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( 1 décembre, 2011 )

Guéant/Morano/Copé, la troïka gagnante !

Ainsi donc s’achève l’élection des doigts d’honneur 2011. Plus de 500 lecteurs ont voté en choisissant les 10 plus grands boulets de la Sarkozie parmi 50 pré-sélectionnés par nos soins. Qu’ils en soient remerciés ! Les lecteurs pas les pré-sélectionnés… Le petit nerveux était comme d’habitude hors-concours mais sa garde rapprochée s’affichait bel et bien au rendez-vous. Elle truste un bon paquet des places de choix au classement final. Mention spéciale à Eric Raoult qui figure parmi les oubliés du panel. Honte aux sondeurs ! Le phare de Raincy eut pourtant mérité sa place tant sa constance dans la subtilité et la nuance reste intacte. Qu’importe, 2012 verra peut-être sa consécration au plus haut niveau. En attendant cette année cruciale, voici donc les résultats de l’édition 2011 : (lire la suite sur ruminances)

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( 24 août, 2011 )

Doigts d’honneur et DSKadhafi…

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( 3 janvier, 2011 )

Estrosi… Aussi !

doigtdhonneur.jpgLes doigts d’honneur 2010 à peine attribués, avec Woerth en  vainqueur incontestable, devant Hortefeux et Lefebvre, certains commentateurs n’ont pas tardé à donner les noms de tous ceux qui, en Sarkozie, auraient mérité de figurer dans la liste soumise à votation. Tel est le cas pour les Copé, Jacob, Lagarde et autres Benoist Apparu… C’est que la liste est longue chez les Dents Longues. Mais, comme on dit, tout choix est arbitraire.

Avec son modeste 4 %, Christian Estrosi se situe dans le ventre mou de ce classement, juste derrière la dondon Bachelot, forte de sa gestion H1N1. Pas content de ce classement, très en dessous de sa valeur, le député-maire UMP de Nice, prépare d’ores et déjà la saison prochaine, la haine chevillée au corps. C’est en boulet de canon qu’il ouvre les hostilités. Confituré d’une mélasse abjecte, il s’apprête à déposer dès la rentrée parlementaire une proposition de loi visant à abaisser la majorité pénale à 16 ans. S’appuyant sur l’idée qu’on puisse devenir député dès l’âge de 18 ans, monsieur Estrosi devance les précurseurs en matière punitive et convoque la presse pour un show des bas instincts ! Faisant feu de tout bois, il préconise que ces mineurs soient jugés par des « tribunaux de droit commun » et, de fait, condamnés comme des adultes, modifiant l’ordonnance de 1945, trop laxiste à son goût, car « la peine qui leur est appliquée est divisée par deux par rapport à des majeurs, sauf exceptions ».

Comme souvent devant l’inefficacité du politique à proposer des projets de société dignes de ce nom, le chemin le plus court étant aussi le plus radical, pourquoi ne pas transformer, une fois pour toutes, les écoles en univers carcéral ? Par ricochet cela aurait l’avantage de désencombrer les prisons françaises dont le niveau de saturation a atteint depuis longtemps sa cote d’alerte et inquiète même les autorités européennes. En supprimant l’Éducation Nationale et tout autre forme d’enseignement, les économies dégagées pouvant très bien servir à créer des emplois de garde-chiourmes et à transformer les bâtiments scolaires en prison. Pourquoi ne pas imaginer une puce électronique pour les nouveau-nés, afin de détecter dès le plus jeune âge leurs tendances à faire le mal ? Au troisième jouet brisé, ni une, ni deux, direction les galères ! On conduirait les forçats par voie maritime loin, très loin de notre bienheureux hexagone, dans un endroit qui ne leur laisserait aucune chance d’échapper à une justice expéditive. Ici, par exemple. Mais il n’y a pas que là. En y cherchant bien, comme le signale l’organisation Survival International, il existerait dans le monde « une centaine de groupes humains totalement isolés »… Et tout aussi expéditifs ?

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( 31 décembre, 2010 )

Woerth, doigt d’honneur 2010

sarkodoigt2.jpgAinsi donc s’achève l’année 2010. 365 jours fertiles en bourdes, dérapages et autres affaires scabreuses. Pour la deuxième fois consécutive, vous avez voté afin d’élire l’ultime boulet de la Sarkozie décomplexée. L’an dernier, le transfuge Besson, porteur d’eau dans le fructueux débat sur l’identité nationale, avait raflé le trophée de haute lutte et s’était vu décerner un Doigt d’honneur d’or pour l’ensemble de son œuvre salvatrice. L’aboyeur Lefebvre et l’auvergnat Hortefeux complétaient le podium du concours.   

