( 8 juillet, 2010 )

Le commerce équitable vu de « là-bas »… puis d’ici !

p32997ac.jpgC’est toujours en été qu’on découvre les joies de la zapette. On peut trouver de petites pépites sur les vraies chaînes publiques. Arte aussi nous gâte… pour tomber sur les bons programmes il faut d’abord muscler son pouce pour zapper, et un zeste de chance.

Ma bonne étoile doit être mexicaine… (il faudra d’ailleurs que je vous raconte une anecdote qui vous prouvera que je suis une vraie fée). Elle m’a fait atterrir au Mexique, samedi à 22h, via la chaîne Public Sénat. Direct sur l’Isthme de Tehuantepec. On y parlait du café équitable.

Titre du documentaire : « Van der Hoff, le père du café équitable« . Ce prêtre hollandais a été l’initiateur du commerce équitable dans les années 80. Affublé du titre « prêtre « rouge » par des cons, il a été un de ceux qui luttaient pour la libération des peuples opprimés : des pauvres et des indigènes (qui se confondent d’ailleurs très souvent partout dans le monde). Recherché au Chili pendant la dictature, il s’est réfugié à Mexico où son activisme l’a fait remarquer. Menacé dans la capitale mexicaine, Van der Hoff est alors parti se réfugier dans les montagnes de l’Isthme de Tehuantepec. Comme son nom l’indique, c’est la partie la plus étroite du Mexique entre le Golfe du Mexique et le Pacifique. C’est un des endroits le plus chaud du Mexique, où les indigènes du coin sont des Zapotèques.

Van der Hoff s’est fixé donc dans de petites communautés dans la forêt de caféiers, où les habitants cueillent le café depuis des siècles. Petits récoltants exploités car sans voix, sans aucune représentativité et maintenus sous le joug des « coyotes » (intermédiaire qui achète à très bas prix leur production et la transporte vers les ports) ou celui des gros propriétaires terriens qui les emploiyaient et les traitaient encore plus mal que des esclaves (indigènes déplacés de force dans le Chiapas, soumis par la force, obligés d’aller récolter chez le « maître » et de rembourser hébergement et pitance par leur travail, les laissant complètement dénudés et exsangues).

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( 19 avril, 2010 )

Goldman Sachs, un virus à éradiquer d’urgence

gsiii.jpgLe spectre d’une terrible pandémie de grippe H1N1 à peine écarté, c’est le chikungunya qui refait surface ! Gageons que notre Bachelotte de ministre ne s’y laissera pas prendre deux fois et saura juger la menace à sa juste valeur ! Mais, il y a aussi de bonnes nouvelles sur le front des épidémies : un virus particulièrement redoutable et tenace serait en passe d’être stoppé, ou pour le moins, sa progression ralentie. Il s’agit du virulent parasite GS. Comme vous le savez, le GS sévit depuis bientôt 2 siècles et a mis en échec de nombreux plans destinés à le stopper. Sa formidable capacité d’adaptation, et les mutations qu’il a subies en ont fait un adversaire particulièrement dangereux pour la société des humains.

On découvre ses premières traces en 1869, mais ce n’est que dans les années folles que le virus fait vraiment parler de lui pour la 1ère fois….Il est l’instigateur d’une pyramide de Ponzy d’une telle magnitude qu’on peut lui attribuer pour partie la débâcle de 1929. Nos chercheurs pensaient qu’il avait été anéanti en même temps que d’autres spécimens parasites de l’époque, mais il semblerait qu’il ait non seulement survécu mais prospéré sur les cadavres de ses concurrents. Telle une pieuvre, cet organisme multicellulaire et protéiforme s’est développé sur le corpus même de la société, contaminant la scène politique après avoir colonisé celle de la finance.

Ses tentacules foisonnent et se répandent dans les moindres interstices des allées du pouvoir, à commencer par celui des Etats-Unis. Spécialiste de l’infiltration et de la dissimulation, il se cache dans des costumes 3 pièces et des cravates de luxe, attaché-case à la main, mais c’est bien un prédateur sanguinaire qui revêt ces oripeaux.

Adepte de la pratique des revolving-doors, il passe d’hôte en hôte, n’oubliant pas à chaque fois d’inoculer le poison de la cupidité dans les organismes qu’il visite, un petit souvenir de lui en sorte !

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( 24 mars, 2010 )

Le site de Google hacké par les Chinois ?

googlelogomountainview01.jpgLe site mashable témoigne d’un possible piratage du site de Google ce matin. Une partie des pages du site officiel de Google se sont affichées en caractères chinois pendant quelques heures, et ce quelques jours à peine après que Google ait arrêté la censure sur sa version chinoise (les utilisateurs sont maintenant redirigés vers le site de Google Hong-Kong).

Tout est revenu dans l’ordre, mais on aurait tort de prendre à la légère ces petites escarmouches, comme l’attaque contre les serveurs Google en Chine il y a quelques semaines. N’oublions pas que Google, outre son chiffre d’affaire faramineux est main dans la main avec la NSA (une des agences d’espionnage américaines spécialisées dans les nouvelles technos). La Chine quant à elle possède son propre moteur de recherche national, Baidu, et voit d’un très mauvais oeil la main-mise de Google sur le marché de la recherche d’information chinois, un marché dont le contrôle est aussi crucial et stratégique pour l’avenir que peut l’être le pétrole ou l’uranium. Il ne s’agit plus uniquement de business, mais de défense nationale. Nous voyons en ce moment ce qui ressemble bien aux premières escarmouches d’une cyberguerre.

