Posté par laetSgo le 6 février 2010
Je m’intéresse à beaucoup de sujets, mais il est vrai que je n’en connais que peu dont je peux disserter doctement…et l’économie n’en fait pas partie. Pourtant, ses impacts sur la vie de la cité me passionnent, mais n’étant pas économiste de formation, je ne suis pas en mesure d’en tirer suffisamment de substance pour faire une analyse « scientifique », argumentée, qui tienne la route dans tous ses détails. Il n’empêche que la sphère économique résonne et que ses ondes ont des impacts bien réels, même si les rouages complexes de sa mécanique intrinsèque restent un mystère pour moi…
Ainsi de la situation en Grèce actuellement. Certes, la Grèce a « menti » sur ses niveaux de déficit, sur l’état réel de son budget… Il n’empêche qu’elle subit actuellement l’assaut de spéculateurs de tous bords, requins assoiffés qui ont senti l’odeur du sang et de l’argent facile. Et la meute se rue déjà vers le Portugal, l’Espagne et l’Irlande… Les anglo-saxons ont trouvé un joli terme pour ce quatuor : après le BRIC, voici le PIGS (voire PIIGS si on y adjoint l’Italie). Saignons le cochon ! D’ailleurs, tout est bon dans le cochon, pour nos vampires financiers ! Dépeçons ce pays !
La Grèce donc, lâchée par l’Union Européenne, qui se contente d’accepter le plan de rigueur drastique qu’elle propose, sans y croire vraiment d’ailleurs… Et pour cause, notre fameux Traité de Lisbonne sensé faire avancer les choses ne prévoit rien, que dalle, bézef pour une telle situation : il n’y a pas de solution prévue ! La Grèce, mise sous tutelle, tel un adulte irresponsable… sauf qu’il s’agit d’un pays, et non d’une personne !
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Posté par Christophe Certain le 16 avril 2009

Recherche du profit contre sauvegarde des espèces, comment ménager le pêcheur et le cabillaud ?
Au moment où “la maison brûle” comme le disait Jacques Chirac, nos dirigeants se paient de paroles pour la sauvegarde de la planète et de ses espèces animales, qu'elles soient terrestres ou aquatiques, et les maigres avancées réalisées, les timides initiatives européennes sont aussitôt battues en brèche par les intérêts catégoriels et les lobbies qui ne pensent le monde qu'en termes de rentabilité et de profit.
On le voit encore en France ces jours-ci avec les manifestations de pêcheurs qui réclament cette année l'augmentation des quotas de pêche du cabillaud (déjà augmentés de 30% par rapport à ce qui avait été prévu au niveau européen!). Au mépris le plus total de la pérennité des ressources aquacoles, les pêcheurs professionnels massacrent les fonds marins, chalutent sur les zones de frai des poissons au moment de la reproduction - ce qui est la meilleure façon de les exterminer au plus vite - et n'hésitent pas à rejeter à la mer des tonnes de poissons à peine pêchés, simplement pour ne pas faire descendre encore des prix jugés trop bas. On a déjà oublié les filets dérivants au large des Açores - heureusement interdits depuis - qui tuaient indistinctement thons, espadons, mais aussi dauphins et marsouins qui avaient le malheur de s'y prendre. Quelques marins gastronomes trouvaient le moyen de cacher à fond de cale frigorifique quelques filets de marsouin et les ramenaient jusqu'à Saint-Gilles Croix De Vie pour faire goûter à leurs proches - dans la plus grande discrétion - cette viande rouge et juteuse. On a vu encore il y a quelques semaines le scandale des tonnes de merlus et de coquilles Saint-Jacques détruites, actualité qui se télescopait avec celle des restaus du coeur au moment où leurs responsables se demandaient s'ils pourraient faire face à la demande de nourriture l'année prochaine tellement il y a de pauvres dans ce pays.
Quand on parle avec des trémolos dans la voix de l'activité artisanale de la pêche, des traditions et de tout le baratin qui va avec, il ne faut pas oublier que de nombreux patrons pêcheurs professionnels se sont lancés dans la pêche dans les années 70, parce que c'était à l'époque un travail dur mais très rentable, sans avoir une quelconque tradition familiale dans ce domaine, et avec comme seul objectif de gagner un maximum d'argent.
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Posté par Christophe Certain le 14 avril 2009
La baisse soudaine du taux du livret A est justifiée par le gouvernement au nom de la baisse de l'inflation, argument auguste et indiscutable s'il en était jusque là. Mais il se trouve que l'INSEE a mis à disposition sur son site un très intéressant outil permettant d'individualiser l'inflation en fonction de ce que l'on dépense vraiment. Où l'on découvre une fois encore que les chiffres que l'on devait prendre jusque là pour argent comptant sont éminemment discutables.
(source INSEE)
On peut y voir par exemple que le pourcentage du loyer pris en compte comme moyenne par l'INSEE est de 6% du revenu ! Les locataires apprécieront cette estimation qui se rapproche plus dans la réalité des 20 ou 30% du revenu pour tous ceux qui habitent dans les grandes agglomérations. Cet indice ne tient pas compte non plus des remboursements d'emprunts au titre de l'accession à la propriété, pour la raison qu'il s'agit d'un investissement. Cette vision des choses permet de passer à la trappe la récente augmentation des taux d'intérêt des prêts immobiliers, alors que les ménages les plus touchés par la crise en sont souvent réduits à revendre leur bien immobilier au bout de quelques années seulement, avant d'avoir fini de le rembourser, et le plus souvent à perte, quand ils ne sont pas tout simplement saisis. D'autres parts, on constate dans ce budget moyen que chacun aimerait avoir, qu'après avoir effectué toutes ses dépenses mensuelles il reste encore 38,9% du budget pour épargner et s'amuser, une fois les impôts et charges payés ! Quel bonheur la crise !
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Posté par Christophe Certain le 10 avril 2009

C’est curieux, au premier août 2008, juste au moment où les banques allaient pouvoir bénéficier du livret A et engranger des sommes énormes d’argent frais dans cette période délicate, le taux du livret A était de 4%, au plus haut depuis 22 ans. On ne pouvait pas rêver meilleur argument de vente, d’autant plus que les bourses s’effondraient au mois de septembre et incitaient d’autant plus les Français à placer leur épargne dans cette formule sans risque et bien rémunérée.
6 mois plus tard, alors que tout ceux qui voulaient un livret ont eu le temps de le créer, le taux va passer vraisemblablement à 1,75, soit le taux le plus bas jamais enregistré. Une bonne affaire ! Ca ressemble à une énorme, une gigantesque arnaque à l’échelle du pays pour capter des liquidités au profit des banques, mais les banques n’y sont pour rien, n’est-ce pas, ce ne sont pas elles qui décident du taux de rémunération… Il y en a vraiment qui voit le mal partout.
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Posté par mancioday le 18 décembre 2008
Dernier et ultime tour d’horizon de l’actualité économique en compagnie de SD, économiste dans une grande banque française.Avec ce spécialiste des pays émergents, nous sommes revenus dans ce dernier volet, sur l’impact de la crise sur le plan international.
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