or.jpgCette année, c’est l’ancien trésorier de l’UMP, Eric Woerth, qui  a écrasé la compétition (39% des suffrages) et qui hérite ainsi du Doigt d’honneur d’or 2010. Discret en début de saison, il s’est révélé au grand public en milieu de compétition en squattant les unes de journaux dans l’affaire Bettencourt, un des plus beaux scandales de la décennie. Mis en réserve de la république depuis, il tente peu ou prou de faire un come-back politico-médiatique avant même que ne soient réglés les procès (conflits d’intérêts, bradage d’un hippodrome) dans lesquels il a été mis en cause. Cet homme-là en veut, qu’on se le dise ! Nul doute qu’il sera encore présent en 2011…

argent.jpgHortefeux doit se dire qu’il est maudit. Jamais donc, il ne gagnera la prestigieuse récompense. Troisième en 2009, il décroche cette année le doigt d’argent. Ce n’est pas faute d’avoir été présent sur tous les fronts en ce dernier semestre. Condamnation pour injure raciale, chasse aux roms, enlisement dans la poudreuse, critique de décisions de justice, il a multiplié les dérapages incontrôlés. Rien n’y fait, il rate encore une fois la plus haute marche. De quoi avoir la morale à zéro…

 

bronze.jpgPour décrocher un strapontin au gouvernement, le spécialiste absolu des déclarations intempestives, mon saigneur Lefebvre, s’était mis en veilleuse dans l’exercice de la petite phrase assassine, relayé comme il se doit par son compère Paillé. Voilà pourquoi sans doute, il recule d’un cran cette année et ne récolte que le doigt de bronze. Hué copieusement à l’assemblée depuis son entrée en gouvernance, il peine à endosser le costard de sous-ministre.

Le grand battu du jour reste le mari de Yasmine. Omniprésent en 2009, le sémillant vainqueur de l’édition précédente, a paru un tantinet émoussé cet an-ci. Besson échoue à la quatrième place en ayant perdu son coquet ministère de l’immigration. Il officie désormais à l’industrie sous la tutelle de dame Lagarde. Un remerciement en forme de trompe l’œil ?

Derrière, les autres nominés se partagent les restes. Miss Bachelot, malgré sa redoutable efficacité dans l’éradication de la grippe cochonne et sa rock’n'roll attitude dans la pantalonnade des Bleus, ne réussit pas de percée sensible. Quant aux sieurs Estrosi et Bertrand, ils ont ramé comme ils ont pu mais cela n’a pas suffi. Ils restent loin du compte. L’un sort et l’autre rentre au gouvernement. Cela changera-t-il la donne ?     

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( 13 décembre, 2010 )

Hortefroid dans le dos

hortefroid.jpgAu Panthéon de l’incompétence, aux Jeux Olympiques de l’approximation et au nirvana de la pensée douteuse, son altesse sécuritaire occupe dans chacune des compétitions une place de choix. Tour à tour, salle principale du monument hystérique, médaille d’or du concours de marteau et guru de la secte ad hoc, il brille constamment de mille feux. Protégé  par son ami de trente ans, le clermontois multiplie en toute impunité les bourdes et les saillies pathétiques. Pour le quart du huitième de ses fumeuses petites phrases, des préfets se sont vus renvoyer à leurs chères études. Lui non. Il semble même, qu’encouragé par d’obscurs acouphènes élyséens, il ait depuis quelques jours, passé la surmultipliée en matière d’inepties politico-médiatiques.

On se souvient de ses propos pour le moins hasardeux au sujet des supposés « auvergnats ». «Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». L’intronisé ministre des cultes ne s’aperçut même pas qu’au détour d’une plaisanterie visant un militant UMP d’origine maghrébine, il stigmatisait toute la population musulmane française. Il fut condamné le 4 juin 2010 pour injure raciale. Depuis, il a fait appel. On attend désespérément le match retour curieusement reporté  aux calendes grecques et finalement programmé début 2011. On implore juste tous les saints encore en vogue que la justice fasse indépendamment son turbin.

On se remémore honteusement son épisode estival dit de la chasse aux roms. Tartarin téléguidé par le vacancier du cap Nègre, le quidam s’affichait à la une des ondes aoûtiennes en fier pourfendeur des vilains gens du voyage. Montrée du doigt par la communauté internationale, son action délicate et mesurée mérite de figurer au tableau d’honneur des pires véneries franchouillardes.

La semaine dernière, il s’est pris les pieds dans un tapis de poudreuse. Totalement dépassé par les évènements, il a cru bon d’éructer plein d’aplomb « qu’il n’y avait pas de pagaille » tandis que des milliers de franciliens restaient bloqués sur des routes enneigées, couchant là dans leur caisse, là sur leur lieu de travail, là chez l’habitant ou dans un super U réquisitionné pour l’occase. Sûr qu’à force de démanteler les DDE pour faire des éconocroques à la mord-moi le neuneu, on a fini par désorganiser les services. C’est la faute à Météo France a accusé en substance le dénonciateur Fillon. Ben voyons. Chasse-neige et tradition, tel devrait être le nom du nouveau parti (d’en rire) de Brice premier.

Dans la foulée glissante de ses dérapages incontrôlés, notre champion du monde a cru bon d’intervenir suite à une décision de justice. Rappel des faits : sept flics avaient rempli un faux procès-verbal pour masquer un accident imputable à un des leurs. Ils avaient injustement accusé l’homme qu’ils poursuivaient et l’avaient tabassé sans vergogne. Le tribunal les a condamnés logiquement à de la taule ferme. A presque rien pourtant, un an maximum pour les plus sanctionnés. Le jugement n’a pas plu à leurs pairs qui ont fait la bronca devant le palais de justice avec sirènes et gyrophares.

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