On en est pour l’instant aux incidents frontaliers, comme quand, pendant la guerre froide, quelques Mig russes s’accrochaient en l’air avec des avions américains. Il ne faudrait pas pour autant penser que la cyberguerre s’arrête aux frontières de l’internet (même en se limitant à ce secteur elle pourrait déjà faire beaucoup de dégâts). Le web est maintenant un nouveau front qu’il va falloir surveiller pour savoir de quel côté va commencer la prochaine guerre (on a déjà bien une idée) même si pour l’instant, on assiste probablement à des manoeuvres d’intimidation, suivies de représailles, liées peut-être au fait que la Chine a signifié une fin de non-recevoir aux Etats-Unis sur la réévaluation du Yuan…

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( 6 février, 2010 )

Régime brûleur de Grèce

acropole01.jpgJe m’intéresse à beaucoup de sujets, mais il est vrai que je n’en connais que peu dont je peux disserter doctement…et l’économie n’en fait pas partie. Pourtant, ses impacts sur la vie de la cité me passionnent, mais n’étant pas économiste de formation, je ne suis pas en mesure d’en tirer suffisamment de substance pour faire une analyse « scientifique », argumentée, qui tienne la route dans tous ses détails. Il n’empêche que la sphère économique résonne et que ses ondes ont des impacts bien réels, même si les rouages complexes de sa mécanique intrinsèque restent un mystère pour moi…

Ainsi de la situation en Grèce actuellement. Certes, la Grèce a « menti » sur ses niveaux de déficit, sur l’état réel de son budget… Il n’empêche qu’elle subit actuellement l’assaut de spéculateurs de tous bords, requins assoiffés qui ont senti l’odeur du sang et de l’argent facile. Et la meute se rue déjà vers le Portugal, l’Espagne et l’Irlande… Les anglo-saxons ont trouvé un joli terme pour ce quatuor : après le BRIC, voici le PIGS (voire PIIGS si on y adjoint l’Italie). Saignons le cochon ! D’ailleurs, tout est bon dans le cochon, pour nos vampires financiers ! Dépeçons ce pays !

La Grèce donc, lâchée par l’Union Européenne, qui se contente d’accepter le plan de rigueur drastique qu’elle propose, sans y croire vraiment d’ailleurs… Et pour cause, notre fameux Traité de Lisbonne sensé faire avancer les choses ne prévoit rien, que dalle, bézef pour une telle situation : il n’y a pas de solution prévue ! La Grèce, mise sous tutelle, tel un adulte irresponsable… sauf qu’il s’agit d’un pays, et non d’une personne !

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( 16 avril, 2009 )

Pauvres pêcheurs de cabillaud

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Recherche du profit contre sauvegarde des espèces, comment ménager le pêcheur et le cabillaud ?
Au moment où « la maison brûle » comme le disait Jacques Chirac, nos dirigeants se paient de paroles pour la sauvegarde de la planète et de ses espèces animales, qu’elles soient terrestres ou aquatiques, et les maigres avancées réalisées, les timides initiatives européennes sont aussitôt battues en brèche par les intérêts catégoriels et les lobbies qui ne pensent le monde qu’en termes de rentabilité et de profit.

On le voit encore en France ces jours-ci avec les manifestations de pêcheurs qui réclament cette année l’augmentation des quotas de pêche du cabillaud (déjà augmentés de 30% par rapport à ce qui avait été prévu au niveau européen!). Au mépris le plus total de la pérennité des ressources aquacoles, les pêcheurs professionnels massacrent les fonds marins, chalutent sur les zones de frai des poissons au moment de la reproduction – ce qui est la meilleure façon de les exterminer au plus vite – et n’hésitent pas à rejeter à la mer des tonnes de poissons à peine pêchés, simplement pour ne pas faire descendre encore des prix jugés trop bas. On a déjà oublié les filets dérivants au large des Açores – heureusement interdits depuis – qui tuaient indistinctement thons, espadons, mais aussi dauphins et marsouins qui avaient le malheur de s’y prendre. Quelques marins gastronomes trouvaient le moyen de cacher à fond de cale frigorifique quelques filets de marsouin et les ramenaient jusqu’à Saint-Gilles Croix De Vie pour faire goûter à leurs proches – dans la plus grande discrétion – cette viande rouge et juteuse. On a vu encore il y a quelques semaines le scandale des tonnes de merlus et de coquilles Saint-Jacques détruites, actualité qui se télescopait avec celle des restaus du coeur au moment où leurs responsables se demandaient s’ils pourraient faire face à la demande de nourriture l’année prochaine tellement il y a de pauvres dans ce pays.

Quand on parle avec des trémolos dans la voix de l’activité artisanale de la pêche, des traditions et de tout le baratin qui va avec, il ne faut pas oublier que de nombreux patrons pêcheurs professionnels se sont lancés dans la pêche dans les années 70, parce que c’était à l’époque un travail dur mais très rentable, sans avoir une quelconque tradition familiale dans ce domaine, et avec comme seul objectif de gagner un maximum d’argent.

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