( 23 février, 2012 )
. Brigitte Bardot : onagre soit qui mal y bande !
En zoologie, le bardot ou la bardote, ou encore la bardine, désignent l’hybride d’un cheval et d’une ânesse. Les puristes de la chose n’aiment pas trop ce mélange, contraire à l’idée que ces aristocrates se font de la pureté de la race. Notre ministre de l’intérieur, Claude Guéant, ne contredira pas mon propos, lui qui, sans trembler, l’a élargi en affirmant que « toutes les civilisations ne se valent pas »…
Quittons le domaine du canasson, mais pas trop, et attardons-nous sur le bipède hexagonal. Un peu cheval, un peu bourricot, un peu mouton, l’animal est fort attachant et porte dignement le pelage de son hybridité, malgré des coups de sabots intempestif, au gré de ses ébrouements historiques… (lire la suite sur ruminances)
( 22 février, 2012 )
. Adieu clarté
Que veulent-ils, ces oligarques ? Question que l’exploité de base, ou le marginal, qu’on désigne sous le vocable de « précaire », ne se pose pas ou plus, tant il est plombé par une maladie chronique : l’impuissance.
La Rominisation européenne a commencé. Hormis quelques soubresauts indignés d’une jeunesse sans boulot, à la recherche d’un avenir politique et philosophique, on passe son chemin sans regarder, chacun restant confiné dans son cagibi, la petite fenêtre de la vie offrant un paysage gris à contempler, la grande misère humaine qu’on ne surmonte plus, mais qu’on gère d’officine sociale en officine sociale, la main tendue comme des mendiants. Le tout et le rien se livrant au jeu macabre de la roulette russe. (lire la suite sur ruminances)
( 20 février, 2012 )
Sarko en cambrousse
En ce temps-là, le batave restait désespérément en tête des sondages. Sarkozy avait beau promettre de décrocher la lune avec ses quenottes, de terrasser le colosse de Rhodes au bras de tata Angèle et même de multiplierles petits pains façon nazaréen, rien n’y faisait. Le locataire de l’Elysée le plus détesté de la Cinquième ne décollait pas d’un iota dans les enquêtes d’opinion, il lui fallait trouver autre chose…
Un thuriféraire un peu plus zélé que les autres avait bien eu une illumination mais elle s’était vite transformée en obscure polémique. Le quidam, accessoirement maire UMP de la bonne bourgade de Nogent sur Marne, célèbre jadis pour ses guinguettes, ses tonnelles et son petit vin blanc, avait eu la lumineuse idée de faire ériger une
statue à l’effigie de la première dame de France, la marmoréenne Carla Bruni. Ce projet pour le moins ceaucescien avait légitimement provoqué bronca sur internet,
lazzis sur
Twitter et haro sur le bourgmestre. Il fallait décidément trouver autre chose…
( 18 février, 2012 )
. Bombe art et ardemment
Le système monétaire ne touche pas vraiment nos cordes sensibles. Il semble trop carré et complexe. Au-dessus de nous des personnes compétentes s’en occupent, les spécialistes !.. Notre fragilité a grand besoin de protections pour nous sécuriser. Regarder la vérité en face briserait les faux remparts que nous avons laissé ériger en rêve pour nous protéger contre nous-mêmes.
Le système monétaire établi est un système de foi. L’être humain a besoin de croire. (lire la suite sur ruminances)
( 17 février, 2012 )
. Sarko candidat : chouette, on va pouvoir lui tirer dessus !
Donc, si j’ai bien compris, Sarko est officiellement candidat. Donc, bien qu’officiellement président de la république, jusqu’à la fin de l’exercice en cours, il est redevenu un joueur comme un autre dans l’arène électorale. Yes !
Un candidat du passif exposé dans la vitrine des animaux dénaturés, un océan de doléances à remonter ! Un marathonien de NYPD, section criminelle. Quelle idiotie, mais quelle erreur de castingue, comme pourrait tonitruer Christian Clavier. Remarquez bien, pour réduire la marge de son insolence, j’ai balancé la Ségolène dans l’urne, plus par dépit que par conviction. Mais qu’est-ce qu’on peut se sentir bête dans l’urinoir électoral quand l’organisme a chopé une maladie vénérienne dans la gueule ! Des regrets ? Aucun ! A posteriori, je me dis que Ségolène aurait pu apaiser bien des chagrins chagrineux. On lui aurait balancé des saloperies, nous aurions eu droit à du misogyne à tous les repas et l’ambiance maison aurait ressemblé à la cour de récrée. Ta femme qui te gifle, toi qui, excédé par l’épisode de l’urinoir, lui flanques une baffe bien sonore, les avocats, la pension alimentaire, SOS femmes battues… Aïe, aïe, aïe ! (lire la suite sur ruminances)