( 19 novembre, 2010 )

Alerte prélèvements

Alerte prélèvements dans Brèves brevitudes2

L’ouverture du courrier relève parfois de la crise de nerfs. En ce Mercredi 17 Novembre 2010, cet exercice m’aura convaincu que le citoyen lambda est devenu en quelque sorte l’ennemi, non pas intime, mais des deniers publics numéro 1. La Banque Populaire, dont je suis client depuis que je gagne quatre ronds, me fait donc parvenir une aimable correspondance me faisant doucement ricaner, jugez en donc !

 » Votre banque a toujours été attachée à bien vous connaître et à répondre au mieux à vos attentes » : je n’attends rien pour ainsi dire de ma banque si ce n’est qu’elle me foute la paix. Quant à bien  me connaître, je confirme cet état de fait vu le nombre incessant d’appels téléphoniques, qu’elle me dispense généreusement, afin de me refourguer des produits financiers dont je n’ai que faire. Précisons maladroitement, que ses atermoiements commerciaux se font quasiment toujours sur le ton de l’intimidation avec obligation, non négociable, de se rendre en agence, à croire qu’on leur aurait piqué du fric.

banquesinternationales.gif« La réglementation en matière de prévention de l’utilisation du système financier à des fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme s’est renforcée ces derniers mois vers une amélioration de la connaissance par chaque établissement bancaire de ses clients et de la sécurisation de leurs opérations. A ce titre, nous sommes tenus de mettre à jour régulièrement les informations dont nous disposons s’agissant de votre identité, votre domicile et vos ressources. »
Nous y voilà ! Vos papiers s’il vous plaît, même s’il ne vous plaît pas d’ailleurs. Non content de s’engraisser avec de l’argent qui ne lui appartient pas le moins du monde, mon banquier serait en plus une sorte d’auxiliaire de police chargé de récupérer moult renseignements afin de contrer le terroriste que je suis, n’ayant rien d’autre à foutre que de blanchir l’artiche d’un réseau ouvrier à tendance mafieuse. Comment dire… mon identité, il la connait puisqu’il m’envoie régulièrement mes relevés à forte valeur ajoutée. Il en va de même de mon domicile, puisque l’adresse dont il dispose lui permet d’user papier et encre à des fins abracadabrantesques. Quant à mes ressources, limpides comme de l’eau, il a tout loisir de les estimer étant donné que je lui offre la possibilité de disposer de mon crédit mensuel, tout en prenant bien soin de me débiter une multitude de prélèvements obligatoires résultant de la gestion de compte.

Il est déjà suffisamment pénible de se voir imposer une sorte de mise sous tutelle de son pognon par un tiers, mais si en plus, la lutte contre un terrorisme supposé prend soudainement des airs de garde à vue, ça interpelle. A quand la fouille au corps pour voir si on n’a pas caché une liasse de biftons résultant d’un trafic de blanche frelatée…

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( 11 juillet, 2010 )

L’argent de la vieille !

L'argent de la vieille ! dans Brèves brevitudes1

‘Tain, je viens encore de lire un truc incroyable chez Mediapart (repris de Marianne apparemment, mais j’ai la flemme de chercher la réf…) Alors petit cours de fisca vite fait : la Miss Bettencourt a glosé sur le fait qu’elle avait payé 400 M° d’ € d’ISF sur les 10 dernières années. Putain, ça en jette ! 40 Millions par an ? mazette, ça en fait du flouze, hein, citoyen moyen qui n’a jamais vu tant de fric, même à la cagnotte du loto ! Sauf que sur un patrimoine évalué à 17 Milliards, ça fait pas bézef ! C’est même queudchi !

Donc, décortiquons.

Je résume : en gros, les 7/8ème de la fortune de M’âme Bettencourt ne sont pas imposés à l’ISF. Ben oui, faut bien que les cours dispensés dans les – très chères – écoles de commerce soient rentabilisées nom de Zeus ! qui, croyez-vous, imagine de pareils montages ?

Or donc, la majeure partie de cette fortune soustraite est constituée de ce qu’elle reçoit de l’Oréal (je simplifie le bordel). Qui est encaissé chez Thétys, une société, et non chez M’âme Bettencourt, un(e) particulier(e). Les sociétés ne sont pas soumises aux mêmes règles fiscales que les particuliers (surtout les particuliers milliardaires). Elles sont imposées au titre de l’impôt sur les sociétés (33% pour info). Bon, ceci dit, l’Etat aurait du récupérer un beau pactole quand même avec ces 33%…. sauf que c’est un impôt sur les bénéfices. Et là, joli montage devant lequel je m’esbaudirais presque si je ne savais pas que ça existait au préalable…

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( 18 juin, 2010 )

L’oréalpolitik

L'oréalpolitik dans Brèves brevitudes2

Je ne sais pas s’il s’agit d’une histoire sur le jeu de la Cagoule, mais Schueller de rien, l’imbroglio qui se dessine en ce moment, tourne autour des manuscrits de la mère morte, ou presque. Dans le style « prends l’oseille et tire-toi », l’Oréal politique n’en finit plus de surprendre, sur le fait bien sûr, genre flag. C’est bien connu, là où y’a de l’Eugène,  y’a pas de plaisir.

