouvelle plaie : LA SARKOÏDOSE. La maladie a atteint même ceux qui devaient la combattre, ceux-là même qui brandissaient leur lettre de démission  » LES ÉLITES DE LA MÉDECINE » …

Souvenez-vous (je cite Pelloux) l’année dernière, de la mobilisation des sommités médicales contre la loi Bachelot et le plan de suppression de 4.000 emplois dans les hôpitaux de Paris. Et le Président de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP/HP), le Professeur CORIAT, menaçant de démissionner “si ce plan passe”. Mais, entre-temps, tous ces dignitaires sont allés petit-déjeuner et manger des tartines à l’Elysée, l’UMP voulant coûte que coûte garder le vote de ces docteurs. Au mois de juin dernier, pour la première fois depuis 150 ans, les médecins ont fait enlever la présidence du Conseil d’Administration – devenu Conseil de Surveillance – de l’AP/HP au Maire de Paris pour la donner à un proche de  Sarkozy.

Coût final, la semaine dernière, ce Conseil de Surveillance, acquis au néo-libéralisme grâce à la nomination par l’UMP de “personnes qualifiées”, a voté le plan d’économies.

Aucun professeur n’a démissionné. En guise de faire-part de décès, le renvoi du Directeur Général de l’AP/HP qui va être remplacé par la Directrice du TGV à la SNCF ! … (…) Ne cherchez pas les fossoyeurs de l’AP/HP, ils sont PROFESSEURS !!!  (fin de citation)

L’AP/HP est un Établissement Public de la Ville de Paris. Il exerce son rôle de Centre Hospitalier Régional sur Paris et l’Île de France, soit une population de plus de 12 millions d’habitants. Il a été crée en 1849. En chiffres, cela donne : 37 hôpitaux, 71.800 agents (dont 16.700 infirmiers), 20.660 médecins, 22.474 lits et 1.681 places de jour, 350 lits de réanimation et soins intensifs, 1 million de prises en charge en court séjour par an, 4.686 millions de consultations par an, 1 million d’urgences par an. Le budget prévisionnel 2008 était de 6,5 milliards d’euros (un prévisionnel est toujours un prévisionnel, il est fait pratiquement pour être dépassé, c’est le système comptable français qui le veut), ce qui fait que l’AP/HP est toujours en déficit, un peu comme le gouvernement qui prévoit une augmentation du PIB de 4 à 5% pour péniblement en réaliser 1,5.

Sa gouvernance est assurée par :

- Un Directoire composite à la fois politique et médical, soit 1 Directeur Général, 3 vice-présidents (3 professeurs dont le Pr CORIAT), le Président de la commission centrale de soins infirmiers, 4 membres nommés par le Directeur Général (dont 2 professeurs, le Directeur des ressources humaines, le directeur des finances).

- Un Conseil de Surveillance articulé en 3 collèges de 5 membres chacun : le collège des représentants des collectivités territoriales, le collège des représentants du personnel et le collège des personnalités qualifiées.

Dans le collège des représentants des collectivités territoriales (bailleurs de l’AP/HP), on trouve 3 élus PS et 2 élus UMP (dont François KOSCIUSKO-MORISET, Maire de Sèvres).

Dans le collège des représentants du personnel, tous les syndicats hospitaliers sont représentés (CSIRMT -CME-SUD- CGT).

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( 21 septembre, 2010 )

Dîtes… Dengue… Donc !

moustique31.pngDepuis le mois de décembre 2009 une épidémie de “Dengue” (fièvre rouge, grippe tropicale, petit palu) ravage la Martinique et la Guadeloupe, provoquant 18 décès.

On a recensé depuis cette date 36.000 cas en Martinique et 29.000 en Guadeloupe et 18 décès.

Au niveau mondial, la dengue progresse de façon spectaculaire . Environ les 2/5° de la population mondiale est exposée au risque. Selon l’OMS il pourrait y avoir chaque année dans le monde 50 millions de cas.

Le nombre de personnes atteintes allant crescendo, les autorités s’inquiètent et prodiguent force recommandations à la population : vider les eaux retenues dans les bacs sous les pots de fleurs, vérifier tous les endroits où l’eau pourrait stagner et fournir ainsi un réservoir à la ponte des femelles moustiques … comme il pleut pratiquement tous les jours (c’est la saison), c’est un exercice quotidien de surveillance à effectuer, également dormir sous des moustiquaires et s’enduire de produits révulsifs (renouvelables toutes les 4 heures). Pas facile la vie sous le soleil des Antilles !

Malgré toutes ces précautions qui détruira les lieux de nidification sauvages que sont les décharges à l’air libre.  Ne fussent que les dépôts de vieux pneus usagés qui trainent à 100 mêtres d’une cité près des docks, sans oublier les “largages d’encombrants” dans la nature, un vieux frigo se remplit d’eau et devient une vraie piscine pour les larves de moustiques. Les îles sont parsemées de dépôts sauvages comme partout.

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