( 23 novembre, 2011 )

Mauvaises nouvelles de la toile 4

Ceux qui me suivent régulièrement doivent se demander s’il ne s’agit pas, de ma  part, d’une marotte, que de rappeler les liens entre Paul Desmarais et Nicolas Sarkozy. En fait, ce n’est pas ça. Mais je vois dans cette relation particulière l’explication d’une bonne partie de la politique de Sarkozy.

Ainsi, pourquoi Sarkozy est-il une anomalie de la politique française ? Pourquoi, comme le disait Dominique de Villepin, Sarkozy est-il « le problème » de la France ? (Lire la suite chez Jean)

Je n’aime pas les hommages, surtout quand tout le monde y va… Quand ça ne sent pas la propreté d’âme. Mais, une fois n’est pas coutume, je craque un brin.
Elle n’était pas sexy, ni non plus l’égérie d’un groupe à la mode, mais elle était gracile, féminine, au point de vous faire oublier les canons de la beauté tels que matraqués par les grandes maisons de mode et autres parfums bling-bling. (Lire la suite chez Ruminances)

Le communiqué de l’Elysée qui rend hommage à Danielle Mitterrand est truffé de fautes d’orthographe.

Six énormes fautes d’orthographe en trois très courts paragraphes: l’hommage de la présidence de la République à Danielle Mitterrand manque à tous ses devoirs… de français. (Lire la site chez l’Express)

 

 

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( 20 novembre, 2011 )

Droit pénal

Un récidiviste dans notre rubrique Ferme ta gueule !, Laurent Wauquiez

« Invité ce mercredi de Bourdin 2012, le ministre de l’Enseignement Laurent Wauquiez justifie l’ajout, par le gouvernement, d’un jour de carence pour les salariés en arrêt maladie. Pour lui, les malades doivent réaliser que la Sécu, «c’est pas gratuit», relate RMC. «Tomber malade sans impact sur le salaire, c’est pas responsabilisant.» Purement et simplement dégueulasse (la suite c’est par ici)

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( 7 janvier, 2011 )

Ruminances change de crémerie

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Nouvelle adresse

Pour des raisons techniques essentiellement, ruminances change de crémerie. Voici venu le temps de la transhumance. Vous pourrez nous retrouver dès aujourd’hui ici !

On travaille d’arrache-pied avec l’ami Rodo pour récupérer les éditos anciens et les incorporer dans le nouveau site mais cela prend du temps vues que les plateformes unblog et blogspot ne sont pas vraiment compatibles.

Les liens avec les sites sympas sont également en travaux mais ne vous formalisez pas d’un oubli. Signalez-le nous tout simplement. Heu pas Didier Goux…

Nous vous embrassons très sincèrement et souhaitons de tout coeur que nous ferons encore un bout de route ensemble. 

Amis blogrolleurs, veuillez modifier notre adresse sur vos liens :

Ruminances

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( 3 décembre, 2010 )

C’est dans 18 mois je m’en irai… la jument de Michao

libertedexpressionsurblogospherel2.jpegIl y a quelques jours, je fus attiré chez Sarkofrance par le titre de l’un de ses billets : « 2012 : la mort des blogs de gauche ? » La réflexion subséquente faisait suite à l’interrogation d’un autre blogueur se demandant si le départ de Sarko de l’Élysée n’allait pas entraîner la disparition d’une bonne partie de la blogosphère de gauche. Dans la continuité, je lis cette affirmation pour le moins audacieuse : « dans 18 mois, nombre de blogs de gauche se saborderont. DSK aura gagné. Inutile de continuer à bloguer, à quoi bon la vigilance ? ».

Diable, l’ami Juan file un mauvais coton ! J’avoue que devant une telle perspective, il y a de quoi tresser la chevelure à un chauve. Vivement l’arrivée de DSK, grâce à qui les réactionnaires de tout poil  n’auront plus à supporter une minute de plus nos logorrhées !

Juan dresse ensuite la liste de tous les compulsifs de la blogosphère devant « raccrocher » ou se trouver « d’autres sujets de divagation », car sans Sarko au pouvoir la vie n’aura plus cette saveur frondeuse que le locataire de Élysée déclenche automatiquement à chacun de ses tics. Désastreusement pessimiste, la réflexion de Juan a le mérite de poser le doigt là où ça grattouille. Bien que, franchement, je ne sache pas le temps que durera mon activité blogosphérique, je m’empresse de souligner qu’elle n’est pas sujette à l’existence ou non de Nicolas Sarkozy. Quand une fenêtre se ferme, combien d’autres sont encore ouvertes dans le vaste chantier de la vie ?… Et Sarko pour moi est une toute petite fenêtre. Une meurtrière de château fort en quelque sorte.

