( 30 avril, 2012 )

Profession bonimenteur

Le mensonge fait partie de la panoplie du locataire élyséen comme le slip rouge fait partie de celle de Superman. Comme l’épée celle de Lancelot, le masque celle de Zorro, la fourrure celle de Cruella. Il est inscrit dans son code génétique, imprime son ADN. Le passé nous rappelle son passif en la matière. Le présent quinquennat le révèle à moult reprises, la campagne électorale actuelle le prouve définitivement.

Pour garder son strapontin rue du Faubourg Saint Honoré, l’animal est capable du pire. Affirmer tout et son contraire à trois jours d’intervalle, prêter à son adversaire des intentions fantaisistes et fallacieuses, vilipender ce qu’il avait vénéré la veille. Tout est bon dans le cochon pour s’accrocher à son sceptre branlant. On ne sait ce qui le motive. L’ivresse du pouvoir, la peur de la justice des hommes, l’horreur de se retrouver un jour face à lui-même ?

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( 20 novembre, 2011 )

Mauvaises nouvelles de la toile 1

Ah ! Madame Pichot, les USA, quel modèle économique formidable ! Sa liberté de travail, ses fonds de pensions, ses assurances, ses subprimes, ses propriétaires modestes. « The american way of life« , j’vous l’dis Madame Pichot, y a pas mieux : si au moins les Français s’en inspiraient !
Vous pouvez me croire Madame Pichot, n’est ce pas , je suis tout de même journaliste à RTL, la plus grande radio nationale c’est pas rien ! (La suite à  lire chez Cuicui)
  • Calme ta joie : Sarkozy bouge encore.
    1. gagne encore 3 points dans les sondages.
    2. Sarkozy a obtenu que Villepin se couche. Celui-ci a éteint sa lumière à La Lanterne.
    3. Sarkozy a proposé à Villepin un plan pour la députation Outre-Atlantique (BiBi avait prévu la Réconciliation)
    4. Sarkozy a atomisé Borloo et a fait place nette.
    5. Sarkozy se fout bien de diviser les Français.
    6. Le but de Sarkozy-le-Protecteur est de rallier à lui 50,001% des français. Le reste est absolument sans importance. (La suite à lire chez Bibi)
  • Vous avez vu Copé dans « Des paroles et des actes »

    Interpellé par Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, sur les résultats de la politique d’austérité en Grèce – qui démontre que l’Europe entière, avec les théories libérales, va tout droit dans le mur -, sur les cadeaux aux riches, sur la fraude fiscale et les fraudes patronales, infiniment plus importantes que celle des fraudeurs aux prestations sociales contre lesquels l’UMP part en croisades, à aucun moment Jean-François Copé, secrétaire général du parti au pouvoir, n’a daigné répondre. (La suite à lire chez Olivier)

  • Mon blues à moi : aux origines du blues

Suite du voyage initiatique aux origines du blues, entamé ici et où je vous invitais à aller faire un tour du côté de l’Afrique, plus particulièrement au Mali -Sénégal, en soulignant ceci : « Ce ne sont pas des pros, ils ne sont jamais allé aux États-Unis, ils sont certes soumis à la même soupe mondiale mais leur culture musicale est riche et autochtone. Moi je suis conquis, y a très peu de pomme, beaucoup de mangue, mais on en est pas loin n’est ce pas ? » (La suite à lire chez ruminances )

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( 31 décembre, 2010 )

Woerth, doigt d’honneur 2010

sarkodoigt2.jpgAinsi donc s’achève l’année 2010. 365 jours fertiles en bourdes, dérapages et autres affaires scabreuses. Pour la deuxième fois consécutive, vous avez voté afin d’élire l’ultime boulet de la Sarkozie décomplexée. L’an dernier, le transfuge Besson, porteur d’eau dans le fructueux débat sur l’identité nationale, avait raflé le trophée de haute lutte et s’était vu décerner un Doigt d’honneur d’or pour l’ensemble de son œuvre salvatrice. L’aboyeur Lefebvre et l’auvergnat Hortefeux complétaient le podium du concours.   