Une vieille dame pleine aux as, Liliane Bettencourt, est au coeur d’une affaire qui semble se faire dresser le cheveu sur la tête de pas mal d’individus. Question shampooing, y’en a un qui va se voir proposer de s’en faire passer un. Selon Maître Kiejman, qui le vaut bien, c’est le maître d’hôtel, ayant oeuvré pour le bien-être de la riche héritière , désormais démissionnaire. Drôle de position tout de même quand, à 87 ans, on semble plus portée sur les histoires sans queue ni tête. Mais revenons à cette rocambolesque affaire d’arsenic et vieilles dentelles. Ici, point de cadavre exquis, juste un complot de famille où les oiseaux de service ressemblent à des charognards.

Tout démarre parait-il avec une passion débordante, pour la photo, estimée à 1 milliard d’euros. Sauf que le petit venant en mangeant, la fille de l’octogénaire, une certaine Françoise Bettencourt-Meyers, n’a pas l’intention de se faire plumer, l’appât du grain, Partouche au grisbi en somme. Les histoires de pigeon ne volent pas forcément toujours très haut. A la rubrique méfaits divers, la plainte, pour « abus de faiblesse » déposée par la fille unique de Liliane, est un scandale selon l’entourage de la vieille qui marchait dans la merde, Dard aux gorilles lance-t-on pour intimider  le curieux  maladif. L’argent ne fait pas le bon air et les choristes y vont chacun de leur partition bien cadencée. La roue de l’infortune avec, comme gains potentiels, des fraudes fiscales ou des dons pour financer des campagnes électorales. Ce que c’est que de vivre dans le dénuement le plus total…

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( 7 juin, 2010 )

Des chiffres et d’Electre.

Des chiffres et d'Electre. dans Brèves brevitudes01

Dans la jungle, terrible jungle des sondages, on apprend que notre Mowgli national vient à nouveau de passer le cape fear. Lui, l’adoubé du scrutin universel, ne devrait pas y attacher grande importance puisqu’il ne les a pas commandités en personne. Au jeu des chiffres et d’Electre, son odyssée relève désormais du cirque Pindare. En pleine crise de croissance, il semble s’injecter de l’intra vénéneuse coupée à de l’hormone de décroissance. Quelqu’un médit qu’il nous aimerait encore mais ces temps derniers, son itinéraire d’enfant gâté ressemble à s’y méprendre à celui du viandé globe challenge. Solitaire il semble l’être de plus en plus, capitaine abandonné qui voit arriver une nouvelle vague scélérate droit devant. Quand la mer monte, la popularité baisse, et un rapide coup d’oeil révèle une montée des eaux dont les dégâts ne seront pas absorbés avec de vulgaires Spontex.

Le baromètre menstruel laisse à penser que ça va saigner. Souvent fécond à relativiser la portée de tels rapports, on se demande bien à quoi peuvent servir ces chiffres et ces sondés, si ce n’est à exciter un peu plus notre Bela Lugosi, plus connu sous le sobriquet de l’excité du local tant il s’empresse de vampiriser le pathos dès qu’un hommage doit faire gémir la France entière. Notre bienveillant comte des carpettes vaudrait donc dans les 34% d’opinions favorables. Assurément, ses donneurs de leçons universels seraient des colporteurs sains, transfusés de la terre à la une des médias. Les autres, les quelques 59% qui ne lui accorderaient ni le gîte ni le découvert, en arriveraient presque à se demander si Darty ne serait pas plus préférable pour valider un contrat de confiance. La France aurait donc des problèmes ? une cote de popularité serait-elle aussi vulnérable que celle de mailles ??!!??  histoire de filets et de petit poisson qui, le moment venu, saura savamment nager en eaux troubles pour asseoir son deuxième mandat cash.

( 28 mai, 2010 )

Paul Ariès à Marseille

paularies.jpgRémi un ticket pour la canebière ?

Le festival Science Frontières a le plaisir de recevoir Paul Ariès le Samedi 5 Juin entre 16h et 16h30 sur l’avenir gratuit, ainsi que le Samedi soir entre 20 et 22h, pour une intervention sur « La ville décroissante. »

Alexandre Pagot

Festival Science Frontières

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