Parmi les blogueurs invités à se chercher d’autres « pôles d’intérêt », l’ami Juan cite Ruminances. Abordé sous cet angle seul, son commentaire sent le requiem à des pixels à la ronde. Heureusement, le champ de curiosité de l’individu ruminant ne s’arrêtant pas aux seules talonnettes de Mínimus, ni davantage au tabouret qu’il s’est fait confectionner pour se hisser à hauteur de Mirador, j’ai la faiblesse de penser que la vie après Sarko – et avant son peut-être successeur en 2012 – est une réalité que j’envisage de manière assez sereine. Ayant hérité d’un certain sens pratique, j’ai pris l’habitude de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier.

Mais puisque la question est posée, ne peut-on envisager l’avenir du blogueur différemment ? Qui nous dit que, dans 18 mois, ce sera DSK le prochain locataire du Château ? Dans cette course effrénée au sésame les obstacles sont nombreux, ne parlons pas des amis qui vous veulent du bien… Qui dit que la gauche, ou ce que l’on désigne comme telle, est vraiment ce que certains pensent qu’elle est ? A-t-elle vraiment envie de mettre le bleu de chauffe pour descendre au fond de la mine ? Qui peut savoir la raison qui pousse le citoyen à créer un blog et à engager une réflexion politique sur le milieu dans lequel il vit, en axant sa démarche sur le seul Nicolas Sarkozy et non sur un projet personnel plus global, plus intime, plus humain, plus poétique aussi ?…

Pourquoi un blog ?… Pourquoi nous bloguons ?… Qui peut avancer le début d’une réponse ?… Il y a un outil et l’usage qu’on en fait. Si la réponse ne devait se limiter qu’à Sarko, à titre personnel, je n’aurais jamais mis un pied dans un blog et encore moins m’investir dans une aventure telle celle de Ruminances dont la diversité donne déjà une idée de ce que peut être l’avenir culturel et politique d’un blog tel que nous le pensons. Dire mon opinion, dénoncer un scandale, pointer une magouille, crier à l’injustice ou à l’horreur d’un système que j’agonis, c’est un peu ce que je fais, sans grand résultat, depuis un certain nombre d’années et, que je sache, cela ne prendra pas fin avec le départ de Sarko, même si ce jour-là j’éprouverai certainement un grand plaisir à le regarder partir, comme jadis avec Giscard d’Estaing.

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( 31 octobre, 2010 )

Une brève histoire du ouèbe, tel que je l’ai vu naitre

bogerby.jpgCette note sera certainement très décousue car elle me ramène des années en arrière… En plus, ce n’est pas un billet politique, ni polémique. Juste une envie d’évoquer de vieux souvenirs de l’internet tel que je l’ai connu à ses débuts.

En discutant avec Zeyesnidzeno après avoir vu le dernier (et quand je dis dernier, je pense que c’est plutôt « the last » que « the latest »… l’avenir nous le dira !) film de Pierre Carles, Fin de Concession, nous nous sommes rendu compte que notre expérience de l’internet était complètement différente. Bien sûr, chacun expérimente le web de façon intime et très personnelle, mais en l’espèce, il s’agissait plutôt de la temporalité, l’histoire de la rencontre de tout un chacun avec le web. En l’occurrence, ce que je lui ai raconté l’a plutôt intéressée (enfin, je pense ;-) et elle m’a conseillé d’en faire un billet. Dont acte. Et puis ce matin, je suis tombée sur ce billet de CSP dans lequel il évoque rezo.net… or ce site m’a particulièrement marquée lors de mes débuts sur la toile alors je me lance.

En préambule, je dois avouer que même si je suis le boulet informatique ultime (sic !), j’ai toujours été bercée par les nouvelles technologies (même si elles sont devenues complètement obsolètes désormais). Le Vectrex, ça vous dit quelque chose ? et le krach du jeu vidéo en 1983 (que je découvre en trouvant ce lien sur l’antique console de jeu d’ailleurs). L’Apple IIe ? Amiga ? et pourtant, je suis infoutue de pisser du code, ou de bidouiller du hard (ware, honni soit qui mal y pense !). Tout simplement une fascination pour cet univers…

Je reviens donc à la préhistoire : 1990/1991, dans ces eaux-là…comme j’étais étudiante à l’époque, une certaine brume (…) ne me permet pas d’avoir une idée plus précise des dates. Non, vous n’en saurez pas plus. Donc à cette époque, la France possède une technologie que le monde entier nous envie : le Minitel ! Ne rigolez pas, c’était une véritable révolution ! Bien évidemment, il y avait plein de sites de cul « roses » (bel euphémisme et préfiguration de ce qu’allait être une partie du web !) mais déjà des sites de discussion en temps réel, chat avant l’heure, tel Ness et Elliott – j’ai bien essayé de trouver des liens, mais nulle trace de la mémoire de ces « sites » ne semble persister….D’ailleurs, en y repensant, ces 2 sites étaient même plus dans l’esprit twitter (la contrainte de 140 caractères en moins) que dans celui de MSN (à vrai dire, j’ai jamais été sur MSN mais c’est ce que j’en imagine).