or.jpgCette année, c’est l’ancien trésorier de l’UMP, Eric Woerth, qui  a écrasé la compétition (39% des suffrages) et qui hérite ainsi du Doigt d’honneur d’or 2010. Discret en début de saison, il s’est révélé au grand public en milieu de compétition en squattant les unes de journaux dans l’affaire Bettencourt, un des plus beaux scandales de la décennie. Mis en réserve de la république depuis, il tente peu ou prou de faire un come-back politico-médiatique avant même que ne soient réglés les procès (conflits d’intérêts, bradage d’un hippodrome) dans lesquels il a été mis en cause. Cet homme-là en veut, qu’on se le dise ! Nul doute qu’il sera encore présent en 2011…

argent.jpgHortefeux doit se dire qu’il est maudit. Jamais donc, il ne gagnera la prestigieuse récompense. Troisième en 2009, il décroche cette année le doigt d’argent. Ce n’est pas faute d’avoir été présent sur tous les fronts en ce dernier semestre. Condamnation pour injure raciale, chasse aux roms, enlisement dans la poudreuse, critique de décisions de justice, il a multiplié les dérapages incontrôlés. Rien n’y fait, il rate encore une fois la plus haute marche. De quoi avoir la morale à zéro…

 

bronze.jpgPour décrocher un strapontin au gouvernement, le spécialiste absolu des déclarations intempestives, mon saigneur Lefebvre, s’était mis en veilleuse dans l’exercice de la petite phrase assassine, relayé comme il se doit par son compère Paillé. Voilà pourquoi sans doute, il recule d’un cran cette année et ne récolte que le doigt de bronze. Hué copieusement à l’assemblée depuis son entrée en gouvernance, il peine à endosser le costard de sous-ministre.

Le grand battu du jour reste le mari de Yasmine. Omniprésent en 2009, le sémillant vainqueur de l’édition précédente, a paru un tantinet émoussé cet an-ci. Besson échoue à la quatrième place en ayant perdu son coquet ministère de l’immigration. Il officie désormais à l’industrie sous la tutelle de dame Lagarde. Un remerciement en forme de trompe l’œil ?

Derrière, les autres nominés se partagent les restes. Miss Bachelot, malgré sa redoutable efficacité dans l’éradication de la grippe cochonne et sa rock’n'roll attitude dans la pantalonnade des Bleus, ne réussit pas de percée sensible. Quant aux sieurs Estrosi et Bertrand, ils ont ramé comme ils ont pu mais cela n’a pas suffi. Ils restent loin du compte. L’un sort et l’autre rentre au gouvernement. Cela changera-t-il la donne ?     

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( 22 décembre, 2010 )

Au trot monté, le galop est interdit

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Noël approche, vive la dinde ! Ou les dindons, tout est bon dans le cochon ! Soldes, dégriffé, breloques et mauvais cadeaux sont à l’ordre du jour. Tout ça s’étalera au pied de la cheminée ou autour du traditionnel arbre de Noël : un sapin artificiel ira très bien, c’est pérenne et ça ne vous laisse pas des saloperies d’épines dans le salon ! Avec ça, un avantage considérable : il est flexible, pliable, dépourvu de saletés donc et peut, une fois rangé, servir pour l’année suivante.

En cette période festive par excellence, les enfants du bon dieu redeviennent des canards sauvages : on les chasse à grands coups de promotions !

L’année se termine et juste avant la bien nommée « trêve des confiseurs », on met les bouchées doubles ! Après Marine-sans-peine, voici le buzz – un peu éventé certes – Strauss-Kahn. Sera-t-il candidat aux primaires socialistes ou ne le sera-t-il pas ? Est-il crédible comme candidat de la gauche ? A-t-il envie de quitter le confort de sa fonction pour se lancer dans la galère du débat politique hexagonal ? Veut-il vraiment y aller et si oui, ne cherche-t-il pas, d’abord, à se faire aimer des français ?… Si on en croit les sondages – faut-il vraiment les croire ? – Sarko ne pèserait pas lourd face à lui. Il est la meilleure carte du PS ! Le PS qui est, disons-le,  passablement emmerdé aux entournures avec ce fils prodigue, plus proche d’un Helmut Kohl que d’un Jean Jaurès ou d’un Léon Blum. Tout un pan de son histoire et de ses valeurs soudain s’écroule sous la pression de la réalité.