A peu près à la même époque, j’ai eu connaissance non pas du web, mais de la partie immergée de l’iceberg, les newsgroups et Usenet…J’ai un peu farfouillé là dedans, mais il faut avouer que c’était un univers quasi exclusivement masculin et dédié à l’informatique avant tout (même si j’y ai trouvé quelques groupes de SF ou autres…). Pas ma tasse de thé.

Mon souvenir suivant concerne la période 1994/95 (toujours sous réserve ! je n’étais plus étudiante, mais les brumes s’étendent sur une bonne partie de ma vie de jeune adulte… Foutu fog des nuits parisiennes !) et le prérequis pour accéder à internet, c’était la Netiquette ! Bah oui, c’était un univers très codifié et des règles de bienséance s’appliquaient quand on souhaitait y rentrer. Et je peux vous garantir que les utilisateurs ne respectant pas ce code se faisaient basher dans les grandes largeurs ! Quel dommage que celui-ci soit tombé en désuétude quand l’internet est devenu « de masse »… Quelque part, j’oserais même une comparaison entre la Netiquette et le Code Courtois de la chevalerie : de bien belles pratiques d’un monde disparu…

Mais foin de nostalgie dépassée. La suite, vous la connaissez tous, c’est la démocratisation du web et son adoption par un public de plus en plus large. Entre 1996 et 2000, les sites deviennent de plus en plus accessibles sinon mainstream tel qu’on les définirait aujourd’hui. Il y a le rézo des copains auquel je faisais allusion en début de billet, des sites engagés – déjà – tel que celui de Lazuly, Mona Chollet (qui collabore au Monde Diplo si je ne me trompe) et plein d’autres que j’ai oubliés, des manifestes d’indépendance du web qui sont plus que jamais d’actualité, des ébauches de ce qui deviendra les blogs (à l’époque, les fameuses pages perso !) dont le plus éminent – peut-être pas le plus éminent, mais mon préféré et de loin – était Grosse Fatigue (il va sans dire que je vous en recommande vivement la lecture !), la poursuite d’activités moins visibles, telle la plateforme samizdat, j’en passe, mais toute contribution pour compléter cette liste est la bienvenue Rire

Je fais une parenthèse pour rappeler à mes aimables lecteurs que la norme de la fin des 90ies était plutôt au modem 56 K qu’à l’ADSL (qui ne fit ses débuts balbutiants qu’en 1999…et oui ! il y a un siècle, une éternité !)

Pour achever ce billet, je parlerai de 2 évènements qui m’ont marquée en cette fin de siècle dernier.

Le premier, c’est l’affaire Mygale (ou Altern, me souviens plus qui était assigné exactement). Je vous laisse googliser les détails (si j’étais une fille sérieuse, c’est ce que je ferais, histoire de ne pas raconter de conneries, mais j’ai la flemme).

En gros, Mygale/Altern était un hébergeur gratuit (sisi ! je vous jure ! ça existait) et des photos d’Estelle Halliday nue furent publiées sur l’un des milliers de sites de Mygale. L’hébergeur, en la personne de Valentin Lacambre, fut trainé en justice et pour autant que je m’en souvienne, c’est la première fois en France que la responsabilité des hébergeurs vis-à-vis des contenus fut portée sur la place publique. Cela souleva un torrent d’indignation dans le web francophone et souligna la méconnaissance totale du public (et de la Justice) des règles et du fonctionnement du web en général, et de l’hébergement en particulier. Il va sans dire que Valentin fut condamné et que Mygale ferma boutique. Une honte ! Il me semble cependant que Gandi naquit de cette triste saga – sous réserve de vérification par ceux qui m’auront lu jusqu’ici – et c’est déjà ça de gagné…En tout cas, cela modifia, et pour longtemps, le visage du web français…j’irais jusqu’à dire qu’Hadopi plonge ses racines dans cette affaire lointaine, mais ceci n’engage que moi.

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