khanfabius.jpgA l’heure actuelle, au PS, comme au poker, il faut payer pour voir ou pour procéder à l’abattage en misant plus que ce que l’adversaire a misé lors du même tour d’enchères. C’est dire que pour relancer il faut miser le double de la mise. C’est pas toujours Noël au PS !

C’est donc avec prudence que les pressés – ceux qui veulent voir sans doubler la mise – avancent leurs pions, comme Arnaud Montebourg, quitte à se ramasser un gadin. Il en a gros sur la patate, le Arnaud et il lui tarde de bourrer le mou au gros Dominique, mais il se retient, il cautèle comme un jeune apprenti  plein  d’ambition républicaine :  » je ne ferai pas de procès d’intention à Dominique Strauss-Kahn. C’est pour ça que critiquer le FMI n’est pas critiquer Dominique Strauss-Kahn car je ne connais pas son projet pour la France. «  Qui connaît un projet pour la France à l’heure actuelle ? Elle navigue à vue, la France, et ce n’est pas El Mínimo qui dira le contraire, lui qui est en train de faire du service public l’annexe des entreprises privées, basées au Luxembourg, en Suisse ou dans quelque « paradis » fiscal.  Or que fait-on, concrètement, quand on ne connaît pas ?… On attend ! C’est une règle d’or, si je puis dire ! Mais apparemment, on ne la ferme pas, on occupe l’espace !

Les « pas pressés », hument l’air du temps, sondent l’adversaire, guettent la bonne opportunité. C’est les briscards. Comme Laurent Fabius, le super gauchiste cauteleux, fervent partisan de Dominique, maître en équitation,  qui sait que le succès de l’homme et du cheval dépend pour beaucoup de la relation de confiance et de respect qui s’établit entre eux. Travaillant en sous-main,  il a déjà sa petite idée pour mettre les coudées franches : il attend un signe venu de l’extérieur, du cheval à monter en l’occurrence. Ce signe viendra de Washington pour être précis, là où Dominique est en mission

Le PS se meurt, vive la gauche !

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( 17 décembre, 2010 )

Poupoupidou à Europe N°1 et mort de Pompidou

4223189394.jpg1974 allait être ma dernière année à Europe N°1. J’étais secrétaire de Direction, mon boss avait cessé de m’impressionner et mon petit cercle de copains s’était renforcé d’une autre jeune femme. Jeannine, la secrétaire de Gorini ayant abandonné le boulot pour faire la mère de famille en Alsace, avait été remplacée par Danièle K. Même que c’est moi qui l’ai suggérée à mon patron qui gérait la Rédaction. C’était une belle brune aux cheveux longs, très discrète, qui tapait les flashs de la soirée. Elle était du soir, j’étais du matin, nous étions très complémentaires. Elle rejoint très vite la bande dont le noyau dur était composé de Josée, la secrétaire de Pierre Bonte (qui faisait son émission « Bonjour M. le Maire »), Paule ou Andrée du service reportages, Pascal, Dudu et moi.

Je pris l’habitude de traîner dès que mon patron était en studio… ma vie sentimentale se délitait et les petites fêtes improvisées très souvent m’aidaient à franchir ce cap (classique) du mec un peu absent, ou présent juste lorsqu’il s’agissait de frimer en invitant des copines aux débats politiques de mon patron, qui se déroulaient en public. Grâce à moi, il pouvait faire entrer ses amies de Science Po. Le copain de ma nouvelle collègue, surnommé « Popeye » avait été intronisé dans le groupe. Nous faisions des soirées chez les uns ou les autres, au restaurant, ou dans le bureau de Siegel lorsqu’on le pouvait.

Le 2 avril 1974, le Dr Europe et Albert Ducrocq ont invité, comme tous les ans, toute la rédaction à leur buffet. Cela se passait au sous-sol, à la cantine. C’était charcuterie et tonnelets de vin rouge, à partir de 19h. C’était une habitude qu’ils avaient prise et à laquelle tout le monde se prêtait bien volontiers. Nous étions donc nombreux à festoyer parmi lesquels Siegel, Gorini, même « Papy Floirat » qui aimait bien passer à Europe en fin de journée. Le petit groupe d’amis n’étant guère décidé à retourner chacun chez soi, nous avons donc décidé de finir la soirée dans le bureau de Siegel, lequel était parti depuis belle lurette, ainsi que toute la hiérarchie. Pascal avait monté les restes de pâtés, saucissons et autre cochonnaille, les autres avaient pris des gobelets, récupéré les tonnelets… et nous continuions allègrement la fête dans le bureau directorial, en musique.

georgespompidou.jpgTout à coup, Pascal de passage dans le bureau du secrétariat, surgit dans le bureau et nous annonça : « Pompidou est mort« . C’était Levaï qui avait entendu l’urgent (une sonnerie sur le telex) en passant devant la salle des télex ! A moitié éméché, il était descendu faire un flash spécial que Pascal avait entendu au vol.

Re gros branle-bas de combat. Nous avons déblayé le bureau de Siegel, posé les plats et tonneaux sur la table de la rédaction, et rappelé nos patrons respectifs. Ils étaient de retour une demi-heure plus tard. Nous étions chacun dans notre bureau, dans les starting-blocks pour la nuit de travail que la mort d’un président allait représenter.

Gorini n’en revenait pas de nous voir tous à nos postes, pas un seul n’a pensé que nous nous apprêtions à faire la fête quand la nouvelle nous avait « chopés ». Il se frottait les mains, tout content et répétait sans arrêt « enfin, il se passe quelque chose… on s’emmerdait à la longue« . Il me semble bien que nous avons travaillé toute la nuit. Un moment, faute de boustifaille, nous avons téléphoné au bar d’à côté au petit matin pour qu’on nous apporte des sandwiches, des oeufs durs et du café, de quoi tenir le coup.

Je découvrais enfin ce qu’était la venue d’un événement majeur dans une rédaction. J’ai bien aimé ce moment où chacun sait ce qu’il a à faire, définit ses propres priorités, prend des initiatives et pallie au plus urgent. C’est beaucoup plus tard que je prendrai conscience de ma capacité à réagir vite et bien mais j’étais très à l’aise dans ce genre de situations.

Bien sûr, la mort de Pompidou a provoqué des élections présidentielles après l’intérim de Poher. A Europe, des étudiants étaient recrutés tout spécialement pour travailler avec l’IFOP sur les intentions de vote. C’est donc là que j’ai vu arriver Anne Sinclair en jupe plissée bleu-marine et en catogan.

Notre petit groupe de copains continuait à bien fonctionner, nous faisions régulièrement la bringue ensemble, j’étais devenue très amie avec ma collègue Danièle chez qui j’allais dormir de temps en temps, lorsque mon studio a été inondé… à moins que je n’aille chez Pascal qui me prêtait son studio. Nous avions pris l’habitude de jouer de temps à autre au poker (sans argent car personne n’en avait). Nous misions des trombones.

Ces soirées contribuaient à souder le groupe . Nous avions tous du pain sur la planche et passions beaucoup de temps au bureau car la campagne électorale battait son plein entre les divers candidats dont Giscard d’Estaing et le Premier Secrétaire du P.S. François Mitterrand. Un débat entre ces deux-là, animé par mon patron, eut d’ailleurs lieu dans le studio d’Europe N°1 et fut couvert par toute la presse française.

Bien sûr, les veilles et jours d’élections, nous étions au taf, sans rechigner. Un célèbre traiteur était en charge d’un énorme buffet qui se tenait sous une toile de tente dans une des cours intérieures de la station. Nous avions des badges pour accéder à ce buffet pour nous sustenter à tour de rôle puis remonter dans nos bureaux.

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